V. — La Conscience du Logos
11. Il (îsl iniilile d<^ remar(ju(^r (|U(' le roncept di* la |jersonnallt<* n'était luilh^rnenl élucidé à l'époque d'Iférarlile; on sait qu'en thèse générale la |)liilos()pliie anlicpie a négligé ce concepl ; mais, si elle a pu s'en passer, c'est une raison de plus pour reconnaître qu'elle adniiHtait naturelleuienl la notion vulgaire (jui (-orrespond à ce conctîpt et d'après lacpielle la conscience entraîne la personnalité.
/(dler (jui, contre l'opinion de leiclninillcr, refuse la eonsci<Mic<î à la sagesse qui gouvcM'ue le inonde d'Heraclite, est cependant obligé de faire une concession caj)itale. D'après lui, l'Mpliésien reconnaît une raison (jui dirige et pénètre tout, et il lui prête des attributs que nous ne prêterions qu'à un è'tie personnel. 11 nn' semble cpie pai- là la (pieslion est jugée.
Dire (|u'ï]éraclite ne distingue pas entre la raison subjective et la raison objective et qu'en tout cas il ne songe j)as à les personnifier, c'est déplacer la question, l^us le concept d'Heraclite est confus et vague, plus il doit, (M)mme attribut, lenfermer la conscience, et cela suffit.
Se demander si Heraclite s'est déjà posé la question et répondre que rien n'est moins vraisemblable, serait pr(d)ant s'il s'agissait de l'inconscience; mais, |)our la conscience, le cas est tout difTénnit. Si la question n'était pas posée, c'est (jue la réj)()nse affirmative allait de soi à une épocpie où les personnifications mjlhicpies formaient le fond de l'héritage intellectuel. L'Eon d'Heraclite est conscient, sinon comme le Zens d'Homère, au moins comme le Dieu de Xénophane, et sans doute aussi comme le (^iel d'Anaximandre. Ce sont les atomistes qui, les premiers, ont banni la conscience du monde.
Si Heraclite s'était représenté comme un moi la raison qui gouverne le monde, continue /cllcr, il n'aurait jamais pu considérer en même temps cette raison comme la substance dont les transformations produisent toutes choses. Pourcpioi non? A la vérité, il ne la distingue pas de la matière, mais il la concentre dans une forme particulière de celle-ci. C'était le dernier pas à faire avant Anaxagore; il n'en est que plus clair qu'avant ce dernier la con-
science humaine était attribuée à une substance matérielle, et que rien n'était plus simple, dès lors, que d'attribuer une conscience divine à tout ou partie de la matière universelle. Il suffit, pour le reconnaître, de pouvoir, un moment, oublier Descartes.
Zeller ne me paraît donc pas avoir vu juste sur ce point; il soulève des difficultés qui ne sont pas réelles, et en introduisant les distinctions modernes du subjectif et de l'objectif, après avoir bien remarqué qu'elles n'existaient nullement alors, les emploie au fond pour conclure. C'est surtout qu'il méconnaît ce fait indéniable que^ si les concepts de conscience et de personnalité n'étaient nulhîment éclaircis, les notions vulgaires correspondantes n'en étaient que plus vivaces, plus prèles à servir d'attributs affirmés par l'imagination, sinon [)ar le laisonnemenl.
' La difficulté véritable est tout autre, et, pour la bien saisir, il faut se rappeler (pielle a été réellement l'origine de l'élaboration <lu concept de personnalité. (Test la théologie qui, sur ce point, a mené la discussion, aux premiers siècles de l'ère chrétienne, à l'occasion du dogme de hi Trinité, plus tard de celui de la Grâce. Comment une distinction de personnes et de consciences peutelle se concilier avec l'unité de la substance? Comment le for intérieur de chacun de nous [)eul-il être accessible à une intelligence à laquelle on veut accorder la suprématie et l'universalité? Pour p(ui qu'on y réfléchisse, il est évident que ces problèmes sont soulevés presque identiqu(îment par les croyances d'Heraclite. Si le feu divin possède une intelligence, une conscience propre, s'il est elTeclivement la véritable substance dont Tànie humaine est formée, comment concilier cette conscience universelle et les consciences particulières?
