LE SALUT VIENT DES JUIFS
Pourquoi aurions-nous peur de répéter cette parole qui est tombée des lèvres mêmes du Christ? Le jour où II l'a proférée fît mémorable et l'heure en est solennelle.
C'est le jour où Jésus voulut passer dans l;i Samarie et 'entrer dans une ville nommée Sichar : Jésus était fatigué, il
* 3ssit sur le bord du puits de Jacob ; il était environ la sixième «etirg Comme tous ces détails indiquent bien la main d'un *<^i"i-vain sincère! Hn effet, c'est saint Jean, le disciple vierge
* bien-aimé, qui raconte.
Or une femme vient puiser de l'eau et Jésus lui demande boire. Elles'étonneet lui répond:» Comment demandez-vous *■ boire à une Samaritaine, vous qui êtes Juif et qui ne voulez '"Voir aucun commerce avec les Samaritaitis? a
O femme! vous ignorez que ce Juif a soif des âmes et de la '"ô'tre en particulier, et qu'il est ce Pasteur qui veut n'avoir ^Itasqu'un seul troupeau. Les Juifs, les Samaritains, les Gen- ■ilsvont bientôt se confondre, se mêler et s'unir dans son ■inique bergerie.
In attendant, Jésus lui réplique : «Si vous connaissiez le don "^e Dieu! et qui est Celui qui vous dit : Donnez-moi à boire? peut-être lui en auriez-vous demandé et il vous aurait donné "*^ ne eau vive. » Mais Seigneur, votre réponse est trop surnatu- ""elle. Cette femme ne peut pas vous comprendre et rien *-* étonnant qu'elle vous riposte vertement : « Vous n'avez rien pour puiser; le puits est profond, où est votre eau vive? Etes- ^ous plus grand que Jacob?» Mais le doux regard de Jésus, ses Paroles suaves ont déjà gagné le respect de cette femme; car ^*le lui décerne le titre de Seigneur. Jésus continue : «Après ^"^oir bu l'eau de ce puits, on a encore soif: mais celui qui il la mienne n'aura plus jamais soif; car elle se changera e len fontaine d'eau jaillissante pour la vie éternelle. —
donnez-moi, Seigneur, de ceîle eau pour n'avoir plus soif et ne plus venir ici en puiser. » Cette femme voulait s'épargner les fatigues du retour quotidien ; elle ne connaissait pas encore cette douce invitation ; « Venez à moi. vous qui travaillez et qui êtes chargés et je vous soulagerai. » Alors Jésus l'invite à aller chercher son mari et à revenir ici. Cette femme lui répondit : « Je n'ai point de mari. » Et Jésus profite de cei aveu pour lui rappeler fe scandale de sa vie. en lui disaot : < Vous avez eu cinq maris et celui que vous avez maintenant n'est pas le vôtre. En cela, vous avez dit vrai.»
La Samaritaine lui dit ; « Seigneur, je vois que vous 6tes un prophète ! » Et comment l'a-t-elle vu, si ce n'est par les secrets que vient de lui divulguer Celui qui sonde les reins et qui connaît les cœurs. Cette divulgation, loin de la blesser, lui inspire de prolonger la conversation avec Jésus et, poai mieux y réussir, elle s'empresse d'exposer le point en et le sujet de discussion entre les Juifs et les Samaritail Juifs se croyaient supérieurs aux Samaritains parce adoraient Dieu dans son temple. «Nos pères, dit-ellf adoré sur cette montagne, et vous autres vous dite Jérusalem est le lieu où il fautadorer. s* O admirable et dentielle discussion ! Le Christ en profite pour instruEl femme en lui disant : « Croyez-moi, ô femme ! l'heure vh vous n'adorerez le Père ni sur cette montagne, ni sur' salem. Vous adorez, vous, ce que vous ne connaissez pour nous, nous adorons ce que nous connaissons, c SALUT VIENT DES JUIFS. »'
O parole admirable et profonde! Oui, les Juifs nom donné le salut ; car ils nous ont donné Jésus qui est le veurdu monde, et saint Paul confirme cette parole en aux Romains que des Juifs est sorti, selon la chair, J( Christ, ex quitus Christus secvndum canwm. Et JéSOS: répète que l'heure vient et qu'elle est déjà venue où les vrais tidorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. O Juifsl oubliez pour le moment le rétablissement du royaume d'Israël pour ne songer qu'à votre salut. Puisque le salut vient de vous, ne permettes pas que les autres trouvent leur salut en Jésus et que vous seuls ne le trouviez pas en Lui. Le royaume de
T5ieu est en vous, regmim Dci intra vos est, vous désirez prier à Jérusalem où était le temple de Dieu, priez en vous-même; et commencez par devenir le temple de Dieu.
Laissez-nous vous redire ta parole de Jésus à la Samaritaine ; Si scires donum Deil Pourquoi refusez-vous le don de Dieu? Pourquoi rejelez-vous le salut, que vous avez donné au monde, dans la personne du Christ? La Samaritaine, dans l'admiration des hauts enseignements qu'elle vent de recevoir, s'écrie : t Je sais que le Messie, c'est-à-dire le Christ, est sur le point de venir. »
Ah ! comment donc cette humble femme de Samarie saitelle que le moment de la venue du Christ est proche.
Ce moment est depuis longtemps passé, et des savants juifs, instruits à fond sur les livres de Moyse et des prophètes, se figurent que ce moment-là n'est pas encore venu. Jésus lui répondit : « Je suis le CHRIST, MOI QUI VOUS PARLE. » Alors cette femme, laissant sa cruche, s'en alla dire à ses compatriotes : « Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait. Ne serait-ce point le Christ? > Us quittèrent leur ville et vinrent le trouver; et après avoir entendu, pendant deux jours, les enseignements de Jésus, ils crurent en lui et dirent à la Samaritaine : « Ce n'est plus sur ce que vous nous avez dit que nous croyons, car nous l'avons entendu nouslémes et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du nde. Cette femme s'est faite l'apôtre de ses contemporains n les amenant à Jésus et, à leur tour, les contemporains de cette femme peuvent être des apôtres auprès des Juifs modernes, et dans le cas où le témoignage des contemporains de la Samaritaine n'aurait aucun empire sur vos c^urs, vous avez le témoignage de vos propres contemporains, c'est-àdire des Juifs modernes qui se sont convertis et qui vous crient au nom de leur fraternité et de leur origine israélite : « Entendez la voix du Seigneur et n'endurcissez pas vos cœurs, « En devenant catholiques, nous n'avons pas cessé de vous « ïiimer. Nous serions désolés de vous induire en erreur, € Nous avons rencontré le Messie dans le christianisme, ne le « cherchez plus dans le judaïsme. » Croyez donc, chers lecteurs, à l'affection de vos propres frères ; la religion est surtout
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une question de cœur, devenez chrétiens pour leur ressembler, pour vous rapprocher d'eux et vous unir ensemble dans une étreinte fraternelle. Quand vous aurez répondu à leur appel, vos yeux s'ouvriront à la lumière et le nuage qui les couvre se dissipera comme par enchantement et vous vous écrierez comme les Samaritains : Ce n'est plus sur ce que vous nous avez dit que nous croyons, car Jésus a parlé à notre cœur et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde, SALUS EX JUDjEIS est.