CHAPITRE XV
d'après l'évangile, que faire contre les juifs?
Puisque l'Evangile est le code des chrétiens^ c'est dans ses pages que nous devons chercher les moyens de répression contre cette race envahissante. Et d'abord sont-ils bien catholiques, ceux qui demandent l'anéantissement des Juifs qui sont pour le christianisme l'argument le plus fort de sa divinité, car ils sont les gardiens de nos titres les plus authentiques, puisqu'ils gardent la Bible qui contient tant de prophéties relatives au Messie, fondateur de la religion chrétienne. Ce peuple, dans la pensée de Dieu n'est dispersé dans l'univers, tout en restant uni dans sa dispersion générale, que pour rendre témoignage devant les nations au Christ, que leurs pères ont refusé de connaître ; il sert de mémorial éternel au monde entier et à tous les âges. Ses infortunes sont longues comme les siècles, mais elles n'écrasent pas ce peuple indomptable.
Il supporte les massacres, la dispersion, l'asservissement, l'esclavage, la honte et l'opprobre sur toutes les plages, et il apparaît toujours comme un vainqueur au milieu des nations étonnées de son triomphe. Ce que Dieu garde est bien gardé, or c'est Dieu qui les garde. Et pourquoi les garde-t-il, Sï ce n'est parce que leurs livres sont divins, leur loi est divine à sa source et à son origine et qu'eux-mêmes sont le peuple de Dieu.
Sans prêtres ni rois, toujours unis, ils demeurent fidèles à eux-mêmes, et ne se mêlent jamais aux peuples qu'ils traversent. Il y a des siècles que les Juifs sont en France, sont-ils devenus Français ? Avant tout, ils sont Juifs. A ce titre et en cette qualité ils n'ont eu aucun scrupule de s'en prendre aux catholiques, de les gêner dans leurs processions, de faire laïciser ^os écoles, nos hôpitaux, nos cimetières, d'expulser de nos armées les aumôniers, les ordres religieux, et d'envoyer nos
séminaristes à la caserne. Tant que la lutte a été engagée contre la religion, la France ne s'est pas émue, mais un beau jour elle s'est aperçue que tous ses organes sociaux et politiques étaient envahis, car on retrouvait des Juifs aux premières portes, aux premiers grades militaires, dans les préfectures, dans le Parlement, dans les banques, drainant l'or français dans ses coffres-forts. Alors on a poussé les hauts cris d'expulsion pour rendre la France aux Français, et d'extermination générale, puisqu'on a prononcée ce mot à la tribune: Lâchez bride quainnte-huit heures aux arabes de l'Algérie, et les Juifs auront vécu.
Voulez-vous quelque chose de mieux, réunissez ce peuple dans une plaine immense, environnez-la de toute l'artillerie des puissances les mieux armées, ajoutez-y toutes les mitrailleuses existantes. Braquez-toutes les bouches à feu contre ce peuple remuant, encombrant et gênant, et en un clin d'ceil l'extermination sera complète.
Mais attendez, avant de mettre le feu aux poudres : laisseznous vous mettre sous les yeux quelques versets du saint Evangile. C'est Jésus qui parle : « Le royaume des cieux est semblable à un homme qui avait semé de bon grain dans un champ, mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l'ivraie au milieu du blé. et s'en alla.. Quand Tivraie parut, les serviteurs du père de famille vinrent l'en informer, et puis ils lui demandèrent pour aU«f l'arracher. Non répondit-il, de peur qu'en arrachant l'ivraîe vous ne déraciniez le bon grain, laissez croître l'un et l'autre jusqu'à la moisson. »
Voilà la sentence de Jésus contre les Juifs que vous vouliez exterminer: elle ressemble bien à la sentence portée contre la femme adultère : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre. » Pendant que les hommes dormaient, dit le texte sacré, n'est-ce pas la vraie description de ce que ce nous avons fait, nous catholiques? Nous dormons au lieu de veiller, alors l'ennemi du Chiist est venu semer de l'ivraie sur notre terrain. Ne nous en prenons donc qu'à nous du mal qui nous a été fait, et soyons plus vigilants. Puis, le Christ nous dit: N'arrachez pas l'ivraie, de peur de déraciner le bon grain ; ily a
parmi ces Juifs quevous détruiriez par une extermination générale, des îlmes qui se laisseront un jourtoucher parma grâce, et qui embrasseront le christianisme. Plus tard, elles feront plus de bien dans le champ de l'Eglise que tous les autres ne lui font de mal. Ne foudroyez donc pas la race entière à cause de quelques-uns que ma prescience distingue, et que ma Providence choisira pour la résurrection de plusieurs en Israël, Epargnons-don c ce peuple étrange et mystérieux, ajoutons surnaturel, comme le dit la chronique des Annales du Sacre- Cœur [Août qi^ . p. 307^ car il a préludé à l'Incarnation, au Christ, par qui les nations doivent être sauvées. La nation juive porte pour notre instruction sa Bible et les stigmates indélébiles dont la foudre à sillonné son front. Si Dieu l'a maudite pour plusieurs siècles, il ne l'a pas abandonnée à tout jamais à cause de ses pères, carissi'mi propter fratres. Il joue son rôle à travers les siècles en attendant le dénouement et la fiiî des siècles.
Ce rôle, nous ne le voyons pas, mais Dieu le connaît;
laissons les hommes s'agiter et Dieu les conduire.i Pous nous,
il nous suffit de dire que les conversions partielles des Juifs,
ne sont pas plus difficiles à Dieu, que ces autres conversions
que Qousvoyons se reproduire sur des adversaires implacables
^^ Christ et de son Eglise. Qu'est-il besoin de citer des noms
connus, ceux de Léo Taxil et de Miss Diana Vaughan. En
j connaissez-vous beaucoup de plus terribles que ces deux-la
►'«Vant leur conversion, qui a eu un retentissement si grand et
l*' éclatant. Avec un peu moins de bruit Dieu peut faire son
tûJUvre sur des âmes juives, et leur procurer le salut et la
iyérité en attendant que le voile de Terreur se déchire pour la
*^tion entière.