‹ Pour et contre les JuifsChapitre 27 sur 55 · JESUS GUERIT LES AVEUGLES · texte numérisé non relu

JESUS GUERIT LES AVEUGLES

Quand saint Jean envoya ses disciples demander à Jésus s'il était Celui qui devait venir, ou s'il fallait en attendre un ûutre, la réponse du Christ fut si pleine d'à-propos, qu'elle peut encore faire tomber le mur de séparation qui est élevé entre les Juifs et les catholiques. De nos jours encore la queslioD est la même. Les catholiques ont ils raison de regarder Jésus comme le Messie qui devait venir, ou bien les Juifs o ont-ils pas davantage raison de l'attendre encore, et d'espérer "n autre Messie que le Messie des catholiques? Saint Jean, en envoyant cette députation à Celui qui était venu le trouver dans le désert pour en recevoir le baptême, n'avait pas besoin *le réponse à sa question, parce que sa foi était bien fixée sur Jésus, car il n'avait pas oublié cette voix retentissante qui 3Vaii dit au nouveau baptisé : -r Celui-ci est mon fils bienaimé en qui j'ai mis mes complaisances. » Mais les disciples de Jean avaient besoin d'être éclairés- sur le véritable Messie ; ^Ussi, il faut que la réponse du Christ soit assez lumineuse, pour dissiper tous leurs doutes et éclairer la foi des générations futures. Ecoutez donc la réponse, et voyez si elle est pérerap- ^oire : « Retournez annoncer à Jean ce que vous avez vu et ce •île vous avez entendu, les aveugles voient, les boiteux 'Marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent et les ™Otîs ressuscitent. »

Voilà tout le programme que doit réaliser le Messie libéra- '^U^T. Si Jésus le remplit, il est véritablement le Messie attendu. ^^ vous pouviez vous convaincre, mes chers lecteurs, que le Cï^rist a réalisé ce programme, vous n'auriez plus besoin " îiltendre un autre Messie. Je vous ai montré la guérison de oïize lépreux, je viens, dans ce chapitre, vous montrer que les aveugles sont guéris, et je dois essayer de découvrir les autres PTodiges, et surtout la résurrection des morts, si tout cela est

bien établi, bien attesté et bien prouvé,

I esp<

•tant encore un autre Messie.

nous serions c nous imil

malheureux qui fui informé par un avis de notaire qu'il éTfflŒ^ héritier d'une immense fortune, dont il serait mis en possession en se présentant au notariat. Bien content, il entreprend ce voyage, mais chemin faisant il rencontre un fleuve qu'un batelier lui offre de passer en montant dans sa barque, et dans la crainte d'un naufrage, qui n'était pourtant pas à redouter, il s'asseoit sur la rive en attendant que le fleuve ait fini découler. Obligé d'attendre trop longtemps, il préféra retourner chez lui et renoncer à l'héritage. — Ainsi font les Juifs : ils refusent les dons du Christ. Jésus se donne comme le Messie attendu et la première preuve qu'il en fournit c'est que les aveugles voient.

Les quatre évangélistes ne manquent pas de constater la divinité de Jésus, par la vue qu'il rend aux aveugles. Saint Mathieu en cite deux, saint Marc dit le nom d'un de ces deux aveugles, qu'il ne faut pas confondre avec celui dont parle saint Luc, et qu'on distingue en l'appelant : l'aveugle de Jéricho, parce qu'il fut guéri prés de cette bourgade, et saint Jean parle d'un autre aveugle, dit l'aveugle-né. Ce dernier est digne de fixer notre attention, plus que les autres. Les deux aveugles, cités par saintMathieu, représentent les Cientils elles Juifs, dont le Christ voulait guérir l'aveuglement; Jésus les toucha de sa main comme homme et les guérit comme Dieu. Ils criaient : Seigneur Jésus, fils de David, ayez pitié de nous! Les Pharisiens les menaçaient et voulaient les faire taire, tant^z: il leur était insupportable que ces aveugles proclamasseotr: Jésus comme leur maître, tandis qu'eux ne voulaient pas le^ reconnaître ; mais ils criaient encore plus fort : Jésus, nôtres maître, Jésus, fils de David, ayez pitié de nous!