Dire qu'Heraclite s'est nettement posé ce problème, serait évidemment trop s'avancer. Le seul fragment 08 où il semble quelque peu l'indiquer : « Il faut donc suivre ce qui est commun; le h)gos est commun, mais la plupart des hommes vivent comme s'ils avaient une sagesse propre », paraît avoir principalement une signification éthique, et ainsi, il ne peut être entendu dans le pur sens stoïcien. Mais la secte du Porlicpe n'a pas elle-même suffisamment agité la question, les solutions qu'en ont données les théologiens du christianisme le prouvent assez et nous indiquent en même temps celle qu'eut sans doute adoptée Heraclite, s'il
TANNER y
avait envisagr le pmljlèrnc de fnce. Comme <'nx, ileùl nié les (lilïiciiltés, ne pouvant autrement les résoudre.
En tout cas, TEphésien n'avait certes pas renfermé dans son livre ténébreux d'éni«;ine plus indécliillVa!)!.' qur er|j<'-là. L;. question de l'unité ou de la pluralité était désormais scudevée plus ou moins (^x|>licilemeul, non plus poui- la matière ou la substance eu général, uiais pour les faits de conscience en particulier. A l'opposé de ce qui avait lieu pour la matière, l'opinion vul«;aire se prononçait évidemment alors, <-omme encore aujourd'liui, pour la pluralité. La conscience eu ellet ap|)araîtà chacun comiue une « monade termée » dont il peut à volonté révéler ou cacher ks mystères. Lcn dieux hellènes étaient (M)nçus sur ce tvpe etla multiplication indéfinie en allait dès h)rs de soi.
Or, voilà un penseur cpii, plus on moins obscurémeni, éveille 1 idé(; de rallernali\e opposée, (pii. tout en laissant leur liberté aux c(uis(;iences particulières, les soumet à la connaissance et à l'action (rime conscience universelle, dune sa<j;esse suprême, d'un Lo<;os (pii anime tout homme vivant. C'est là le levain dont la fermentation dissoudra les croyances de Tanlique pcdylhéisme, tout en préparant celles des teuips nouveaux. La (picstion touche avant tout la rclioion; aussi a-l-clle été débaltuc do-uialiquemcnt la plupart du teuq)s, ce (pii n'était -ut'.pc une condition favorable pour le proj;Tès. Elle n'a donc pas sensiblemeiil avancé; d'ailleurs elle paraît, par sa nature même, appartenir aux régions les plus ardues de la méta|)hNsi(pie, au plus lointain domaine de rinconnaissable. Et cependaiu les récents progrès de la science viennent à leur tour de soulever un problème tout à fait analogue au fond, malgré sa limitation touJe spéciale, et dont la solution, si elle était possible, fournirait au moins un point d'appui pour des spéculations plus aventureuses. Mais cette solution est-elle vraiment autre chose qu'une chimère à poursuivre?
En (ont cas, le problème esl. au moins comme cadre, entièrement scientiTupie. En étudiant des êtres animés très inférieurs par rapport à nous, mais dont la simplicité relative est précisément de nature à permettre quelques aperçus nouveaux sur les mvstères de notre organisation comph'xe, on a reconnu ch-s individus accolés, soudés les uns aux autres, ayant une conscience propre, en tant que ce terme est applicable à cette échelle de l'animalité, et qui.
en même temps, constituent un ensemble général, un être total, qui paraît doué d'une conscience commune.
Si ces constatations ne sont pas trompeuses, la science pourra au moins, dans un avenir plus ou moins éloigné, préciser les conditions physiologiques pour la coexistence de ces consciences individuelles en communication les unes avec les autres. La psychologie peut profiter à son tour de ces travaux, et le concept de la conscience peut, à la suite, être élaboré plus com|)létement qu'il ne l'est aujourd'hui, arriver à une certaine précision scientiiique. Mais le problème métaph\sique restera sans doute toujours aussi obscur, aussi susceptible de controverse qu'il l'était au lemps d'Heraclite.
