‹ Pour et contre les JuifsChapitre 23 sur 55 · UNE FAUSSE PIÈCE DE MONNAIE PEUT-ELLE ÊTRE BOS · texte numérisé non relu

UNE FAUSSE PIÈCE DE MONNAIE PEUT-ELLE ÊTRE BOS

Assurément si une pièce de monnaie est fausse, elle i pas être bonne ; et si une pièce est bonne, c'est qu'elle pas fausse. Si je cueille un bon fruit c'est que l'arbre est or, en vous énuniérant les qualités de Jésus et surto bonté qui se traduit par des actes bons ou d'une bonté i feste et par-dessus tout d'une puissance qui n'appartiçj un Dieu, ne vous aurai-je pas démontré que Jésus i qu'il n'est pas un faux dieu, mais véritablement le ba

Il existe une différence sensible entre les sentimén judaïsme et ceux du catholicisme à l'égard de Dieu. Les voient dans leur Jéhovah un Dieu grand, fort, puissï terrible. Les chrétiens n'invoquent ou ne parlent de Dieu qu'en ces termes : Le Bon Dieu! Ce seul titre n' pas plus en rapport avec les besoins et les misères pauvre humanité ? Oui ! J'ai besoin de Dieu, mais d'un débonnaire, compatissant et sensible; or, un tel Dieu découvre en Jésus, qui tout homme qu'il est n'a pas t devant ce résultat à obtenir: < Il faut que les hoi m'adorent comme Dieu et surtout me reconnaissent aux de ma vieel de ma puissance comme le Bon Dieu. » Or à cl pas qu'il fait dans la Judée et la Galilée, j'admire sa g: bonté, et chacun des miracles qu'il opère me montre e plus sa bonté que sa puissance. Jésus n'est pas le pn thaumaturge qui paraisse dans le monde. Avant lui le judi avaiteu Moyse qui faisait des prodiges, mais ils étaient près tous des châtiments envers de grands coupables: U plaies d'Egypte, la submersion de l'armée de Pharaon, la mer que les Hébreux venaient de traverser à piec Pourtant Moyse était réputé pour sa douceur, mais sa I était celle d'un homme qui doit se faire craindre et res^ dans la mission dont il est cbargé; il était un grand

latenr, il n'était pas Dieu. Après lui, Israël vit Ëlie qui fut

un grand prophète, un ange de la terre, un homme du ciel, un homme qui de la terre où il marchait disposait en maître des choses célestes, puisqu'il disposait de l'abîme des eaux

Iet dont la langue donnait la pluie en ationdance et était la Clef des cieux, homme pauvre et riche : pauvre, puisqu'il ne possédait rien ; riche, puisque sa langue dispensait des nuées ■e pluie. Lui aussi fut rude envers les pécheurs lorsqu'il Fécria : Vive le Seigneur, il n'y aura point de pluie sur la ferre si ce n'est par ma bouche. Elle parlait ainsi dans l'ardeur 3e son zèle, car il voyait une infinité de vices régner parmi les hommes. Tous se précipitaient vers le mal; c'était un «débordement universel, non de flots, mais d'impiété. Les tiommes plongés dans la nuit la plus profonde avaient le <Zréateur sous les yeux et ils se prosternaient devant les créatures. Seul, Elie possédait le flambeau de la vertu, mais ce flambeau ne servait de rien aux hommes plongés dans le Sommeil et enchaînés par l'idolâtrie. Elie, rempli d'une sainte «colère, navré de tristesse, se répandait en gémissements et en Supplications, et personne ne l'écoutait. Alors, dans son zèle, ^X,e ciel devient d'airain, la parole du prophète répandit la ^^bécheresse, la désolation et la ruine ; on vit se flétrir les ^^plantes et les arbres ; tout fut desséché ; les êtres vivants ^Tf>érissaient, les enfants pleuraient, les mères se lamentaient ^t le désespoir régnait en tout lieu; les animaux domestiques ^t les oiseaux mouraient, le désordre était universel. Tout succombait sous la colère d'Elie. Que faites-vous, ô prophète! les hommes ont péché, mais pourquoi châtier les enfants et LHlaîsser périr les animaux? Plus loin nous voyons un chef de ^^Kinquante soldats venir vers le prophète et l'appeler : homme ^^Bde Dieu, et le prophète de répondre : « Si je suis l'homme de ^^H)ieu, que le feu du ciel tombe sur toi et sur tes cinquante ^^Boldats, et il dit et fit la même chose à un second *. Enfin, il ^^Bfit mettre à mort quatre cent cinquante prêtres de Baal et ^^Muatre cents prêtres des hauts lieux, Voilà les prodiges d'un ^^Biomme de Dieu, mais Dieu lui-même doit agir avec plus de ^^■Biansuétude et de miséricorde. Aussi Jésus, au lieu de des- ^^ftécfaer une main comme celle du roi devant l'autel, guérit

