LES JUIFS ONT UN MOTIF DE MAUDIRE LE CHRIST
Les Juifs subissent une condanmation qui dure depuis dix-huit siècles et, naturellement, ils ne peuvent que maudire celui qui les a condamnés. Vous ne trouverez pas un condamné qui bénisse son juge et la sentence dont il subit les tristes conséquences. Quand nu for intérieur, il se sentirait coupable et digne du châtiment qu il endure, vous n'entendTezjamais ce malheureux vous dire : Béni soit celui qui m'a condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Eh bien! les Juifs savent que Jérusalem a été détruite, par une sentence divine, 40 ans, après le déicide. Pour ce motif on comprend qu'ils n'aiment pas le Christ, auteur de leur condamnation. Il reste a examiner si le Christ peut se justifier devant les siècles et devant les générations, du jugement qui a été porté contre Jérusalem.
Semblable aux magistrats de ce monde qui s'entourent de mille précautions pour ne pas prononcer une sentence inique, le Christ, par condescendance, a imité ces juges qui, avant de prononcer une condamnation capitale, prennent place sur un siège élevé, appellent autour d'eux de nombreux auditeurs, instruisent comme sur un théâtre public le procès de l'accusé, adressent leurs interrogations à haute voix, font lire publiquement les détails du crime, interrogent les témoins, s'efforcent d'obtenir du coupable des aveux, puis après toutes ces garanties et toutes ces formalités qui ont éclairé la justice des hommes, la sentence est prononcée.
Depuis le commencement du monde, Dieu, avant de punir les coupables, a pris des mesures semblables et de plus grandes encore pour épargner les châtiments aux malheureux pécheurs.
Avant de perdre la terre, remplie d'iniquités, le Seigneur donna à Noé un nom qui était une sorte d'avertissement
céleste et continuel de craindre la destruction du monde par le déluge. Le patriarche traversa les générations de son époque, prophétisant à tous les hommes les malheurs à venir : Un déluge universel couvrira la face de la terre, terrible sera la vengeance : car profonde est l'iniquité.
Pendant cent ans, Noé construisît l'Arche qui devait être le salut du monde. Ses contemporains voyaient son travail, entendaient ses prédictions; mais eux ne se convertissaient pas. Enfin le jour terrible arriva et la punition commença ; punition pleine^ de miséricorde, car Dieu, même dans ses châtiments, exerce sa bonté, et ce n'est ni par passion ni par colère qu'il réprime les pécheurs. Et ne me dites pas quVn détruisant le monde sous les eaux, il ne prend plus en pitié les coupables» car quand les hommes sont voués irrévocablement au péché et que chaque jour ils se font de nouvelles blessures et des plaies incurables, la punition qui leur est infligée est un acte de bonté ; surtout quand leur mort peut tenir lieu d*expiation.
Après les grandes eaux du déluge, un autre châtiment, celui du feu et de foudres terribles, détruit les Sodomistes. Cette pluie étrange et nouvelle fut plus terrible que la précédente. Mais avant dHnfliger le châtiment, Dieu montre au monde la perversité des coupables.
les anges qui vinrent trouver Loth pour le sauver, ne tiivnt que davantage éclater la per\-ersité de ceux que le feu du ciel allait détruire. Les habitants se mirent à entourer et Assiôj^er la maison hospitalière du patriarche qui avait reçu les euvows célestes, et malgré l'aveuglement subit dont ils tvuvnt tn^ppès^ ces infortunés ne se repentirent pas. Alors le K u du ciel u^mKi sur eux.
l os Avertissement furent plus nombreux et plus réitérés auxL huis avant le chv^nmem de Jérusalem: aux avertissements te v'hiiNt avait ajouté ses miracles^ aux miracles il joignit se^- Uu tuev>ix et ses larmes furent accompagnées de paroles atten — du\>aiUv\^ : ^ Ah! si lu connaissais ce qui te peut donner 1 kM^\ s^ v\Mn^ien de fois jai voulu rassembler tes enfant svMwmc ta poutc rassemble ses petits. > Par ces paroles. Die xxMuMo nous dtiv : Fsl-ce ma faute si les Juifs sont dispersés ^
^^VAvaht de les disperser, je les avais assez souvent- avertis, je ^^1 n'avais pas donné tant d'avertissements aux hommes qui ^^M construisaient la tour de Babel. Leur confusion, leur disper- ^^1 sion a été prompte et subite. Et si leur dispersion dure encore, ^^B n'est-ce pas parce qu'ils s'obstinent toujours à ne pas recon- ^^V naître mort Christ? Ma patience ne se lasse pas de les attendre; ^H mais s'ils se plaignent de la longueur et de la durée de leur ^H exil, qu'attendent-ils pour ouvrir les yeux? Je suis toujours ^H prêt à les rassembler et à les reconduire en triomphe à ^B Jérusalem sous l'étendard du Christ et à l'ombre tutélaire de ■^ la Croix.
