‹ Pour l'histoire de la science hellène [microform]Chapitre 21 sur 90 · II. — Le Système · texte numérisé non relu

II. — Le Système

5. Au sujet des opinions [)rofessées par Anaximandre dans un écrit sur la nature, les témoignages de Tanti([uité i)résentent d('s

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(^) Ou plutôt St-x planclio (7::vaç) Elle représcutait uu <lis({uc roud, ontouié par l'Océan, ri où l'Asie n'était pas plus grande que l'iMiropo; la Grè» • (Delphes ?) devait doue en «"'In' le erntn'.

(^) C'est sans doute à In niappenioude d' Anaximandre et à sa détermination

des dimensions de la Terre que se rapporte la donnée d'où provient le texte «!•'

Suidas : xai oX«o; ystoixcroia; 'jizrj-zûr.oi^vj so^iÇ;. Rien n'indique qu'il se soi'

particulièrement occupé d(^ fîéomctric et il n'est besoin que de lui supposer

les notions élémentaires que Thaïes avait apportées en Grèce.

obscurités et des contradictions faciles à comprendre. Cet écrit, peu dévelop])é et composé dans une prose encore embarrassée des tonnes et des images poétiques, devint bientôt difficile à comprendre, dès que les concepts commencèrent à se préciser; on le néglige;» donc pour se borner à des renseignements de seconde nmin" et dès lors Tensemble du système fut bien vite méconnu. D'jiulrc i)art, le défaut de criticpie ht attribuer à Tantique physicien les connaissances scientifiques devenues vulgaires et Tordre d'idées courant dans le siècle où Ton écrivait. Les données les plus values furent interprétées dans ce sens; ]>our n'en citer qu'un rxenq)le, Simplicius, apprenant par Eudème ([u' Anaximandre avait le premier spéculé sur la distance des astres, et sachnnt que l'observation des éclipses est le moyen d'obtenir des données à cet éuard. conclut que le Milésien connaissait la théorie de ces phénomènes, ce qui lui semble d'autant moins étonnant que Thaïes avait déjà prédit une éclipse de Soleil.

C'est là faire d'Anaximandre un Aristarque de Samos ou un l'jidoxe, c'est confondre l'auteur d'une hypothèse hardie sur un point inccumaissable de son temps avec Tinventeur du procédé <pii ])ermet de décider de la vérité ou de la fausseté de cette hypo-

llièse.

Il esl iiMilile de discuter par le menu toutes les erreurs analogues; b(»rnons-nous donc, tout en indicjuant les sources, à exposer Te'nsemble du système d'après la restitution de ïeichmûller (^).

Le phénomène le plus saillant dans le monde, dans le Ciel, Ts^cavôc, comme disait Anaximandre (2), c'est sans contredit le mouvement de révolution diurm' qui l'emporte suivant une invariable i^ériode. Or l'expérience mnis apprend que, dans un pareil mouvement circulaire, les corps les plus denses se portent au centre, les plus légers à la circonférence, ce qui concorde avec ce fait que la Terre où nous sonmies et Teau qui l'entoure nous apparaissent comme au centre, dans la partie qui échappe à Tinfati-

(») Shidien zur Geschiche (1er Begrilfe, Berlin, Weidmann, 1871, p. 1-70» -,',-.558. yeue Studien zur Geschichle dcr Begriffe, II, Gotha, Perthes, 1878,

(2) Il s.'iubh' aussi avoir (i). (2) employé Icxprcssion de monde [y-ôn^o;) avant les Pythagoriens, auxquels on l'a attribuée; mais il paraît l'avoir entendue dans un sens plus reslrrint et regardé le cosmos comme intérieur à Vouranos.

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