De toutes les guérisons miraculeuses d'aveugles, il n'en est:;: pas de plus grande,' ni de plus détaillée, dans le récit que celles de l'aveugle-né. Lisez-la toute entière, telle que saint Jean Ta* décrite : « Comme Jésus passait, il vit un homme qui étaitS aveugle de naissance »; alors il dît : « Tant que je suis dan^ le monde, je suis la lumière du monde. * Ayant ainsi parlé, i^ cracha à terre et fit de la boue avec sa salive et l'étendit su^ les yeux de l'aveugle, puis il lui dit :«Va te laver daiis lajpis^

■ cine de Siloê (qui signifie envoyé)»; il y alla, se lava et revînt voyaot clair. Ses voisins et ceux qui aupaiavant l'avaient vu mendier, disaient : N'est-ce pas celui qui était assis et qui mendiait? Les uns répondaient: C'est luil mais d'autres disaient: Ce D'est pas lui, c'est quelqu'un qui lui ressemble. Mais lui répliquait ; C'est bien moi! Us lui disaient donc : Comment vos J'eus se sont ils ouverts? 11 leur répondit : Cet homme, qu'on appelle Jésus, a fait de la boue dont il a frotté mes yeux et m'a dit : Va à la piscine de Siloë et lave-toi. J'y suis allé, je me suis lavé et je vois. Alors, ils lui demandèrent : Où est Jésus? Je ne sais. Puis ils conduisent auprès des Pharisiens celui qui était aveugle; or, on était au sabbat quand Jésus fit 'is la boue -et lui ouvrit les yeux. Les Pharisiens lui demantJ^rent donc comment il avait recotivré la vue, il leur dit ; Il 'l'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois. Plusieurs Pharisiens en conclurent que cet homme n'était point de Dieu, puisqu'il ne gardait pas le sabbat, et d'autres ''T'iquaient : Comment un pécheur peut il faire de tels pro- ''■ges! et il y avait schisme entre eux. De nouveau, donc, ils disent à l'aveugle : Et toi, que dis-tu de celui qui t'a ouvert les y^ux? Il répondit : C'est un phophète. Alors les Juifs ne voulurent plus croire qu'il eut été aveugle et qu'il eut recouvré la ^"6, jusqu'à ce qu'ils eussent appelé les parents de celui qui ^*^yait maintenant; ils leui demandèrent : Est-ce là votre fils, ^lie vous dites être né aveugle? Comment donc voit il main- 'Cnant? Ses parents leur répondirent : Nous savons que c'est notre fils et qu'il est né aveugle , mais comment voit-il main- '^Qant? nous ne le savons; interrogez-le, il a l'âge de parler de *■* qui le concerne. Ses parents parlaient de la sorte, parce 'Qu'ils craignaient les Juifs. Car déjà les Juifs avaient juré de "-Oasser de la synagogue quiconque confesserait que Jésus "^^^^^it le Christ. C'est pourquoi ses parents leur dirent : Il a âge, interrogez-le.

Ils firent donc revenir l'homme qui avait été aveugle et lui ■"•irent : Rends gloire à Dieu. Nous savons que cet homme est "Il récheur: il leur répondit : S'il est pécheur, je l'ignore; je Sais Une chose, c'est que j'étais aveugle et que maintenant j'y ^ois.Eh bien, lui dirent-ils : Que t'a t-il fait ? Comment fa t-il

ouvert les yeux? Il répondit : Je vous l'ai déjà dit et voais l'avez entendu, que voulez-vous entendre de plus? Est-ce q^Axe vous aussi vous voulez devenir ses disciples? Alors ils \t maudirent en lui disant : Sois son disciple; nous, nous somar^es disciples de Moyse, nous savons que Dieu a parlé à Moj- ^e, mais celui-ci, nous ne savons d'où il est. Et l'aveugle 1^^ iir répondit : Il est bien surprenant que vous ne sachiez d'oi»- il est, et qu'il m'ait ouvert les yeux; nous savons pourtant Dieu n'exauce point les pécheurs, mais que si quelqu l'honoi-e et fait sa volonté c'est celui-là qu'il exauce.