■ Ah ! si les maîtres en Israël avaient vraiment à cœur le
■ salut de ceux qui mettent en eux leur confiance, ne devraieol- I ils pas emboucherla trompette du ralliement, ils ne perdraient I "en à leur influence et à leur autorité sur les âmes israélites. r Nous avons rencontré de ces âmes qui paraissent dociles et ' soumises envers leur rabbins.
' Loin de nous la pensée de leur prêcher l'insurrection. Nous
fixons vu une si grande dose de bonne foi dans ces âmes, qu'au lieu de les blâmer, nous n'avons pu que les plaindre.
Ah 1 s'il leur était donné non seulement de lire nos pages, mais encore de lire au fond de notre coeur, elles y découvri- '■''ient le zèle dont il brûle et le désir ardent qu'il ressent pour 'eurentrée dans le giron catholique.
Nous n'avons pas eu besoin d'un long entretien avec ces orties pour constater une certaine différence entre le judaïsme ^^ ïe christianisme relativement au prosélytisme.
Sous ce rapport, nous pensons que les Juifs ne désirent pas
'aire d'adeptes au judaïsme, ils croient que chacun doit vivre
^' ïtiourir dans la religion où il a été élevé, et nous les avons
^'^tfndus blâmer ceux qui quittaient leur religion pour se
^* ^Te israélites. Nous sommes un peu de leur avis à l'égard de
^^^'Vxx qui quittent une religion fausse pour embrasser le culte,
^^ pratiques et les cérémonies d'Israël. Mais nous catho-
**-i'\ies, nous ne saurions blâmer ceux qui viennent à la reli-
^'- ^3n du Christ : au contraire, nous applaudissons à leur bonne
^ généreuse inspiration. Sans violenter les esprits et les
^^urs, notre devoir est de faire la lumière auprès de ceux
qui, avec une intention droite, cherchent la vérité et 1
Elle n'est pas grande la distance qui sépare du christianisme les âmes juives qui sont dans la bonne foi.
D'ailleurs, nous avons remarqué en elles un certain respect pour le caractère du prêtre catholique.
Nous n'en dirons pas autant de ceux qui peuvent avoir reçu la vocation d'attaquer le clergé à tort et à travers. Pour quelques-uns d'entre eux, c'est leur gagne-pain et leur métier,
Qu'ils continuent cette sotte besogne auprès des naïfs qui trouvent quelque plaisir à lire de pareilles sornettes. Pour nous, nous restons calmes devant cette bave vomie par l'enfer, confiant en la parole du Christ qui a assuré que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre son Eglise et que, jusqu'à la fin des siècles, il serait avec ses Apôtres et avec leurs successeurs.
Au lieu des blasphèmes vomis contre le Christ, au lieu des malédictions contre le juste Juge qui n'a exécuté la sentence que quarante années après qu'elle avait été portée, et pendant lesquelles les apôtres ne cessèrent de la rappeler aux condamnés, les Juifs ne feraient-ils pas mieux de chercher à Être graciés? Est-il un seul condamné qui refuse sa grâce quand elle lui est offerte? L'amnistiegénérale des Juifs se fera à la fin des temps, mais il y a une foule d'amnisties particulières que la misécorde divine veut bien accorder à ceux qui la désirent ou qui la demandent. Demandez-la donc pour vous, demandez-la pour vos coreligionnaires, comme nous la demandons pour vous et pour eux, par les mérites du sang précieux qui a coulé sur le Calvaire et par le Cœur sacré du Christ qui ne cesse de battre pour vous.
Et maintenant, arrêtons-nous, car qui ne sut se borner ne sut jamais écrire.