ODE XVII
Couché sous tes ombrages vers Gastine, je te chante
Bibliographie. -Odes. 1550 ai. 22), 64; i553,54; 1555(11, 19), 4<); 1560 (II, 20), 76 b; 1567 (11,20), 82; 1571 (11,20), 1573, 167; 1578, 148 ; 1587(11, 14), i36 ; 1592, 154 ; 1604, ''J'Zj 276 ; i6.3o, 333. OEuurcs. 1584 (II, 14), 3 12 ; 1609, 1623, 411. Blanchemain. Il, 157. Marty-Laveaux, II, 207. "
Variantes. — 89. S. d. corb-aux g. p. 1584. 1687.
Variantes. — 1-8. Dorique foresl, c'est à ce jour Que noslre muse oisive Veiil rompre pour loi son séjour, Aussi lu seras vive. Je le di vive pour le moins Aulanl que celles, voire De qui les Lalins sonl lémoins, El les Grecs, de leur tjloire. De quel présent le pui-je aussi Paier et satisfaire. Plus grand que cetui-la qu'ici Ma plume le veut faire ? i55o.
Autant que les Grecs par leurs vers
4 La forest d'Erymanthe.
Car malin, celer je ne puis
A la race future De combien obligé je suis 8 A ta belle verdure :
Toy, qui sous l'abry de tes bois Ravy d'esprit m'amuses, Toy, qui tais qu'à toutes les fois
12 Me respondent les Muses :
Toy, par qui de ce meschant soin
Tout franc je me délivre, Lors qu'en toy je me pers bien loin,
i6 Parlant avec un livre.
Tes bocages soient tousjours pleins
D'amoureuses brigades.
De Satyres et de Sylvains,
20 La crainte des Naïades.
En tov habite désormais
Des Muses le collège.
Et ton bois ne sente jamais 24 La flame sacrilège.
OBSERVATIONS
Le texte spécial à 1550 fit croire à l'éditeur de 1592 qu'il y avait là une Ode nouvelle: 1617 suivit ces errements, tout de même que Blanchemain et Marty-Laveaux.
Seule, l'édition de 1550 comprend 3 2 vers, réduits cà 24 dès 1555.
Le texte de 1560 est celui de 1555.
Bibliographie. — Of/es. 1550 (II, 23), 66 ; i553, 56; 1555 (II, 2o),5ob. ; 1560 (II, 20), 78, 1567 (II, 20), 83 b ; 1571 (II, 20), iSjS, 170 ; 1578, i5i ; 1587 (II, i5), 140; 1592, i58, 435 ; 1604, 1617, 286; i63o, 345. Œuvres. 1584 (II, i5) 3i3 ; 1609, 1623,415. Pièces retranchées. 1609, 69; 1617, 209; i63o, 639. Blanchemain. II, iSg, 462. Marty-Laveaux. II. 210; VI, 114.
Variantes. — 2. Il faut que je te vante i555. i56o. — 9. T., q. au dous froid de t. b. i55o. — i3-20. Toi, qui d'avanl qu'il naisse en moi Le soin meurtrier arrac/ies : C'est toi qui de tout esmoi M'aléqes et defasches. Toi, qui au caquet de mes vers Etans l'oreille oiante, Courbant' en bas les cheveus vers De ta sime ploianle. La douce rosée te soit Toujours quotidiane. Et le vent qu'en chassant reçoit L'alénante Diane. i55o. — i3.T. p. q. de l'importun s. 1587.
Le texte de 1555, 1560a été suivi jusqu'en 1587, sauf au vers 2 et au vers 13. De 1567 à 1584, aucun des 24 vers n'a été modifié.
Blanchemain donne deux fois cette Ode : son texte en 24 vers ne présente pas au vers 2 la variante de 1555, 1560, et au vers 13, il suit 1587. — Son texte en 32 vers nous donne un vers 13 qui ne se lit nulle part, et un vers 28 que Ronsard n'eût point signé. Et pourtant, tout à côté du titre, nous lisons (1550) qui est bien la seule édition dans laquelle cette Ode a compté 32 vers.