‹ Pour et contre les JuifsChapitre 41 sur 55 · O CRUX AVE · texte numérisé non relu

O CRUX AVE

Après Marie nous tombons aussi à genoux devant celte croix pour la saluer et pour l'adorer. Oui, car elle était adorable depuis qu'elle avait été inondée du sang de l'Ilomine- Dieu. Toutefois ce n'est pas le bois que nous adorons, nos adorations ne s'adressent qu'à Celui qui est njort sur elle, et si je vous dis qu'il était Dieu, c'est après le centurion qui. descendant de la montagne, avait vu les prodiges qui éclatèrent lorsqu'il rendit le dernier soupir et qui s'écria : Ah ! celui-là était vraiment le Fils de Dieu I Et ceux qui étaient avec lui se lamentaient et se frappaient la poitrine en s'en retournant : Percutientes pcctora sua revertebaiittir.

Pendant que ce Dieu-Homme se repose au tombeau qu'on appellera bientôt le sépulcre glorieux, contemplons l'instrument béni sur lequel il a opéré le salut du monde et saluons sa croix! O crux ave! Spes utiica. La croix, ô mon Jésus I avec plus d'ardeur que votre disciple André, vous la désiriez, vous l'appeliez de tous vos vœux,et quandPierre, voulant vous dissuader d'aller à Jérusalem pour y souffrir et y mourir, commença par des reproches qui se terminèrent par ces paroles : A Dieu ne plaise qu'il en soit ainsi, non tout cela ne vous arrivera pas! vous lui répondîtes : Arrière Satan ! Tu m'es un objet de scandale; car tu ne sais pas goûter les choses de Dieu, mais celles des hommes. Quel est donc celui que vous traitez de Satan? C'est Pierre, le prince des apôtres, le fondement de l'Eglise, le coryphée du chœur sacré, et naguère en lui parlant vous l'appeliez bienheureux; vous lui confiiez les clefs des cieux, vous lui adressiez les qualifications les plus élogieuses, mais quand il veut s'opposer à vos souffrances et à votre croix, vous l'appeliez Satan.

Le jour où il allait être crucifié approchant, le Sauveur «'écriait : Père! l'heure est venue, glorifiez votre Fils! Sa

gloire, c'est la croix ; aussi le disciple bien-aimé affirmait que l'Esprit^Saiût n'avait pas encore été donné parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié, c'est-à-dire que le Christ n'était pas encore monté sur la croix. Oui, c'est la croix qui a réconcilié Dieu avec les hommes, qui a fait de la terre un ciel, réuni les mortels aux anges, renversé la forteresse de la mort, détruit la puissance du diable, anéanti l'inHuence du péché, délivré la terre des erreurs, ramené la vérité, chassé les démons, bouleversé leurs temples, miné leurs autels, arrêté leurs sacrifices, planté la vertu, jeté les fondements de l'Eglise. — La croix, c'est la volonté du Père, la gloire du Fils, le tressaillement du Saint-Esprit! La croix! C'est l'orgueil de Paul, car il s'écrie : Je ne saurais me glorifier en rien, si ce n'est en lacioixde Jésus; je ne sais rien, je veux ne rien connaître au milieu de vous, si ce n'est Jésus et Jésus crucifié : Nisi Jesum il hune crucifixnm.

La croix surpasse le soleil en éclat, en rayons, en splendeur, et quand le soleil s'obscurcit, la croix brille toujours et les splendeurs de la croix éclipsent celles de l'astre du jour. Lacroix enfin est le monument de l'amour de Dieu; Dieu a tellement aimé le monde qu'il a livré son Fils unique, et quiconque croira en Lui ne périra pas. La croix est un rempart imprenable, une arme invincible, la sécurité du riche et le trésor du pauvre. Si le Christ n'avait pas voulu monter sur la '^roiï, il n'aurait pu charger les prophètes d'annoncer son Crucifiement; il rappelle son calice. Nul breuvage rafraîchissant le palais altéré n'est aussi agréable que la croix pour I^sus, puisqu'il disait : J'ai vivement désiré de manger cette pâque avec vous. Et pourquoi? C'est que la croix devait la suivre, et la croix telle qu'il la désire, sera dressée dans une Scande ville, au milieu d'une grande solennité, au centre "Un grand peuple, par suite d'un double jugement : Celui '^^s Juifs et celui des Romains, au milieu du jour, sur ce 'Commun théâtre de l'univers. Comme le spectacle du Golgo- 'ûa ne pouvait néanmoins ôtre aperçu que par les hommes qui s'y trouvaient, il ordonne au soleil de se voiler afin que 'e monde entier connut le drame qui s'y déroulait. Et ne vous étonnez pas que la croix ait un tel éclat sur la

terre, dès le temps présent, puisqu'elle doit, à la fin des temps, briller encore d'un plus vif éclat.

