IV. — Enfin, il n'est pas moins indispen
sable que, dans toutes les cures qui composent ladite méthode, le mercure soit administré et toujours administré à son diapason efficace, j'entends à doses véritablement thérapeutîguesy à doses susceptibles d'exercer sur la maladie une action suffisamment énergique ; cela de façon à ce que chacune de ces cures apporte son contingent d'effet curatif à l'œuvre commune et contribue pour sa part à la dépuration aussi complète que possible de l'organisme.
C'est qu'en effet un danger se présente en pratique et comporte les plus sérieuses conséquences. Ce danger est celui — passezmoi l'expression — du traitement illusoire^ du traitement fantôme^ qui laisse croire aux malades qu'ils se traitent alors qu'en réalité ils ne se traitent pas. Je m'explique par un exemple, en prenant pour tel un des cas les plus courants.
Soit un malade qui commence une syphilis secondaire. L'affection s'en tenant comme d'usage à une forme bénigne, on se contente de prescrire une petite dose d'une préparation mercurielle, par exemple la pilule traditionnelle de protoiodure à 5 centigrammes.
Tout aussitôt les accidents disparaissent,
pour la bonne raison qu'ils ne demandent qu'à disparaître sponte suâ^ et plus rien ne se produit pour la non moins bonne raison que la syphilis secondaire a pour habitude, tout au moins dans ses formes légères, de s'évanouir facilement au moindre souffle mercuriel. Donc, on s'applaudit du résultat et l'on croit de bonne foi avoir mis la main d'emblée sur la dose mercurielle efficace, sur la « bonne dose ». En tout cas, à quoi bon la dépasser, cette dose, puisqu'elle a suffi, puisqu'en somme elle a a bien fait »? Et alors, qu'arrive-t-il le plus souvent? C'est que, dans les cures suivantes, le médecin, qui craint toujours tant soit peu le mercure et qui tient surtout à ne pas indisposer son client, conserve la soi-disant « bonne dose » de la cure initiale, c'est-à-dire ne dépasse pas les 5 centigrammes de protoiodure. De sorte que pendant des années (si l'on continue des années) cette dose restera la limite extrême, le maximum du traitement, l'apogée de l'influence médicatrice. De sorte qu'au total pendant des années on aura donné de la sorte le mercure au-dessous de sa dose utile^ nécessaire, indispensable, au-dessous de sa dose véritablement curative. Le malade croira se traiter,
puîsqu'en effet il absorbe consciencieusement du mercure. En réalité il ne se sera pas traité puisqu'il n'aura fait qu'absorber un remède à doses insuffisantes pour influencer véritablement sa diathèse. Est-ce qu'en effet 5 centigrammes de mercure administrés quotidiennement à un malade jeune et robuste ont jamais constitué un traitement, un véritable traitement de la syphilis? A de telles doses le traitement n'est plus un traitement; il devient — ou peu s'en faut — un leurre, un simulacre, une illusion.
Ce traitement à petites doses et à petites doses répétées (tel qu'on le met souvent en usage de nos jours, sous prétexte de réaliser de la sorte la méthode du « traitement chronique intermittent ») constitue donc par excellence une mauvaise pratique, une détestable pratique, en tant que traitement timide^ timoré^ « émasculé y), suivant le mot pittoresque de mon distingué collègue W. Taylor. Car, en somme, il aboutit à ceci : assoupir la maladie, mais sans l'attaquer, sans l'entajner, sans l'amoindrir, et, finalement, laisser le malade exposé à toutes les éventualités du tertiarisme.
