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POURQUOI NOUS PREFERONS LE JUDAÏSME AU PROTESTANTISME

I L'abîme qui sépare le christianisme du protestantisme est

bien plus profond que celui qui nous sépare du judaïsme.

■ Entre les protestants et les catholiques, il y a un chaos pour

' Dous servir de l'expression d'Abraham, au mauvais riche ense-

veh dans l'enfer, qu'il est impossible de franchir, /r-2«5Wi:(irf.

Mais entre le catholicisme et le judaïsme, l'espace est moins

\ infranchissable. Et pourquoi? Ah! c'est que les catholiques

et les Juifs ont une même origine et cette origine est divine.

ILesdeux religions sont respectivement vraies et divines, la

Irévélation se trouve au berceau des deux. Voilà ce qui

/explique que malgré tous les sujets de reproches que nous

I adressons aux Juifs, nous aimons toujours mieux le judaïsme

I que le protestantisme.

A l'origine du peuple Hébreu, nous trouvons Jéhovah par- 'aot à Abraham, à Isaac et à Jacob, et sur le Sinaï à Moyse et P'us tard aux prophètes ; mais tous ces patriarches et tous ces prophètes étaient de saints personnages, tandis qu'à l'origine ''u protestantisme que trouvons-nous? Un Luther impudique *ï^i jette son froc aux orties ; un Calvin cruel et féroce. Il est ^ rai qu'aux deux cent millions de sujets catholiques on leur '^sproche d'avoir pour fondateur du christianisme un malfai- *eur, un séducteur et un perturbateur, cloué à un gibet, après ^o procès en bonne et due forme, mais nous répondrons que '^anscet ouvrage nous procéderons à la révision de ce procès, pour en découvrir les vices et l'injustice; et notre adorable Condamné sera réhabilité comme l'a été cette angélique victime qui s'appelle Jeanne d'Arc, car ce n'est pas parce qu'elle 3 été brûlée vive et que ses cendres ont été jetées dans le fleuve que nous refuserons de la reconnaître pour une héroïne, ^^your une martyre que bientôt l'Eglise va béatifier. La révision ^Bsu procès de Jésus n'a pas demandé quatre siècles comme

celui de Jeanne, Car, au troisième jour, le ciel envoyait ane protestation éclatante contre la sentence de Pilate. qui s'était lavé les mains, en se laissant arracher la condamnation à mort de Jésus. Un ange prenait visiblement possession du tombeau; la sentence de la terre était déchirée par le ciel, et le Vaincu du Calvaire devenait le Vainqueur de la mort: il sortait en triomphateur de son sépulcre et commençait à devenir le Dominateur des nations qui lui avaient été donnés pour héritage; il est vrai qu'il n'allait s'en emparer que par les mains de ses lieutenants, qui s'appelaient les apôtres et que cette prise de possession ne devait pas se réaliser, sans coup férir ; car une lutte épouvantable, acharnée, sanguinaire, allait bientôt commencer contre le christianisme et les prédicateurs de la nouvelle doctrine, et elle devait se perpétuer à travers les siècles, tantôt avec des armes meurtrières, et tantôt avec des lois hypocrites. Parfois les persécuteurs sont des adversaires étrangers à notre religion et d'autres fois ce sont nos propres frères qui s'arment contre nous et contre l'Eglise notre sainte Mère, selon la parole du juif Paul qui disait : Bientôt il s'élèvera parmi vous de faux frères.