« Au jour solennel de la justice et de la terreur, dies ircr, quand le Sauveur viendra manifester sa gloire avec la gloire de son Père, quand sera dressé le tribunal redoutable, quand la nature humaine toute entière y comparaîtra, alors que rouleront des fleuves de feu, que les légions des anges et des célestes Vertus descendront avec leur Roi, que les palmes éternelles seront étalées, que les saints brilleront, les uns comme le soleil, les autres comme les étoiles; lorsque les cohortes des martyrs, le chœur des apôtres, les rangs des prophètes, tous les groupes divers de ces hommes généreux se produiront à la face du monde, en ce moment, au milieu de toutes ces splendeurs et de ces magnificences, le Sauveur, dis-je, apparaîtra précédé de cette croix qui lancera des rayons plus lumineux que jamais. »

Alors se montrera dans les cieux le signe du Fils de l'Homnie et le soleil sera obscurci et la lune ne donnera plus sa lumière, parce qu'alors rayonnera seul le signe de la croix. O splendeur de la Passion! O charité de la croix! Le soleil est voilé de ténèbres, les étoiles tombent comme des feuilles desséchées, mais la croix brille plus que ces astres et sa splendeur illumine le ciel entier. Car le Christ s'en fait un sujet de gloire, et toute sa gloire est concentrée sur ce gibet qu'il manifeste aux yeux de l'univers dans une auréole flamboyante.

Et il en sera ainsi, chers lecteurs, que vous le vouliez ou ne le vouliez pas. Pas un iota ne sera changé à cette scène grandiose et majestueuse, lorsque le Christ viendra présider aux grandes assises du genre humain dans la vallée de Josaphat. En ce jour, il sera redoutable, inexorable; mais en Attendant il est le Dieu des miséricordes. Dans le temps présent, il ne juge pas, il ne condamne pas; mais il prie, il conjure, il implore les pécheurs de revenir à Lui, et c'est surtout aux Juifs qu'il s'adresse. Regardez ce crucifix dont la vue excite vos colères : Il y est représenté les bras étendus, il vous ouvre ses bras pour vous recevoir et, dans cette attitude, il rappelle la parole du prophète Isaîe : 'J'ai étendu mes |

ains pendant tout le jour vers un peuple incrédule et rebelle. » Ce jour, c'est le temps présent qui. comparé à l'éternité, n'est pour ainsi dire qu'un jour. Jusqu'à l'heure de la conversion des Juifs, à la fin des temps, les bras du crucifix sont étendus et semblent vous dire : « Revenez à moi. Vous ne croyez pas, non crcdftiti^m, à ma miséricorde toujours patiente dans son attente, et pourtant tout Israël sera sauvé. {S. Paul, cb. xi. v. ab et 27.) Quand le nombre des Gentils sera complet, toute la nation juive se convertira, car il est écrit (ISAÏE, Lix, 20) : Il sortira de Sion un libérateur qui retirera Jacob de son impiété et je ferai alliance avec eux après que j'aurai effacé leurs péchés, »

C'est alors que la croix rassemblera les Juifs, selon le mot du prophète Isaïe (ch. lviii, v. 8) : « La gloire du Seigneur les protégera, et gloria Damini coïiiget te. » Or, nous avons dit que la croix était la gloire du Christ et la gloire du Seigneur devra resplendir sur eux, gloria Domini colliget te. Ecoutez encore Racine chanter la croix dans son poème :

Les maîtres des pays par le Nil arrosés

D'une antique sagesse eniin désabuses

Ont di^jj) de la eroix cmbnissé la folie.

A l'aspect d'un bois vil, le Parthe s'humilie

Et réunis entre eux pour la première fois

Les Scythes vagabonds reconnaissent des lois.

A l'Aulcur du soleil le Perse oITre un hommage L^Qae l'erreur si longtemps lui fit rendre à l'ouvrage. l'Des déserts Libyens le Tarouche habitant, I LeSarmale indocile, et l'Arabe inconstant rDe ses sauvages mœurs adoucit la rudesse, I Corinthese réveille, et sort de sa mollesse, I' Athéne ouvrant les yeux reconnait le pouvoir V Du Dieu qu'elle adora longtemps sans le savoir... I- Les Gaulois délestant les honneurs homicides I Qu'offre à leurs dieux cruels le fer de leurs druides, ^Apprennent que pour nous le ciel moins rigoureux k-He demanda jamais le sang d'un malheureux, LEt qu'un cœur qu'a brisé le repentir du crime FËstaux yeux d'un Dieu saint la plus sainte victime. I Sur vos têtes aussi luit cet astre divin h Vous que baignent les Hols du Danube et du Rhin, L' Vous qui buvez les eaux du Tage et de l'Ibère, f Vous que dans vos forêts le jour A peine éclaire, k'Et vous que séparant du reste des humains

Les mers avaient sauvés des fureurs des Romains,

Lieux où ne put voler leur aigle ainbilieuse.

Je vois dans vos climats la Toi victorieuse.

Au grand nom qui du monde a couru les deux bouts.

De l'Inde k la Tamise on fléchit les deux genoux.

La Croix a tout conquis et l'Eglise s'i^crîe :

Comment à tant d'enrauls ai-je donné la vie!

Et vous maintenant, ô Juifs, pour qui la croix est un suj . de scandale, vous oubliez qu'elle a été glorifiée par vot z: saint législateur Moyse,car il prit un jour un serpent d'airîk et le suspendit à une croix en disant : Quiconque après avez été mordu par un serpent, regardera cette image, sera guéri.