Eh bien, permettez-moi d'affirmer (l'expé-
rience m'en donne le droit) que ces traitements de pure façade, ces traitements illusoires sont tout à fait à la mode dans la clientèle de ville. Quinze malades sur vingt, en ville, sont traités au-dessous de la dose mercurielle qui leur conviendrait; — sont traités par exemple, comme doses quotidiennes, par le protoiodufe à cinq, trois, deux centigrammes, voire un centigramme;
— par le sublimé, à un centigramme, à un demi-centigramme et au-dessous; — par le sirop de Gibert, à raison d'une cuillerée à soupe par jour, voire de deux cuillerées à café, d'une cuillerée à café ! Etc. Sans parler même de doses tout à fait ridicules, dérisoires, quasi-homœopathiques. J'ai vu, de mes yeux vu, une dame d'âge moyen et de bonne santé être traitée pendant trois ans pour une syphilide serpigineuse par des doses d'un milligramme de sublimé par jour ;
— un grand et fort gaillard de quarante ans être soumis pour une syphilide de même ordre à une dose quotidienne de six dix milli'grammes (0 gr., 0006) de sublimé, dose cinquante fois inférieure environ à celle qui lui aurait convenu! — Et ainsi de suite.
C'est de telles erreurs qu'il convient de se
POUR KN GUERIR
garder pour le plus grand bien des malades, en observant toujours cette règle de prescrire le mercure à sa dose^ c'est-à-dire à une dose qui influence véritablement la maladie au double point de vue 1® de l'action immédiate, curatîve, et 2* de l'action préventive.
Telles sont, à mon sens, les quatre conditions constitutives du « bon traitement », j'entends du traitement à la fois utile dans le présent et Tavenir.
Mais je suis loin avec cela d'avoir tout dit. Restent encore quelques considérations qui, sans avoir l'importance primordiale des précédentes, doivent cependant trouver place
* * Mercurialisation à modes variés.
Est-il indispensable ou même simplement utile que, dans les cures successives qui composent le traitement chronique intermittent, le même mode d'administration du mercure soit rigoureusement observé-, c'està-dire qu'on procède uniformément et exclusivement ou bien par ingestion, ou bien par frictions, ou bien par injections?
Nullement.
Laissons les systématiques nous dire, les uns que la méthode par ingestion est seule capable d'être tolérée aussi longtemps, en raison des importunités, des douleurs, des vexations presque nécessairement inhérentes aux deux méthodes rivales; et les autres, tout inversement, que les méthodes dermique ou hypodermique sont seules acceptables en raison des troubles digestifs et nutritifs qui ne manqueraient pas de dériver d'un long usage de la méthode par ingestion, etc., etc. Entre tous, les partisans des injections sont les plus intraitables sur ce chapitre. Fanatiques de leur méthode, non seulement ils la proclament ce parfaite de tout point », mais ils la déclarent supérieure à toute autre et la prescrivent à Texclusion de toute autre.
Certains même Font donnée comme « abortive, jugulante », si bien qu'à les en croire il suffirait de quelques injections de calomel pour tuer en germe la syphilis, c'est-à-dire pour l'anéantir à la fois dans le présent et l'avenir. Telle encore est une autre méthode qui se flatte « d'enrayer définitivement et systématiquement l'évolution de la syphilis », cela par un traitement intensif à l'huile grise
inauguré dès le début de la maladie et poursuivi au delà par cures intermittentes, suivant le plan de mon traitement chronique intermittent. Non seulement ladite méthode guérirait dans le présent, « en supprimant radicalement la syphilis secondaire », mais elle conférerait une absolue sécurité d'avenir, « en supprimant de même le tertiarisme », ce qui, très malheureusement, ne constitue encore qaune prophétie.