Que les Juifs, rebelles aux tendres et miséricordieuses invitations de leur divin compatriote, s'insurgent contre les représentants du Christ, thaumaturges nouveaux et extraordinaires, dès la naissance de la loi chrétienne, ceci se comprend et s'explique, mais que les protestants, qui ne sont que des hérétiques, nous déclarent une guerre acharnée, ceci ne peut être admis même dans le cas où ces prédicants seraient dans le vrai, car s'ils sont de légitimes réformateurs et s'ils sont vraiment inspirés, ont-ils besoin d'employer des armes pour prêcher leurs doctrines et convertir les âmes au protestantisme? Est-ce que les apôtres étaient armés? Est-ce que saint Paul portait une tpdio pour prêcher le Christ, lui qui de persécuteur et de bourroHU était devenu une victime? Le lion avait été changé fn minpuu, plein de douceur comme son divin maître. Pouri|ii(il donc Luther et Calvin persuadent-ils aux puissances du liiiMulo *\o prendre le glaive pour soumettre le christianisme h Ih rifminw nouvelle? et quelle réforme que celle qui tolère Ifti (^ilmoM, l'plïUKion du sang et l'épanouissement de tous les

vices en y ajoutant la négation de la divinité de Jésus, du culte des saints et de la pureté virginale de Marie Immaculée. Ah ! tristes réformateurs qui n'ont que rage et fureur pour la destruction de cette Eglise, qui les a enfantés et qui renouvellent la colère de Caïn contre Abel, d'Ismaêl contre Isaac, d'Esaù contre Jacob, des fils de Jacob contre leur frère Joseph, et voilà que les Juifs fraternisent avec nos frères séparés plutôt qu'avec nous qui depuis la prédication des apôtres, continuons à travers le monde à faire connaître le Dieu d'Israël et à réaliser les prophéties de Jérétnie et d'isaïe.

Tous me connaîtront dit le premier, depuis le plus petit jusqu'au plus grand. Peuples de la terre, dit le second, convertissez-vous à moi, et vous serez sauvés parce que je suis Dieu et qu'il n'y en a point d'autre que moi. Tout genou fléchira devant moi et toute langue jurera par moi ; ce que saint Paul traduit par ces paroles : Toute langue confessera le Seigneur. Ce qui revient à dire que le christianisme parlera toutes les langues.

Eh bien, chers amis, sectateurs du judaïsme, qui de vous ou de nous travaille davantage à cette propagande? Est-ce vous qui avez entrepris la conquête du monde par sa conversion ^ aujudaïsrae? N'est-ce pas plutôt nous, catholiques, qui avons essayé et réussi dans l'entreprise de prêcher dans tout l'univers le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, et de le faire connaître, sur toutes les plages et sur tous les climats.

A tous ceux qui veulent se livrer à l'étude de la religion, nousleur apprenons: que le judaïsme a été une introduction diviae au christianisme ; nous leurs dévoilons toutes les sublimités des livres judaïques, écrits sous l'inspiration de Dieu; nousleur montrons toutes les grandeurs du culte judaïque, l'guratif du culte catholique. Nous leur expliquons toutes les prophéties des grands prophètes juifs et surtout les passages annonçant les temps de lavenue du Messie, et nous leur faisons toucher du doigt qu'à l'époque ofi le Messie est venu au "lûnde, le peuple en masse et les docteurs de la loi s'attendaient 3 l'apparition d'un Messie Rédempteur, avec cette illusion: C'est que ce Messie libérateur rétablirait le royaume d'Israël danstoute son antique splendeur, tandis que le Messie que

OiUAvons reça est venu sauver l'uDÎvers dans la pauvreté de RVl» at l'igaorninie de sa mort, en affirmant devant son juge eson royaume n'était pas de ce monde, ce qui voulait dire que 1«$ rois n'avaient pas à trembler sur leurs trônes, daus la cr;ilinte de perdre leurs royaumes terrestres, car lui, il venait donner un empire céleste. Malheureusement les Juifs se sont écriés: Xolumus hune regnare super nos, nous ne voulons pas de ce roi pour régner sur nous, et nous aimons mieux t'ompire de Césarque le règne de ce Jésus; A'^o» habemus r/gfm ftifi Cir^tirrm, et depuis ce cri, ils préfèrent tous les Césars du monde, puisqu'ils sont répandus sur tous les points du globe où leur race dispersée vit sous le gouvernement de ia nutio» «» milieu de laquelle elle naît et elle meurt ; car Dieu 110 leur a permis sur aucun coin de la terre, d'avoir do leur race et de leur tribu.

IHAPITRE VIII*

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