Et Moyse semble vous dire : Si je fais fondre l'image d'-» serpent, c'est pour 6gurer le mystère de la croix ; c'est pc^ ouvrir la voie dans laquelle s'élanceront les apôtres, q j'élève longtemps à l'avance cet étendard admirable et incon de la croix. Rien de forcé dans cette interprétation; écou plutôt le Christ approuvant cette figure antique et se l'ap] quant à lui-même, car un jour il dit à Nicodème : De mê que Moyse a élevé le serpent dans le déseit, de même il f; que le Fils de l'homme soitélevé, afin que quiconque croit lui ne périsse pas, mais obtienne la vie éternelle. (S. J.,ni, t

Eh quoi! ce serpent d'airain, malgré sa matière inaninia pu guérir tous ceux qui allaient périr par la morsure « serpents, et cela en vertu de ce qu'il était la figure du Cbr : et vous ne pouvez croire i\ la réalité et à l'efficacité de la ce* du Sauveur. Remarquez avec quelle autorité douce et tir; quille il nous montre l'Instrument de son supplice : Vc3 que nous montons à Jérusalem et le Fils de l'homme sera li"^ (pour être mis eu croixj. Et pourquoi, dit-il, nous montoJ puique seul il monta sur la croix. Ah! c'est que tous i disciples doivent partager ses souffrances selon ces paro du grand Apôtre ; Avec le Christ je suis attaché à la crc (Gal. III, v. 19), et ces autres : J'accomplis en moi ce qui manq aux souffrances du Christ. Tout chrétien, de loin ou de pr doit participer aux souffrances de la croix et s'en appliqila vertu et les mérites par la pratique des vertus austèr Celui qui veut me suivre, a dit le Sauveur, doit se renon lui-même et porter sa croix.

ilà

£t maintenant, qu*il serait intéressant, s'il nous était donné <Je le réaliser, le travail qui énuméreratt les fruits de la croix.

Savez-vous qui a tari le plus de larmes, guéri le plus de cœurs malades dans le monde? Le Crucifix, n'en doutez pas; lui seul a le secret d'adoucir la vie. Sur ses pieds bénis, les pieurs en tombant font jaillir une source d'espérance. En contemplant Jésus, on oublie la souffrance. A l'ombie de la croix, au murmure de la prière, la douleur s'endort, ou plutôt en s'élevant au ciel comme les eaux de la mer elle perd son amertume. Bientôt l'amour s'éveille dans le cœur de celui qui ''egarde la croix et sa magie céleste enchante si bien la souffrance que tout change. Le travail est un doux repos, peine s'appelle un bonheur, les amertumes sont des 'Oies et le sacrifice est presque une volupté, et au milieu «es plus grandes douleurs vous entendez cette étonnante parole ;

Ou souffrir ou mourir!

Eh bien, si malgré tout cela la croix vous répugne pour Votre compte personnel, respectez-la et ne l'insultez pas, car Ce serait insulter les deux cent milions d'êtres humains qui s'agenouillent devant elle. Songez que demain vous adorerez ^G que vous méprisez aujourd'hui et que ce sera sous l'éten- •dard delà croix que vous retournerez à Jérusalem.

Déjà sous son égide des armées de héros ont senti la flamme tivi plus pur héroïsme qui les a fait, au moyen âge, marcher ^t combattre pour la délivrance de la Terre Sainte, Le senti- **^ent patriotique n'entrait pour rien dans le soulèvement de «=es multitudes armées avec le titre de Croisés.

lorsqu'une dernière croisade vous reconduira à Jérusalem, '^^ous serez soutenus par la croix du Christ et par le sentiment "e l'exilé qui rentre dans sa patrie.

En attendant, nous ne ferons pas d'enquête pour savoir si

*^ procès doit vous être déclaré comme fauteurs des sacrilèges

^*^crïmis en ces derniers temps contre les crucifix arrachés de

^^r place d'honneur et brisés dans des tombereaux qui les

'"s.înaient à la voirie.

Au-dessus de ces sacrilèges, si vous en êtes coupables, il y

A quelque chose de plus criminel, c'est ]a tolérance des catholiques qui ont accepté ces mesures au iieu de défendre leurs crucifix jusqu'à l'effusion du sang et le sacrifice de leur vie. Ah! si du moins des protestations avaient été faites aussi éloquentes que celles de Montalembert en 1830, à l'occasion du sacrilège à Saint-Germain-l'Auxerrois! Le célèbre écrivain a tlètri la profanation de la croix en ces termes :

Il s'est trouvé dans ce monde de misères et de crimes un symbole de gloire et de vertu, dans ce monde où la force s'est installée rtvec l'esclavage, un symbole d'éternelle justice et de sainte liberté; dans ce monde de perpétuelle douleur, un symbole d'éternelle consolation. Celui qui s'est dit le Fils de Dieu a légué l'instrument de son supplice à l'humanité, at pendant dix-huit siècles l'humanité- s'est prosternée devaat « legs sacré.

