‹ Pour et contre les JuifsChapitre 8 sur 55 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

VOCATION DES GENTILS A LA LOI D AMOUR. — PERSISTANCE DES JUIFS DANS LA LOI DE CRAINTE.

Saint Paul, terrassé sur le chemin de Damas et converti par un coup de foudre parti du ciel, osa écrire une épître ;iux Romains qui composaient le premier peuple du monde et le premier empire de l'univers ; mais tout en s'adressant à ces fiers Romains, l'apôtre des Gentils ne peut oublier ceux qui sont de sa race ; le souvenir des Juifs revient à chaque page, sous sa plume inspirée. Son amour pour ses anciens coreligionnaires transpire, dans tous les chapitres de cette magnifique épître, mais surtout se manifeste par cet aveu qui échappe à ses livres apostoliques : « Ledésirle plus ardent de mon cœur, mes prières les plus ferventes auprès de Dieu sont pour le salut des Juifs, car je dois leur rendre ce témoignage, ils ont du 7.èle pour la gloire de Dieu, mais leur zèle n'est pas selon la science. » Sans doute les Juifs connaissent la loi do Dieu, mais malheureusement il n'ont pas découvert que lo but linal de la loi c'était le Christ, et que ce Christil fallait confesser de bouche qu'il était le Messie et croire du fond du cœur que Dieu l'avait ressuscité d'entre les morts. A l'aide de ce seul flctj de foi te Juif peut être sauvé : Salvus eris ; mais au lieu de croire en Jésus, lesjuifsl'ont rejetéet il est devenu pour eux une pierre d'achoppement et de scandale.

Alors Dieu s'est tourné du côté des Gentils, et le prophète Osée a prédit cet appel divin et cette vocation à la loi de la ffrAce par ces paroles : « J'appellerai mon peuple celui qui n'est oas mon peuple, mabien-aimée celle que je n'avais pas aimée, et l'ohiet de ma miséricorde, ceux à qui je n'avais pas fait miséricorde. O vous qui n'étiez pas mon peuple, vous serez appelés les enfants du Dieu vivant. » Et l'Apôtre en tire cette conclusion qui a échappé aux Juifs depuis tant de siècles,

c'est que les Gentils qui ne cherchaient pas la justice ont

embrassé la justice qui vient de la foi et qu'Israé! qui cherchait la loi de justice n'est point parvenu à cette loi de justice. Constatez donc la différence entre les chrétiens et les Juifs. Les premiers ont trouvé la justice, ils l'ont trouvée sans la chercher; ils ont trouvé une justice supérieure à celle de la loi* judaïque : quant aux Juifs, ils n'ont pas trouvé malgré leur zèle; ils n'ont même pas trouvé une justice de moindre prix. Ah ! que le salut deviendrait facile aux Juifs s'ils pouvaient croireà Jésus ressuscité, salvus eris. Saint Paul leur promet le salut à cette condition. Car si Jésus-Christ, par sa vie, par sa mort, par sa résurrection, a pu réconcilier, avec son Père, le monde païen qui avant cette réconciliation était l'ennemi de Dieu, et d'ennemi est devenu son ami, que dis-je. est devenu l'enfant de Dieu, combien plus facileoaent Israël, qui est le premier né de Dieu, aurait-il pu recevoir l'esprit d'adoption en échan/e de cet esprit de servitude donné par loi de Moyse. La loi ancienne faisait peser sur les Juifs un esprit de servitude ; avec la loi nouvelle ils auraient eu la liberté. Sous l'Ancien Testament Dieu n'avait parlé que par des intermédiaires; sous le Nouveau, il leur parla par son fils. Autrefois les Juifs agissaient par la crainte des châlinients, maintenant ils pourraient agir sous l'inspiration de l'affection et de l'amour. Les hommes étaient dans la crainte et le tremblement en présence de la Divinité, jusqu'à la Venue du Christ, mais aussitôt qu'il est apparu il se montre aux apôtres avec sa mansuétude, sa bonté et sa douceur toute divine, et chaque fois qu'il tes voit dans l'effroi, il les rassure parce mot : Noîi timcre, n'ayez pas peur ; et comment en serait-il autrement du Maître, puisque son messager, auprès de Marie qu'il voulait prendre pour mère, a commencé par dissiper la crainte de la Vierge timide en lui disant: « Ne craignez pas, vous avez trouvé grâce devant le Seigneur. *

Tressaillez d'allégresse, ô femmes juives, voilà que l'une d'entre vous reçoit le salut d'un ange. Quelle femme incomparable qui ennoblit votre race et votre sexe ! Soyez fières de «qu'elle a été choisie dans vos rangs et dans votre nation. Toutes les femmes des autres nations peuvent vous porter Mvie parce que votre race a été préférée à la leur.