La pratique s'accommode mal de ces procédés systématiques. Je l'ai dit et ne crains pas de le répéter, le choix d'un mode d'administration du mercure doit être fait non pas sur des données théoriques et des conceptions de cabinet, mais d'après des indications cliniques relevant de conditions propres au malade, au cas particulier, à des circonstances afférentes à la maladie, tous éléments essentiellement variables, contingents, impossibles à prévoir. La vérité, c'est que plus humblement, dans la pratique, on aboutit le plus souvent à ceci : faire ce quon peut ^hxlot que ce qu'on veut. Bien des fois on est forcé pour une raison quelconque de renoncer à un programme dont on avait fait élection pour en adopter un autre. Ainsi, on se proposait de
traiter tel malade par les injections, et voici que les injections sont mal tolérées, excitent des douleurs, de Thyperesthésie locale ou générale, et deviennent à un moment donné tout à fait intolérables. Force est donc d'y renoncer. Dans tel autre cas on avait procédé par ingestion, et tout allait pour le mieux; puis Testomac ou l'intestin, ou l'estomac et . l'intestin à la fois se sont irrités, révoltés, et force a été de recourir aux injections. Et de même plus souvent encore pour les frictions qui, très généralement,' ne sont acceptées que pour un temps, passé lequel elles fatiguent, molestent, dégoûtent, horripilent les malades qui n'en veulent plus. Si bien qu'au total on arrive bien souvent, au lieu de se borner à son procédé favori, à faire appel à plusieurs autres tour à tour, fort heureux d'en avoir plusieurs à sa disposition. Ainsi, comme exemple, les malades de la classe aisée se trouvent-ils très bien, après avoir usé dans la saison froide des injections ou des pilules, d'aller faire l'été une cure de frictions dans quelqu'une de nos belles stations sulfureuses (Uriage, Luchon, Aix-les-Bains, etc.), où ils reposent soit leur estomac fatigué, soit leurs fesses endolories.
En définitive, je puis affirmer ceci — quoi qu'on en ait dit, et bien que récemment encore on se soit efforcé de proclamer le contraire :
1" Il n'est pas de méthode de mercurîalisation qui, tant au point de vue préventif qu'au point de vue curatif, soit bonne à tout^ réponde à toutes les indications, et qu'il faille prescrire systématiquement, à l'exclusion de toute autre ;
2* Il est possible d'aboutir à de mêmes résultats heureux par des voies diverses, c'est-à-dire par des procédés divers de mercurialisation ; — et souvent même on y aboutit plus facilement de la sorte;
3" Tout mode de mercurialisation est donc bon à conserver pour la pratique, car des conditions individuelles, imprévues et inconnues, peuvent faire qu'en un cas particulier tel mode se montre plus efficace que d'autres qui lui sont habituellement supérieurs.
Avantages indéniables d'une première cure particulièrement éner^qiie.
Si je visais à être complet, et surtout si je parlais à des médecins, que de considérations n'aurais-je pas à joindre ici aux vérités primordiales qui précèdent! A n'en citer qu'une seule, comme exemple, j'aurais à insister sur les avantages non contestables d'une première cure mercurielle particulièrement énergique et prolongée. Un bon commencement, tout le monde s'accorde sur ce point, est du plus salutaire effet. Un premier coup solidement frappé semble surprendre l'ennemi et le maîtriser d'emblée, tout au moins et à parler sans figure semble susceptible d'exercer sur la maladie une répression particulièrement active et durable. Ainsi j'ai cité ailleurs l'exemple d'une douzaine de malades (et combien d'autres n'aurais-je pas à citer actuellement!) qui, pour avoir subi un seul traitement mercuriel assez énergique au début de l'infection, sont restés au delà indemnes d'accidents pour des laps de temps variables entre 9 et 34 ans! William Taylor, dans son excellent essai sur le traitement de la syphilis, exprime sur ce point particulier
la même opinion que moi. II la traduit même d'une façon pittoresque en disant que les premiers temps de la syphilis constituent une époque ce solennelle » pour Tintervention du mercure et qu'un premier traitement mercuriel énergiquement institué à cette époque casse les reins à la maladie.
Mais je laisse de côté ce point et tant d'autres de même ordre qui auraient leur place dans un traité sur le traitement de la syphilis, entendant me borner dans cet opuscule aux seules grandes lignes du sujet.
Que vaut la méthode du traitement
chronique intermittent?
Succès très habituels. — Mais deux ordres
d'exceptions.
Nécessité de mieux faire ; mais qiie faire ?
Telle est, dans ses grandes lignes, la méthode dite des traitements successifs. Reste à dire ce qu'elle vaut, et le voici.