Jusqu'à Lui, les riches et les rois avaient eu seuls des

msjgnes et des bannières, il en donne une aux pauvres, au

■ieii;c butnain tout entier, et les riches et les rois abdiquent

Icj. leurs pour l'adorer. La croix du Christ a présidé à toutes

Ifs J^,>^lia^^s du monde moderne, elle s'est associée à toutes

-*> -ijvcrsjlés et à toutes ses gloires. Elle ;i servi de base à ses

- '■ir.v>ii^ et d'étendard à ses armées; elle a consacré les

■.;> illustres de la civilisation comme les émotions

u's de la pitîé; elle a sanctifié les palais des

. ot ta hutte du paysan. Une croix a m;irqué où

Mhit sa p;itric. Une croix fut le sceau de la grande

^l^rre. Une croix surmonte la tombe de nos

k «t toujours c'est à son abri que l'humanité a

k«t »ji gloire.

.!o parure à nos vierges, de décoration à t\ueille nos derniers soupirs et couvre ■use par un Dieu mourant à son Eglise :i main jusqu'à son vicaire d'aujourd'hui, : cinquante-huitième fois, elle vient de L^ttraMes bénédictions sur la ville et sur

3T^x que la terre a reçu les premières , : . d'une égalité, la seot

. Elle est l'abrégé de notre histoire, le code de nos devoirs, la garantie de nos droits, le type de notre civilisation, le signal de notre affranchissement, le sceau de notre avenir.

Et maintenant, il s'est trouvé dans le monde un peuple qui s'est proclamé le pontife de la civilisation, le libérateur des nations, le maître de l'avenir, le pondérateur des droits et des intérêts européens, et ce peuple a BRISÉ LA CROIX. Ce peuple, c'est te peuple de Paris. Oui, il faut le dire, le peuple de Paris, car si nous dénions ce nom au groupe de forcenés qui ont accompli cet attentat, nous ne pouvons le refuser à la garde nationale qui l'a toléré, à l'autorité qui l'a encouragé, à la société qui l'a accueilli avec une glaciale indifférence ou une pitié dérisoire.

Naguère, au seul bruit de profanation que cette croix subissait dans une lointaine contrée, l'Europe s'ébranla et neuf fois un débordement d'héroïsme et de dévouement alla inonder l'Orient et proclamer le règne et la victoire du Christ. Aujourd'hui, c'est à peine si on lui accorde quelques pleurs, c'est à peine si deux ou trois journalistes s'émeuvent pour la défendre. Est-ce à dire qu'elle va disparaître à jamais. Non! il n'en sera point ainsi. Du sein de la nouvelle lutte que Dieu lui prépare, elle sortira non pas seulement vivante, mais victorieuse et le front ceint d'une couronne nouvelle.

A l'épreuve de la prospérité va succéder Tépreuve de la persécution, elle a toujours bu dans le calice quand elle a dû être invincible ; elle semblait avoir assez versé de sang pour prouver sa mission, mais puisque chaque siècle demande des titres de sa céleste origine, le siècle les aura, elle ne reculera pas devant son immortelle destinée. Aussi comme l'Eglise a raison de chanter :

Implela sunl quœ conctnil David fideli carminé Dicendo nalionibus Hegnumt a ligiio Deus.

Quand le Christ détruira comme David l'a dit Du prince des démons le royaume maudit, Et de l'humanité I9 misère profonde, Le Sauveur par sa croix régnera sur le monde.

Un poète moderne a chanté le crucifix en quatre vers b pathétiques :

Vous qui pleurez, venez à ce Dieu car il pleure, Vous qui souffrez, venez à Lui car il guérit, Vous qui tremblez, venez à Lui car il sourit. Vous qui passez, venez à Lui car il demeure.

il se rend au sépulcre avec Jean qui, étant plus jeune, .illa plus vite et arriva le premier, et quand Pierre et Jean revinrent le dire aux autres, tous ne voulurent pas y croire. Enfin, Jésus apparaît au milieu d'eux tous, à l'esceptîoa de Tboma» qui était absent: tous crurent après cetteapparilioneirannoocèrent à Thomas qui ne voulut pas accepter le témoignage lie tous les apôtres. Notre-Seigneor fut obligé de se montrer * nouveau, et Thomas s'y trouvant cette fois, Tapôtre incréduV^ entendit l'acceptation des conditions exigées pour cioi^ et qui consistaient à mettre sa main et ses doigts i&^^ les blessures.

Approchez, Thomas, lui dit Jésus, mettez vos doigts da*^ mes mains et votre main dans mon côté. Ah î Seigneur, s'écC* cette fois l'apôtre vaincu, je croîs, vous êtes mon Seigneur ^ mon Dieu. Et maintenant que vous êtes tous bien convaincu ^ * partez en mission dans le monde et prêchez la résurrection- Pas du tout, ils sont convaincus, mais ils ont peur, ils ^ ^^ cachent. Notre-Seigneur leur apparaît une dernière fois et i^^ conduit sur la montagne. Tous le voient monter au ciel, aprfe^ avoir reçu une dernière bénédiction. De cette fois, ils vor» ''' marcher et prêcher, pas du tout; ils tremblent toujours, il* , s'enferment dans un cénacle, ils y restent dix jours sans ose: ï | sortir, et la prédication de la Résurrection ne commence pt* | encore. Qu'attendez-vous donc, apôtres ingrats et timides "S Ils attendent le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit vient, etalofs- -^ intrépides comme des lions, ils prêchent la grande nouvelle^ -, convertissent, par l'organe de Pierre, sept mille âmes ec^ deux discours ; on veut lour fermer la bouche, on les saisi * et les frappe de verges- Après les coups, ils se réjouissen* d'avoir été trouvés dignes de souffrir ces affronts pour le non* ie lésas. Quel plaisir trouvent-ils donc à se faire battre i^ ■:.n mort qui n'est pas ressuscité? car à entendra *ie se convertissent pas, cette résurrection est ^ ,11e a été organisée par les disciples du crucifii