^^^^ Dans la loi nouvelle Dieu nous a communiqué l'Esprit- 1 H Saint qui n'avait pas été donné dans la loi ancienne, cor.for-

H mêment à la parole de Notre-Seigneur qui dit à ses apôtres :

H < Quand je serai retourné à mon Père je vous enverrai

H l'Esprit-Saint qui vous enseignera toute vérité >, ce qui fait

B dire i saint Paul : < Tous ceux qui sont conduits par l'Hspht

H de Dieu sont les enfants de Dieu, » et voilà ce qui manque aux

B Juifs. Il est certain que le peuple juif n'a pas encore reçu

I l'esprit < d'amour et de vérité >, il a reçu l'esprit de servitude,

■ mais nous, nous avons reçu l'esprit d'adoption qui est d'un

K ordre plus élevé et qui diffère de l'esprit de servitude. La

I lettre judaïque est une lettre d'esclavage. Les prescriptions

f mosaïques enlacent la vie entière des Juifs, ils ont sur leurs

pas, à U'ur pone, le cliiïtiment et la récompense, le tout parfaitement mesuré et pareil aux provisions quotidiennes des soi-viteurs, en sorte qu'ils vivent dans une frayeur continuelle.

Nous, nous n'en sommes pas là, nous n'agissons que sous l'inspiration do l'affection et de l'amour. Aux bienfaits de la Providence, les Juifs répondent par des blasphèmes; aux éprouves venant du ciel, nous répondons par des actions de Krflces, ot par la grAce de l'Esprit divin nous crions : Abba! mon P6ro. Les Juifs n'appellent pas Dieu du nom de Père dans louis prières. V.n vertu de cette prière que le Christ enseigna A SOS llp<^trl.•s, tous It's catholiques sont obligés de prier en ttppolnnt Dieu du nom de Père, et ce nom est le premier qui jiiillil do leurft lèvres sur les genoux de leurs mères. Aussi, l'Api'itro n'a pus hésité A dire aux Galates : « Dieu a rais dans nos Cduirs l'esprit de son Fils qui nous fait crier ; Abba ! mon Péri). » l.o Dieu des chrétiens, encore une fois, n'est pas le Jéhoviili tonniuit sur le Sinaï, ni le Dieu sans entrailles des Cnlvinistos- C'ost le Dieu qui veut nous sauver. C'est le Dieu do Bethléem ot du Cénacle et nous trouvons un océan d'anioui' iinnu-nso et vivunt, dans le cœur de l'Homme-Dieu, et c'est en son cit'Ur quo nous aimons, h nous perdre et à nous enivroi". P^ur exciter notre confiance, il se présente à nous U parcibolc Ju lîon Pasteur ou du Père de l'enfant pro- ,. j^ gQ laisse approcher de Marie-Madeleine et de la

Ile adultère et provoque ses accusateurs, s'ils, sont sans ê, à lui jeter la première pierre, mment se fait-il que les Juifs ont préféré vivre sous le de la crainte plutôt que sous l'empire de ce Jésus qui disait : Mon joug est doux et mon fardeau léger, et qui ' recommandait à ses apôtres d'aller d'abord vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Lui-même a borné sa mission évangélique aux confins de la Judée, en assurant qu'il n'avait été envoyé que pour les brebis perdues de la maison d'Israël, et en répondant à la Chananéenne, il lui dit qu'il n'était pas bon, de prendre le pain des enfants et de le donner aux chiens, ce qui toutefois n'excluait pas les Gentils, puisqu'il assura, que plusieurs viendraient de TOrient et de l'Occident et se reposeraient avec Abraham, tandis que les enfants du royaume seraient jetés dehors. (S. Matth., viii, ii-ia.)

Et saint Paul parlant aux. Juifs leur disait : Nous devons vous annoncer, à vous tout d'abord, la parole de Dieu, mais puisque vous vous en déclarez indignes nous allons dès ce moment vers les Gentils. (AcT. xiii, 4b.)

Mais à propos de ce régime de crainte subi par les Juifs, il faut que nous ajoutions que le Talmud, s'il était observé rigoureusement parles Juifs, placerait le monde entier sous un joug de fer et de sang. On vient de mettre sous nos yeux quelques articles dece Talmud que, pour l'honneur des Juifs, nous ne voulons pas prendre au sérieux. Le premier de ces atiicles serait ainsi conçu :

< 1° Dieu a donné toute-puissance aux Juifs sur les biens et lesang de tous les peuples. »

Il n'est pas croyable que les Juifs voulussent faire reculer la civilisation moderne jusqu'au siècle de barbarie.

ï 3° Il est permis de mentir aux non Juifs, si on y a intérêt, Cetarticle est trop déshonorant pour une religion qui se pique '^'origine divine. Dieu, qui est la vérité même, ne peut encourager ses serviteurs, au mensonge.

Dans le catholicisme, le mensonge n'est pas même permis pour sauver un innocent. Le code catholique est sans conteste, supérieur au code judaïque, si ce dernier préconise le mensonge pour un vil intérêt.