A coup sûr, elle peut revendiquer de sérieux avantages. Ainsi : l"" elle est mieux agréée par les malades et bien mieux tolérée par Torganisme que les traitements continus;
— 2® elle conserve au mercure et à Tiodure Tintégralité de leur influence curative pendant toute la durée de leur administration, et cela grâce à ses entr'actes destinés à combattre les effets de l'accoutumance ; — 3® enfin, elle permet de prolonger, sans inconvénient pour la santé, l'usage de ces deux remèdes pendant un temps presque indéfini, tout au moins pendant le temps nécessaire à la guérison.
Au total et d'un mot, je crois pouvoir dire qu'elle constitue pour aujourd'hui notre plus sûr et plus efficace recours contre le fléau. C'est elle que depuis de longues années j'ai toujours mise en usage pour traiter des milliers de malades qui, soit à l'hôpital, soit en ville, se sont confiés à mes soins ; et, à cela près d'un certain nombre d'exceptions, dont je parlerai dans un instant, je déclare que j'ai vu presque invariablement cette méthode réaliser ce que je lui demandais soit comme effets curatifs actuels, soit même (ce qui est bien autrement essentiel) comme sauvegarde d'avenir. De mes clients de la ville — les seuls dont j'aie droit de parler à ce dernier point de vue — il est bon nombre dont j'ai pu suivre l'état de santé ultérieur à termes
de 10, 15, 20, 26, voire 30 ans au delà de l'origine de l'infection, et qui n'ont plus éprouvé aucun accident spécifique jusqu^à ce jour. Il en est bon nombre aussi dont je suis encore le médecin ou avec lesquels je suis resté en relations d'amitié, de camaraderie, de société, et j'ai plaisir souvent à les voir indemnes, pères de famille, bien portants, et entourés d'enfants bien portants aussi. Sontils guéris, absolument guéris? Je ne sais et ne voudrais le dire; toujours est-il que le traitement leur a rendu la syphilis légère dans le passé, muette dans le présent comme vraisemblablement aussi pour l'avenir, et j'ajouterai inoffensive pour leur famille.
C'est là ce que réalise la méthode en question, je l'affirme une dernière fois. Telle est même, dirai-je, comme résultats, la règle en l'espèce.
Malheureusement cette règle comporte des exceptions, exceptions rares à coup sûr, mais non moins authentiques que déplorables.
Ces exceptions (que je me bornerai à rappeler ici, les ayant étudiées avec détails dans ma précédente brochure « En guérit-on? », p. 31 à 54) sont de deux ordres : les unes
POUll EN GUERIR
relatives à des syphilis vraies se montrant rebelles, réfractaires à tous les agents du traitement antisyphilitique; — et les autres ayant trait à des déterminations diverses de parasyphilis.
Les premières sont très rares et elles le sont devenues plus encore depuis l'introduction dans la thérapeutique de traitements ou plus méthodiques ou plus prolongés ou intensifs.
Relativement, par exemple, à ceux de ce dernier ordre, on sait quels « coups de force », quelles surprises étonnantes réalisent parfois les injections massives (calomel, sozoiodol, huile grise, etc.).
Bien malheureusement les exceptions du second type ont une fréquence supérieure, incomparablement supérieure. 11 faut bien reconnaître, en effet, que malgré tous nos traitements, malgré tous nos efforts, nous voyons de temps à autre certains de nos malades aboutir à telle ou telle catastrophe de la parasyphilis. Nous en voyons peu, certes, et j'ai démontré ailleurs, par exemple, que le traitement mercuriel offre une sauvegarde, une garantie préventive sinon complète, tout au moins relative, contre la para-
lysie générale et le tabès; car, sur 100 cas de paralysie générale ou de tabès observés sur des syphilitiques, la statistique en accuse 95 s^étant produits à la suite de syphilis insuffisamment traitées contre 5 (5, voyez la proportion !) ayant succédé à des traitements sérieux.