Lvttfkos enlever son corps ; car rien n'était plus facile k ïttger par l'exposé suivant :

ïètait environné par une ceinture de soldats, la e èUit énorme : de plus, elle était solidement

scellée. Pour franchir la troupe de soldats, il n'y avait qu'à attendre qu'ils soient profondément endormis, et pour ne pas les réveiller, il fallait desceller la pierre et briser les scellements sans aucun bruit, enlever la pierre et la déposer à terre, un peu plus loin, sans faire entendre le plus léger mouvement, prendre le corps et passer avec lui. par dessus les soldats, sans les toucher et sans les réveiller. Et pour preuve de toutes ces manœuvres exécutées comme nous les racontons, les Juifs ont pour témoins les soldats à qui ils ont donné de l'argent, pour dire que tout s'était passé comme nous vous l'avons exposé. N'est-il pas évident que si ces bons soldats dormaient à poings fermés, ils pouvaient assurer que tout s^était passé de la sorte, car des hommes qui dorment ne sont-ils pas des témoins irrécusables?

Est-ce que vous hésiteriez à condamner un homme à mort, si des témoins plongés dans le sommeil vous affirmaient que cet accusé est vraiment un assassin qui a commis son crime, tout à côté d'eux, pendant qu'ils dormaient. Or, tels sont les témoins du judaïsme qui nous affirment que le Christ n'est pas ressuscité et qui sont en opposition avec les témoins du christianisme, prêchant et mourant pour attester la résurrection du divin crucifié,

Les uns reçoivent de l'argent pour dire : Le Christ n'est pas ressuscité ; les autres donnent leur sang et leur vie pour attester la vérité de la résurrection. Les Juifs n'ont pu dire en parlant des soldats, que ces gardiens du tombeau étaient rendus à la cause des prédicateurs du christianisme, car ils affirment devant Pilate queleséducteur avait dit : Je ressusciterai le troisième jour; et ils expriment cette crainte qu'il pourrait-être enlevé par ses disciples qui ne manqueraient pas de dire qu'il était ressuscité et que cette erreur serait pire que la première, et pour l'éviter (ajoutent-ils) il était nécessaire de garder le sépulcre pendant trois jours. Que répondit Pilate? Vous avez des gardes, gardez-le comme vous l'entendrez. Nous regardons comme tout à fait providentiel le refus du gouverneur de donner des troupes romaines pour la garde du sépulcre, car les Juifs n'auraient pas manqué de dire : Le Christ n'est pas ressuscité, les soldats ont été soudoyés par les par-

tisans du Christ, et pour quelques pièces d'argent, les gardes de Pilate ont laissé enlever le corps du crucifié.

Mais» avec des troupes juives, il leurest impossible d'accuser de corruption, à prix d'argent, ces soldats qui sont de leur nationalité et qu'ils ont dû choisir parmi les plus incorruptibles. De là, pour eux, la nécessité d'imaginer l'opération de l'enlèvement du corps de Jésus pendant le sommeil des soldats. Mais par qui fut fait cet enlèvement, on ne peut en accuser d'autres que les apôtres. Or, il faut admettre que ces timides, ces poltrons du jardin des Oliviers, qui ont abandonné Jésus vivant, sont devenus tout à coup des braves, et même des héros pour exposer leur vie en faveur d'une cause si bien perdue. Leur maître est mort, que peut-il faire pour les sauver, pour les grandir aux yeux de l'univers qu'ils veulent conquérir, et ce cadavre, qu'en ont-ils fait? où l'ont-ils placé et caché pour mieux faire accepter l'erreur de sa résurrection?

N'insistons pas, des volumes par milliers sont entassés dans des bibliothèques nombreuses où le sujet et la question de Jésus vraiment ressuscité sont traités, dans des exposés lumineux et irréfutable s. Nous n'avons pas l'intention ni de les reproduire ni de les abréger ou de les analyser. Que ceux qui veulent s'éclairer cherchent la lumière. Nous n'invoquerons même plus le témoignage des onze apôtres qui paraît suspect aux Juifs, comme étant des gens vendus ou intéressés. ni celui des cinq cents disciples à qui Jésus se montra avant de remonter au ciel : il en est un qui nous semble plus extraordinaire, c'est celui de saint Paul, ce prosélyte ardent et fervent du judaïsme, ce persécuteur du nom de Jésus qu'il voulait eflfacer et noyer dans le sang des nouveaux sectaires, qui tout à coup embrasse la doctrine de la résurrection, et la prêche à l'univers entier. Dans quel but un tel revirement? Pour quel motif un changement si subit? Quelle gloire lui en revîent-îl, . quelle fortune y gagne-il, et quel apothéose en reçoit-il?"* Sa gloire fut de recevoir cinq fois trente-neuf coups d^ fouets ; sa fortune fut de travailler à son métier de corroyeu^ pour gagner son pain et ne rien demander à ceux qui devaien —