11 est inouï que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveuj né. Si cet homme n'était pas de Dieu il ne pourrait rien faL ^^B'e; ils lui répliquèrent : Tu es né tout entier dans le péché et tu nousenseignes. Et ils le chassèrent dehors. Voilà un argum ^ — =* "! qui tranche la difficulté par une conclusion vraiment adz'i^Bi-

rable; mettre à la porte un homme qui a cent fois raison, est ce

que cette brutale façon d'agir lui donna tort? Un tribunal <~3"i terminerait une cause par un tel procédé, ferait-il honn ^^ur aux juges qui le composent? Nous n'en rendons pas mo ^Sns grâce à de pareils juges, qui ont voulu étouffer un :C--ait palpable et qui n'ont réussi qu'à rendre le miracle plus é tant et plus digne de notre foi.

Essayons de voir comm-ent de tels adversaires sont devent nos auxiliaires ; et, dans chacune des circonstances de ce' guérison, recherchons les témoignages Je l'excessive boa»-- 1-*' du Cceur de Jésus et d'abord c'est Jésus qui va vers l'aveugL et non l'aveugle vers lui, et il y eut dans le regard du bon Mal' quelque chose de si suave, que les disciples le remarqui-rei et l'interrogèrent; il leur répondit :« qu'il fallait que les œuvri de Dieu fussent manifestées en cet aveugle.» Quand Jési guérit une main desséchée, rend aux paralytiques l'usage àleurs membres, redresse le boiteux, purifie le lépreux, donn^ -*" la santé aux malades, ressuscite les morts, ouvre les yeuje^ fermés et donne la vue à ceux qui, ne l'ont jamais eue, toutes ^^^ ces merveilles manifestent la gloire de Dieu. Le Christ parl^ ^*" de lui-même et non de son Père, dont la gloire était manileste -^^^ Les Juifs savaient que Dieu, en créant l'homme, avait pris uc^ peu déterre, et voilà pourquoi il fait un peu de boue pour prou -^^