Cependant, si réduite que soit actuellement la proportion de ces victimes de la syphilis réfractaire ou de la parasyphilis, elle reste encore notable et supérieure à ce qu'on pourrait croire d'après l'intensité des médications dont nous disposons aujourd'hui; bien positivement elle reste le point noir de la maladie. C'est dire qu'elle est la meilleure démonstration de la nécessité, de l'urgence d'une réforme, d'une révision dans les défenses thérapeutiques — et autres — que nous opposons à notre dangereux ennemi.
Besoin est-il d'ajouter que cette revision est rendue tout particulièrement nécessaire, indispensable, par les néfastes éventualités de la parasyphilis? Car, à tout prendre et à considérer les choses par leurs résultats terminaux, la parasyphilis, c'est, ou peu s'en faut, de la syphilis qui ne guérit pas, c'est-
à-dire de la syphilis bien autrement redoutable que la syphilis vraie.
Ami lecteur, méditez et comprenez bien ceci : Jadis (et ce jadis ne remonte guère à plus d'une quinzaine ou d'une vingtaine d'années) la syphilis était considérée comme ne produisant et ne pouvant produire que des accidents de syphilis vraie, c'est-à-dire des accidents curables par le traitement spécifique ; et l'on se fût cabré à l'idée qu'un symptôme ou une lésion de syphilis pût résister, sauf exceptions bien rares, au traitement antisyphilitique. Donc, dans cet état d'esprit, on avait presque le droit de ne pas trop s'inquiéter de l'avenir d'un syphilitique. Un traitement moyen, qui avait suffi à faire justice des accidents du jour, paraissait une garantie suffisante pour l'avenir, et l'on se disait et l'on était presque autorisé à se dire :
(( Nous avons fait le nécessaire et tout est bien, quant à présent. Restons-en là. Si, contre toute attente, un accident vient à surgir plus tard, eh bien, nous serons là pour le recevoir comme il convient et instituer un traitement qui en aura raison. Inutile donc de continuer à guerroyer contre une éventualité qui pourra bien ne jamais se pro-
POUR EN GUÉRIIi 67
duire et que, d'ailleurs, nous aidons les moyens de réprimer^ le cas échéant.
Ouï, je le répète, Ton avait presque le droit de raisonner de la sorte, il y a 15, 20 ou 25 ans. Mais, aujourd'hui, c'est une toute autre affaire. La situation est bien changée. Par triste expérience nous avons appris ces quatre choses : qu'indépendamment de la syphilis vraie il existe une parasyphilis ; — que cette parasyphilis est fréquente, très fréquente; — qu'elle est grave, très grave, horriblement grave, puisque ses représentants principaux s'appellent tabès, paralysie générale et leucoplasie cancérogène; — et qu'enfin, dans ces trois derniers types, elle se montre spécialement indocile et réfractaire au traitement spécifique. D'où ceci comme conséquence ultra-logique : C'est qu'il ne s'agit plus maintenant d'attendre de tels accidents pour les combattre, et cela de toute évidence, puisque nous ne savons pas les guérir. Les laisser se produire, c'est exposer le malade aux pires catastrophes.
Ce dont il s'agit donc, aujourd'hui, c'est de faire qu'ils ne se produisent pas. Les prévenir, tout est là, dans la conception nouvelle de la syphilis, telle qu'elle s'impose actuel-
lement, à savoir dans la conception de la syphilis doublée de la parasyphilis.
Or, notre médication préventive, telle qu'elle a été comprise, organisée par nos devanciers et telle qu'elle subsiste aujourd'hui, est-elle en mesure de faire face à des dangers de cet ordre? Non, certes. Avait-on même jamais songé jusqu'à ces derniers temps à l'organiser en vue de telles éventualités? Pas davantage. En sorte que l'obligation s'impose de rompre avec les vieux us thérapeutiques, puisqu'ils laissent subsister de telles éventualités d'avenir, et d'en appeler, si possible, à des moyens nouveaux, à des méthodes nouvelles qui nous assurent une meilleure sauvegarde.