le sustenter. Son apothéose fut un bon coup d'épée, qui fi

bondir trois fois sa tête sur terre. Et saint Paul eût endur

^outcela, pour la glorification d'un homme qui avait dit de son vivant : Je ressusciterai, et qui, au lieu de ressusciter, serait resté mort; non pas même au fond de son tombeau, mais dans un endroit obscur où ses apôtres l'auraient caché. Et ce qu'il y a d'admirable et de convainquant dans ces affirmations de saint Paul sur la résurrection de Notre- Seigneur, c'est qu'il en démontre non seulement la possibilité et la réalité, mais encore la nécessité.

Entendez-le s'adressant aux Corinfhiens : « Entre les principaux chefs de la foi, je vous ai enseigné et donné comme en dépôt ce que j'ai reçu moi-même. Savoir : Que Notre-Seigneur Jésus-Christ est mort pour nos péchés, suivant les Ecritures, et qu'après avoir été enseveli il est ressuscité le troisième jour, selon les mêmes Ecritures, et qu'il s'est montré d'abord à Cépbas et après aux onze apôtres, et ensuite qu'il a été vu par plus de cinq cents de nos frères, en même temps, dont plusieurs vivent encore, tandis que les autres sont morts. Puis il est apparu à Jacques et ensuite à tous les apôtres, et qu'enfin il s'est montré à moi-même qui ne suis pourtant qu'un avorton, car j'ai persécuté l'Eglise de Dieu. Or, ce que les apôtres et moi vous avons prêché, vous le croyez réellement.» La foi, en la résurrectiondu Christ, avait été implantée parmiceshabitantsde Corinthe, à qui l'apôtre adressait ces paroles. Comment cette ville de Corinthe si florissante, située entre deux mers, ayant deux ports fameux qui attiraient de toutes parts le commerce de l'Orient et de l'Occident, aurait-elle accepté la doctrine de l'apôtre si elle n'avait eu pour fondement qu'une erreur aussi grossière, comme la fausse résurrection du Christ? et non seulement Corinthe, mais encore la capitale du monde, Rome ; la Rome païenne était déjà devenue la Rome chrétienne et avait embrassé non seulement la doctrine du Christ, mais une foi aveugle, entière et soumise à la résurrection du Dieu Sauveur, et cette vérité servit de démonstration au grand Apôtre qui prêchait la résurrection des morts à la fin du jonde.

Son grand argument est celui-ci : Si le Christ vous est omme ressuscité d'entre les morts, comment quclques- JM vous disent-ils qu'il n'y a point de résurrection des

morts? Mais s'il n'y a pas de résurrection pour les morts^ Christ n'est pas ressuscité. [Otez le genre il n'y a plus ' d'espèce.) Et si le Christ n'est pas ressuscité, vaine est donc notre prédication et vaine aussi est votre foi. Selon saint Paul la résurrection de Jésus-Christ est donc le fondement du christianisme ; si ce fondement est renversé, toute la religion tombe, la prédication des apôtres est fausse, notre foi est vaine et notre espérance de ressusciter est nulle. Voilà pourquoi si les Juifs veulent recevoir un bon conseil qui les aidera à ruiner la religion chrétienne, ce serait de dirigertous leurs efforts vers des preuves éclatantes, écrasantes, contre le dogme de la résurrection du Christ. Qu'ils ne s'évertuent pas à nous dire que le Messie n'est pas venu, qu'ils nous montrent simplement que le Christ n'est pas ressuscité, et pour cela qu'ils étudient dans les délibérations du Sanhédrin ce qu'il y a de plus fort contre ce fait merveilleux.

Pour nous, nous n'avons trouvé que cet ingénieux système de faire dire à des gens endormis ce qui s'était passé pendant leur sommeil. De nos jours il n'y a que des gens parfaitement éveillés qui puissent informer les dormeurs des faits qui se sont passés pendant leur sommeil. Quand le Sanhédrin régnait, les choses se passaient autrement. Les endormis étaient les instructeurs des gens éveillés. Pour notre part il nous semble que le Sanhédrin aurait dû inventer quelque chose de plus fort, de plus persuasif et de plus péremptoire. Que vous en semble? Au-dessus de la voix des nombreux témoins de la résurrection, il y en a une autre plus tonnante et plus éclatante, c'est celte des miracles; cet argument, nous rempruntons à une bouche plus autorisée que la nôtre, à la bouche d'or du Docteur Jean qui fut, pour sa haute éloquence, surnommé Chrysostome, C'est lui qui nous a inspiré de parler aux Juifs et nous estimons que tout Juif qui voudrait lire le saint Docteur avec un cœur sincère et loyal, deviendn chrétien après lecture; il lui suffirait de savoir support quelques épithètes blessantes échappées au saint Doctq dans la chaleur du feu oratoire dont il était si merveilleu^ ment animé.