les paralytiques ; au lieu de tuer ses ennemis, il ressuscite 1 morts ; au lieu de répandre la dt^solation autour de lui, il laisse les foules l'approcher, lui présenter leurs malades à guérir, leurs enfants à bénir; au lieu de répandre la famine, il nourrit des milliers d'hommes dans le désert, il court après la brebis égarée et la ramène sur ses épaules, il proclame bienheureux les doux et les pacifiques, il donne pour leçons d'apprendre de lui qu'il est doux et humble de cœur, il recommande de ne pas briser le roseau à demi rompu et de ne pas éteindre la mèche qui fume encore ; il pleure sur Jérusalem et sur son ami Lazare gisant au fond d'un tombeau, et toute sa vie publique est résumée dans un mot inspiré 1 // a passé en faisant le bien. Quelle expression concise, mais énergique 1 Comme ce mot prouve bien qu'il s'agit de la vie d'un Dieu et surtout du bon Dieu. Tous ces actes ont été inspirés par un cœur divin, rempli d'amour pour l'humanité qu'il venait racheter. C'est parce qu'il nous aimait que sa main bienfaisante s'exerçait à combler les hommes de bienfaits et même à les en accabler. Toutes ces manifestations de puissance ont pour but non seulement de montrer qu'il est Dieu, mats surtout de provoquer l'amour des peuples pour lui. Or cet homme, ce Jésus, aurait-il pu espérer l'amour des cœurs s'il n'avait pas été Dieu! Aussi, remarquez qu'il ne se cache pas de cette prétention qui serait ridicule si elle n'était pas divine, celle d'être aimé, et surtout d'être aimé gratuitement non pour ses dons, mais pour lui-même. Entendez-le, au cours de sa prédication, dire : «Si quelqu'un aime son père, sa mère, etc., plus que moi, il n'est pas digne de moi. Si vous voulez être mes disciples, prenez votre croix, renoncez-vous vous-même et suivez-moi. Pierre, dit-il encore : Pierre m'aimez-vous?» Et il répète trois fois cette parole : « Pierre m'aimez-vous? > Non seulement il veut être aimé, mais la religion qu'il apporte sera une religion d'amour, d'amour pur, dévoué, désintéressé. Aimez-vous les uns les autres, c'est à cette marque que je vous reconnaîtrai pour mes disciples, Mais vouloir être adoré, vouloir être aimé, c'est chose facile à désirer; est-ce aussi facile à obtenir? Et le vouloir avec la certitude de l'obtenir, un homme peut-il réaliser un tel désir

non pas un jour, mais des siècles? Pourtant, c'est un fait accompli. Depuis dix-huit siècles le Christ est aimé, il est aimé au prix des plus grands sacrifices, aimé en face des tourments, en face de la mort et du ^martyre.

Je vous*le demande. Est-il possible à un homme d'aimer comme le Christ nous a aimé jusqu'à donner sa vie pour nous, et d'être aimé comme le Christ l'a été par dix-huit millions de martyrs (i)et comme il Test encore et le sera jusqu'à la fin du monde? Car chaque siècle aura ses martyrs comme le nôtre a eu les siens, comme il les a encore sur toutes les plages lointaines et barbares, où le sang chrétien coule pour le nom de Jésus-Christ? Expliquez ce phénomène étrange et dix-huit fois séculaire, si le Christ n'est pas Dieu!

(i) Te martyrum eatuiidatus laudat exercitus : L'armée inoombrable des martyrs aime et bénit le Christ. (Verset do Te Deum)»

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