* y Le non-Jaif qui vole un Israélite mérite la mort, première partie. »Ob! si cet article est dans le Talmud, îi n'est certes pas extrait Je la Bible doat nous ne connaissons poar tout cbitiment qae ce qui soit : Œil pour œil et dent pour dent. C'est déjà bien assez, et la religion du Cbhst n'en exige pas aataat, mais punir un vol par la peine capitale, ceci réputé à tout code humain, à plus forte raison, uu code divin ne peut contenir une pareille sanction. (Deuxième partie de l'article 3.1 Mais il est permis à un Juif de faire du torl aux chrétiens. Oh ! messieurs les partisans du Talmud, vous nous permettrez de vous dire que cet article n'est pas contenu dans les tables écrites sur le Sinaï. Moyse, qui était si doux, aurait fait des objections au Seigneur avant d'inscrire une pareille théorie.

< 4* Le bien des chrétiens est pour le Juif, comme un bien abandonné, le Juif a le droit de s'en emparer, f Ici je suis un peu plus embarrassé, dans ma défense en faveur des Juifs. Beaucoup d'entre eux pratiquent si fort cet article, que nous voulons bien croire que le Talmud l'ait inséré dans ses pages, mais cependant nous connaissons des avocats juifs, et nous sommes très portés à croire que ces Messieurs, dans leurs plaidoiries, n'ont jamais eu l'idée de détruire le code français i>Our faire prévaloir devant les tribunaux, l'article de leur Talmud, sur le droit depropriété.

< \* On peut tromper un étranger et exercer l'usure envers lui. » U n'v a rien à dire ici. Nous sommes avertis; au lieu J'einpiuntfi'" aux banques juives, nous emprunterons au CWit foncier ou à toute autre banque qui prête au taux

,»' Si ï*"» lu'f* gouvernent dans un pays, ils doivent faire

.s.: ,»ux luifs. tous leurs procès contre les étrangers. » Cet

vxl A l'ordre du jour, sa mise en pratique a reçu

s,!kmi vWs tMus du suffrage universel jusqu'à ce que la

xv>n fusil d'épaule. Passons.

L\"wl pus tenu de respecter les femmes cl

,,..„IWt de la dernière immoralité, et ne prou*

sk^UP roUgion qui prêche une doctrine aussi

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nmorale ; mais nous n'avons rien à craindre : la femme Kéritablemeat chrétienne ne se prêtera jamais à la morale Bsraélite.

«8' Enfin, c'est une bonne œuvre de procurer la mort d'un Nazaréen. » Si le Christ était venu prêcher au monde une pareille doctrine, jamais l'univers ne se serait fait chrétien. Aussi, en vertu de ce dernier article, nous avons la douce espérance que la secte juive ne fera jamais de nombreux adeptes. Quoi! tuer son semblable serait une bonne œuvre! Il est à craindre que tous les assassins ne prient leur avocat défenseur de les faire passer pour Juifs partisans de l'article 8 du T4Imud.

Décidément le Talmud ne tient pas debout, ou plutôt admirons dans ce recueil un témoignage irréfragable de la divinité du Christ. Car le Talmud fut composé au 11* siècle et Jésus adressa à ses apôtres cette prophétie : « Ils vous chasseront de leurs synagogues, et le temps va venir où quiconque vous fera mourir croira être agréable à Dieu. » Cette parole était proférée plus de cent ans avant le Talmud. Si le Messie des chrétiens n'était qu'un faux dieu, comment aurait-il pu prévoir le huitième article du Talmud que nous citions tout à l'heure : C'est une bonne œuvre de procurer la mort d'un Nazaréen. Après cette production, ma foi au Christ devient inébranlable et je m'écrie ; C'est un grand prophète et plus qu'un prophète, et véritablement il est Dieu.

Avant d'aller plus loin, nous dirons à nos chers lecteurs

(Lue dans l'étude de notre sujet, il faut que la recherche de la 'érité se fasse avec une candeur absolue.

En général, dans l'examen d'une question religieuse, nous levons prendre garde à nos habitudes d'esprit, aux plis déjà aits dans notre intelligence, à notre éducation acquise, à de certains états d'âmes inconscients. Si nous voulons sincèrement arriver à croire, n'ayons de dispositions préalables d'aucune sorte, soyons des âmes de cristal. Sinon, sans nous en apercevoir, notre jugement sera en partie fait d'avance. Etre incliné, c'est déjà du parti pris qui germe. Nous ne terminerons pas ce chapitre sans constater que le Talmud n'est pas accepté par les Juifs, dit Caraïtes, qui s'en tiennent à la lettre

seule de la Bible : Dicite justo quoniam benè. Nous disons donc à ces Joifs qne c*est bieo. Mais au-dessus du bteo, il y n le très bien. Cette catégorie de Juifs devrait, pour le mieux, accepter l'Ancieuet le Nouveau Tesument, c'est-à-dire la Bible et le saîQt Evangile. Hoc fac et vives, qu'ils le fassent et ils vivront.

;hapitre vi:

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