L'orateur se dit que bien des gens demandent pourquoi !

^Ebrist ne s'est pas montré à tous les Juifs après sa résurrec-

KiOD, et il y répond en rappelant que la résurrection de Lazare

Ki'avait procuré d'autre effet que celui de décider sa mort, et

qu'en se montrant à nouveau à eux il n'aurait qu'excité leur

inutile fureur en aggravant leur culpabilité. En conséquence,

par ménagement pour eux, il se déroba à leurs yeux et ne se

manifesta que par le langage des miracles. Citons celui de

pierre et de Jean, qui montaient au temple pour prier et qui

■encontrèrent un homme boiteux de naissance qui avait été

onduit à la porte du temple ; or, en voyant les apôtres entrer,

1 se tourna vers eux pour en obtenir une aumône,

A leur tour, les deux apôtres jettent leurs yeux sur lui et

Pierreluidit: «Regarde-nous! » et il les regardait dans l'espoir

de race voir quelque chose. Alors Pierre lui dit: «Je n'ai ni or, ni

argent, mais ce que j'ai je te le donne : AU NOM DE JÉSUS

DE NAZARETH LÈVE-TOI ET MARCHE!» Et lui prenant la

main droite il lui aide à se lever et tout aussitôt il fut guéri.

Ses jambes et ses pieds s'affermirent, et bondissant, il se tint

debout et marcha, en sorte qu'il entra avec eux dans le

temple, marchant, bondissant et louant Dieu : Les Juifs en

furent remplis d'admiration et jetés dans l'extase, et comme

le miraculé tenait Pierre et Jean, tout le peuple s'approcha

d'eux, Pierre en profita pour s'adresser au peuple en disant :

« O Israélites, pourquoi admirez-vous ce prodige en jetant des

yeux étonnés sur nous comme si nous avions fait marcher cet

homme par notre vertu ou notre puissance. C'est le Dieu

d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jncob, le Dieu de nos

pères qui vient de glorifier son fils Jésus que vous avez livré

et renié devant Pilate qui voulait le renvoyer absous, car

Ljvous avez renié le Saint et le Juste et vous avez demandé la

ferâce d'un assassin. Puis vous avez fait mourir l'auteur de la

nie, mais Dieu l'a suscité d'entre les morts et nous en sommes

Bfmoins. Le discours de Pierre fît une impression profonde

Burle peuple, puisque le nombre des convertis fut d'environ

^fenq mille sans compter les femmes et les enfants ; mais à

Rarrivée des prêtres, des magistrats du temple et des Saddu-

Héens, les apôtres furent arrêtés et jetés en prison. Les servi-

^Burs ne sont pas mieux traités que le maître, et en reconnais-

H-not

ssnce d'un miracle ils reçoivent ud cachot pour récompense et les voilà traduits devant Anne, prince des prêtres, et Caïphe et Jean et Alexandre, et toute la race sacerdotale, pour répondre à cette question : «Par quelle vertu et au nom de qui avezvous fait cela?» Alors le Saint-Esprit s'empare de Pierre et lui inspire un langage et une éloquence inaccoutumés pour des idiots et des gens sans lettres : « Si vous nous jugez pour ■-notre bienfait envers cet infirme et par qui il a été guéri il ^ùt que vous sachiez tous avec tout le peuple d'Israël, qua pc'est au nom de Jésus de Nazareth que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, que cet homme est guéri er*^ votre présence. Il n'y a point de salut par aucun autre et i a . n'y a point d'autre nom sous le ciel par lequel nous puissions Mtre sauvés. »

m Et comme les juges de cette auguste assemblée apercevaîet».

cet homme, qui avait été guéri, ils se disaient : Que faire dL ■

ces hommes car ils ont fait un miracle manifeste, connu t*

tous les habitants de Jérusalem et que nous ne pouvons nie:^

mais il faut les empêcher de le divulguer et de parler du no:^

de Jésus au peuple. Mais la voix des miracles était plus for "M

[■que celle des principaux de Jérusalem, car le Christ avâM

prédit que celui qui croirait en lui ferait les œuvres qu'il fa^

ifit et même de plus grandes, et pourtant il avait chassé d «

•démons, purifié des lépreux, ressuscité des morts. Eh bi& -

■aprùs son crucifiement, des prodiges plus étonnants so

accomplis en son nom, car jamais l'ombre du Christ r~^3i

iTûppelé des morts à la vie, ce qu'a produit souvent l'oml ■■

Pdes apôtres. Avant sa mort, sa voix commandait à la natuc après sa mort c'est la voix de ses lieutenants qui invoque s -^ nom pour réaliser de plus étonnants prodiges. Or, ceci f~.= rossortir sa puissance avec plus de grandeur et d'éclat, cac: est plus extraordinaire que d'autres au moyen de son nczzz Accomplissent les merveilles qu'il accomplissait Iui-mêi«r:ï Or, c'est Ih une preuve irréfragable de la résurrection, car" Christ mort et non ressuscité, les miracles doivent périr n'évanouir rivec Lui ; or, loin de s'évanouir, ils devienn^ï=

tplUti brillants et plus glorieux, car ses apôtres n'ont qu'à Wrvir do son nom pour accomplir des prodiges semblabl ^ k : -. ^--^it

aux siens, ce qui entoure sa résurrection d'une lumière plus vive, puisque les prodiges qui suivent sa mort sont plus merveilleux que ceux qui la précèdent. Et ne contestez pas aux apôtres la puissance des miracles, car vous ne feriez que plus vivement ressortir leur vertu ; puisque, sans miracles, ils aurAieot amené au christianisme tant de peuples divers. Oui, Je plus grand, le plus inexplicable des miracles ce serait de voir la terre entière avec ses nations, ses villes, ses monarques, ses orateurs, ses philosophes gagnée à la cause du Christ et soumise à douze hommes sans fortune, sans considération, ignorants, obscurs et dépourvus de la puissance des miracles.