verà ses auditeurs que lui aussi était le créateur de l'homme. La

terre mêlée à sa salive allait manifester sa gloire cachée, car

après ce miracle il pouvait passer pour Créateur. En effet il

donne à cet infortuné l'œil, qui est le plus précieux de ses

organes. Tout ce qui est en nous démontre la puissance

divine, mais rien ne la manifeste plus que l'œil qui gouverne

tout le corps, qui lui donne sa beauté, qui orne le visage, qui

est la lumière de tous les membres. Ce que le soleil est à

l'univers, l'œil l'est au corps ; que le soleil cesse de briller au

ciel, quelle perturbation universelle! Que les yeux ne voient

plus, le corps en est dans un trouble général. Jésus va donc

former cet orjrane si utile au corps de l'aveugle; mais, pour

030 titrer qu'il peut opérer le prodige, sans aucune matière et

■f^ieux manifester sa puissance de Créateur, il lui met de la

boue sur les yeux, et lui dit d'aller se laver. L'aveugle ne

"Manifeste aucune hésitation, et ne dit pas : Je me suis lavé

"•eri des fois, dans les eaux de Siloë, et jamais elles n'ont

Produit d'effet sur moi ; il ne dit pas non plus : A quoi bon

"^^ frotter les yeux avec de la boue, plus capable de me nuire

l^e; Je me guérir. Non, il croit avec simplicité et une grande

.*~rneté d'îlme. Si Jésus l'avait guéri de suite, nous n'aurions

'*^s connu la foi de l'aveugle. Il est évident que ni ia boue,

* les eaux de Siloë, ne purent avoir la vertu de donner la

^-*-^. il faut y voir la vertu du Christ; or l'aveugle était un

™^^ ndiant sans être un vag;tbond, et ici la bienveillance du

*^ xist pour ce mendiant prouve que ce n'est pas seulement

^^^>c grands du monde que sa bonté se fait sentir. Puis il était

*^s connu, et lorsque les uns le reconnaissent et que les

^^ très doutent que ce soit bien lui, il dit avec assurance:

est moi, sans rougir de sa cécité et de sa mendicité et sans

^'^■^indre la colère du peuple ou des chefs de la nation, et aux E[^i4.estions qu'on lui adresse, il répond : Cet homme, qu'on X^ppelle Jésus, a fait de la boue et m'en a oint.

Quelle franchise dans sa déposition ! il ne dit pas de quelle taçon Jésus a fait la boue, il ne l'avait pas vu, mais il savait Mar le sens qu'il avait été oint.

Les émissaires des Pharisiens, qui cherchaient Jésus, demandent à l'aveugle : Où est celui qui t'a guéri? Il répond :

Je l'ignore. Alors ce fut lui qu'on conduisit aux Pharisiens-, or, comme c'était un jour de sabbat, voilà qu'on fait un cri -me à Jésus de travailler en ce jour de repos, parce qu'il a p^-tti de la boue; ce n'est pas le miracle qu'on lui reproche, c'est le moyen qu'il a employé qu'on prend pour le convaincre d'«3tre un violateur du sabbat. O perfidie pharisaîque! Est-ce <^ue l'auteur du sabbat ne reste pas le maître de l'employer coi»-», -me bon lui semble?

Arrivé devant les Pharisiens, l'aveugle ne se contredit ^t>as. Sans se troubler, il réitère les mêmes assertions. Ses inte x-xogateurs, voyant qu'il ne se rétracte pas, ils lui demandera -tce qu'il dit de celui qui lui a ouvert les yeux, il répond : CZ 'est un prophète. Loin de se rendre à l'évidence, ils refusent de croire au miracle, jusqu'à ce-qu'ils eussent appelé ses parenrs. Nouveau moyen de voiler ou de détruire le miracle, mais <nii ne va servir qu'à lui doniierplus d'éclat,en cherchant à l'éto uffer. De tels contradicteurs nous empêchent de douter du »Tiiracle, ils ne réussissent qu'à le rendre indubitable, en s'efT^^ï"" çant de l'anéanlir.

Les parents étant venus, ces juges pervers leur demandt. si celui-là est leur fils, si véritablement il étiiit aveugle, comment il a recouvré la vue? Trois questions auxquelles doivent répondre : Nous affirmons que c'est la notre fils qu'il est né aveugle. Les deux premières questions sont résolt par la réponse la plus affirmative; quant à la troisième, crainte que ces Pharisiens leur inspire leur dicte une répor évasive, qui prouve que les deux premières ne sont pas f ai' par complaisance, mais la crainte leur fait dire : Commi voit-il maintenant, et quel est celui qui lui a ouvert les yei Nous l'ignorons, il est d'Age à parler.interrogez le sur ce qui concerne.

Après avoir vainement attendu des parents un acte faiblesse et de dénégation, les Pharisiens s'adressent au en lui disant : Rends gloire à Dieu, cet homme est un pèche 11 leur répond : S'il est pécheur, je l'ignore: ce que je s seulement c'est que j'étais aveugle et que maintenant je vc mais puisque vous lui attribuez, 6 Pharisiens, le titre pécheur, pourquoi ne lui avez-vous rien répondu, lors^'

' T/o-vs a provoqués par cet étonnant défi : Qui d'entre vous me convaincra de péché? C'est alors, qu'il fallait lui dire à lui-même : Eh bien, oui, vous êtes un pécheur! Mais non, à cette parole vous n'avez eu rien à répondre. L'aveugle était mieux inspiré que vous, lorsqu'après cette discussion prolongée il provoquait votre indignation par une apologie sans réplique; s'il n'était pas un véritable adorateur de Dieu, jamais il n'aurait pu faire de tels prodiges.