Au-dessus des morts rendus à la vie et des aveuples rendus

^ la lumière, et des lépreux guéris, regardez l'univers délivré

*^es ténèbres de l'erreur et les nations purifiées de la lèpre du

P^ché, le paganisme détruit et le christianisme répandu sur

'^ monde entier, ce miracle surpasse tous les autres. Ej si

^^ous regrettez que le temps des miracles soit passé, il en est

'^ qui dure toujours, celui de l'Eglise pouvant répéter la

P'^role de saint Pierre : Je n'ai ni or, ni argent, mais ce que

-J^^i je vous le donne et ce qu'elle donne vaut mieux que tout

*^*" du monde, et dans la personne de ses enfants toujours

*^ Hébreux elle se dépouille des richesses terrestres pour

I^Ouser la pauvreté qui fut aussi la sainte épouse du Christ,

* <luand elle n'a plus rien à donner ou qu'elle est impuis-

^•^te à guérir les malades, elle les soigne, elle les soulage,

^le leur donne des consolations et surtout leur inspire une

^iïlte et douce résignation.

^1 le miracle par excellence, celui qui les surpasse tous, ce

y*"*^ la miraculeuse conversion de saint Paul, qui ne fut pas

*~^"»]Vre des hommes, mais de Jésus lui-même, remonté au

*^1. Or ce Sauveur ne s'est point borné à le convertir, il l'a

^^Oétré de son esprit, il se l'est attaché étroitement par les

•ens d'une affection plus grande; il lui a fait supporter plus

*^e labeurs qu'aux autres apôtres, pour le bien de cette Eglise

^ laquelle il avait fait une guerre si cruelle. Il n'y a point

°-'^omme auquel il ait cru devoir découvrir autant de mys-

tères qu'il en a découvert à Paul, qui s'écrie : «J'ai entendu

rfp*

■lesv

lis à rhomnie

da Christ, qae aprës sa coDvers'attrilmer sa conver- [re de !e persuader, ■ o r tc is. ei il avoue que XTOir agi de bonne é.Cet hmmmÊt qae Les Juifs comblaient lE farmi cck ie la plus grande liberté, à embrasse tout-à-coup une b aon à chaque pas t s : Q w ftMilf WÊorior, je meurs chaque

rà — e iirt qootîdieape. il fallait que i ée U réalité de la résur- . Assss. c'est 4e sa booche que nous aimons r cet article de noti fpL Ok. fe^hEKteslKasBSatê. psce que saint Pau] l'a dit, s■fHli^■i&■M■mè4a■»^E^Èse. pourquoi ne la ferait-elle; fS fà >» |Mfc ■ o J rfMt ^ nous lisent!

R ^fmss. ^/ÊÈtaaÊt jomr% mptis sa résurrection, le Chrisi aMSko frr'wfr 4e ses aptees qui l'avaient suivi sur li T>*^7l-' a& a les béait arxst de s'élever et de disparaître à

T««V^ Kee» sa^tr WÊitaÉts p*its rt^Hgelisantis et annuntiantis >^V«àâ svrktMastigBe les pieds de celui qui évangélîse ï te f*à; et f qxte le texte des Septante le pro- : n «Kiate de (a terre Celui qui souffle sur ta ^j^^MH fanadte a«x «tti cticos. Or, celui qui est désigné' ^^g^iK ■yif'^T* Is tem et sooâsnt sur la face du monde, ^-^IhC* |«K crfattà nine qui dans une de ses apparitions au ^jg^ tfese» «fOœssoafia s«r eux en leur disant : c Recevez te $éM^^)?'tt. k Et pourqaoi souffler sur le visage de ses ■ jm]^^ \Ji; c>*t ^tt'ïl voulait, nne fois ressuscité d'entre ^^^lf^,^i«Ht«« «onde une vie spirituelle. Dès qu'il fut ' " «aporelle et terrestre, Adam reçut le .6tt£ le visage d'Adam, dit h

im.,Vm

sainte Ecriture et il fut fait âme vivante. Adam perdit les dons de la grâce répandus dans son âme. Le Christ vient de les lui rendre par son sang précieux, et son souffle divin répand les prémices de TEsprit-Saint dans les apôtres en attendant qu'ils en reçoivent la plénitude au jour de la Pentecôte. Le Saint-Esprit va venir et il opérera une création nouvelle. Emitte spiritum tuum et creabuntur^ et sa venue renouvellera toute la face de la terre, et renovdbis faciem terrœ.

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