Cette réplique les exaspère, et dans leur indignation et leur fureur, ils lui disent : Tu es né dans le péché et tu veux nous enseigner. Oui, il pourrait vous instruire par le prodige dont il a été favorisé, et vous devriez admirer comment ce mendiant aveugle déployait une fermeté inébranlable, bien digne d'éloges, puisqu'en votre présence, Icrsquevous le sommez de dire un mot contre son bienfaiteur, il vous ferme la bouche et résiste à votre rage diabolique et à votre soif de sang. Plutôt que de trahir la vérité, il préfère le traitement que Vous allez lui infliger. En effet le texte sacré termine la scène ^n disant : Us le jetèrent dehors! Et ici c'est encore la raison •iu plus fort qui devient la meilleure. Passer dehors un homme faible, seul et sans défense, c'est un pitoyable moyen de persuasion quin'échappe pasà tous ceux qui n'ont point de partipris ou de préjugé invincible. Après l'examen de ce récit, mon opinion est fixée, et si j'avais été élevé dans les principes des adversaires du Christ, aujourd'hui j'y regarderais de plus près et je ne rougirais pas de réformer mes croyances.

Quand Jésus faisait un miracle, sur ceux qui invoquaient

^^ puissance et sa bonté, il était bien en droit d'en attendre

"" acte de foi et de croyance en sa divinité, et il se plaisait à

°t>tenir ce résultat. C'est ainsi qu'il disait aux miraculés :

■^'lez! votre foi vous a sauvé! Ou bien : Je n'ai jamais

*"*^'J.vé une si grande foi' en Israël! Il veut qu'il en

*oit. ainsi pour le pauvre aveugle guéri, et il achève l'œuvre

•^^ Son salut en le revoyant après sa guérison pour lui dire :

*'^>is-tu au fils de Dieu? ce fils de Dieu, c'est celui que tu

^'^is.c'est celui qui te parle. — Oui, répond-il, je crois, ô Sei-

^B&-eur! Et se prosternant il l'adora. Qu'attendez-vous, chers

^Hfe*teDrs-,pour en faire autant que l'aveugle guéri. Sa guéri-

son eut été peu de chose, s'il avait retrouvé les yeux du corps, sans laisser ouvrir les yeux de son âme aux splendeurs de ce divin soleil et à la divinité de Jésus. Il me servira peu de vous avoir montré ce fait lumineux, si vous persistez à fermer les yeux, à la lumière de cet éclatant miracle, si fortement contesté par les adversaires de Jésus ; mais si merveilleusement constaté par les enquêtes et contre-enquêtes de leur incrédulité.

Et puis, les témoins sont en trop grand nombre pour que ma foi ne soit pas inébranlable. Plaignons ceux. qui lisent le récit de ce miracle, sans vouloir le reconnaître ; excusons-les, en songeant que parmi ceux qui purent le constater par les dépositions si claires de celui qui en avait été l'objet, beaucoup ne voulurent pas l'admettre, tant leur fureur contre Jésus était aveugle et incompréhensible.

Mais s'il est difficile de faire voir la lumière à un aveugle de naissance, est-il plus facile de faire parler un muet? Or, la divinité de Jésus ne sera pas moins démontrée par la guérison d'un muet que par celle d'un aveugle-né. C'est ce qui nous reste à examiner dans le chapitre suivant. Ah ! c'est donc un grand phophète, et il a bien fait toutes choses, puisqu'il a fait entendre les sourds et parler les muets.

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