DOXOGRAPHIE D'HERACLITE,
1. TiiKOPiiR., fr. 1 {Siniplic. in pliysic.^ 6 a — Vois. 7:2. )o->)). — Hippasos de Métaponte el Heraclite d'Epiièse ont égaleinent admis un principe unique, mobile et limité, mais ils ont pris comme tel le feu, dont ils font sortir cl où ils font revenir les êtres par condensation et raréfaction ; le feu serait donc l'unique substraluiu ; car tout, dit Heraclite, est « écliange de feu ». Il adujet aussi un certain ordre et un temps déterminé pour la transformation du monde suivant une certaine nécessité fatale,
2. riuLOSOPUUMENA ( ' ), \ ( Do\. .')5<S. >--^b\), () ). — (i) Heraclite, le physicien, philosophe d'E|)hèse. déplorait toutes choses, accusant Fignorancede toute vie et de tout homme et s'apitoyant sur le sort des mortels; il disait que lui savait tout, mais les autres hommes, rien. — {i) Son langage est sensiblement en concordance avec celui d'Empédocle; il reconnaît comme principe de toutes choses la Discorde et l'Amour, comme dieu le feu intelligent, l'ait lutter toutes choses entre elles et ne leur accorde aucune stabi lité. — (3. — V<n>. :2I0. >(>- Jo ) Kmpédocle a dit que tout l'espace qui nous environne est plein de maux, qui s'étendent de la Terre jusqu'à la Lune, mais ne vont pas plus loin. |)arce que tout l'espace au-dessus de la Lune est plus pur; ce fut aussi l'opinion d'Heraclite.
3. Ei>iPHANE, IH, 20 (Do\. *)9r». — Heraclite, fds de Bléson, d'Ephèse, «lit que toutes choses viennent du feu et se résolvent en feu.
4. Hermias, i3 ( Do\. (iai. 17). — Peut-être en croirais-je ce beau Démocrite et voudrais-je bien rire avec lui si je n'écoutais pas Heraclite, qui pleure
( ' ) Ce passage des Philosop/iiimena est emprunté a une autorité beaucoup moins valable (jue leur source ordinaire.
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tout.en disant : « Le principe .le l'univers est le feu, il ;, <leux accidenf^ la raréfaction et la condensation, l'un actif, l'autre passif, Tun qui réunit, Tautre qui sépare. >, J'eu ai assez de tels principes, j'en suis soûl.
r>. AÉTii:s [, { CVors. 7i>. V,-;;. ;,. Heraclite et llippasc»s de Alélaponte : Le principe de toutes el.oses est le feu. car tout vient du feu et tout finit en feu. Son extinction donne naissance à rensenihle du monde; car tout d'abord la partie la plus f,M'ossière se resserrant sur elle-même forme la Terre, puis celle-ci, relâchée par le feu et se fondant, donne l'eau, qui s'evaporant d.'vient air. Inversement le monde et tous les corps périsscnl par le feu dans un emhrasemenf .
fJ. Thkoi.ohkt. IV, i, (d'après Aétius ). - llippas<»s de Métaponie et Heraclite, fils de Hloson, d'Kphèse : L'univers est un, toujours en mouvement, limité; le feu en est le principe ( hox. 2\),).
7. Aktils L — 7 rVi.is. 7:{. i5i. ILwaclite : l>ieu. c'eM le feu périodique éternel; la Fatalité, c'est le fo^-os artisan des êtres par la course contraire. — (,. (Cf. Doxo,::r. de Thaïes, H.) ,;{ (Do\. :{|2, (i). Heraclite, d'après quelques-uns, introduirait, d'après son principe unique, certaines particules miuima et indivisibles. - -^^ (Dox. :i-2(>. ,,,. || rejette de l'univers le repos et l'immobilité, <ar cela appartient aux morts; le mouvement est éternel pour les choses éternelles, passa-er p..ur les choses passagères. - •,; ,\o,>. 7:5. i-x». Tout arrive selon la fatalité; elle est identique à la nécessité. — -^.8. L'essence de la fatalité est le logos qui pénètre la substance de l'univers; elle est le corps éthéré, germe de la genèse du m.uide et mesure de la période déterminée.
8. AÉTits, 11 (Vois. 73, \:y-\X). - i. Le monde est un. — ;. f Le monde ne naît pas suivant le temps, mais suivant la pensée.]- ,i. Parménide Heraclite, Strafn, Zenon : Le ciel est de feu. - i {. Parménide et Heraclite : Les astres sont des feutrages de feu. - i;. Heraclite et les stoïciens : Les astres se nourrissent des exhalaisons venant de la Terre.
9. Aktius h (Vois. 7:;, {()-7i, i<,.. - ,o. Heraclite et Hécatée : Le Soleil est un feu intelligent, qui s'allume de la mer (au levant et s'éteint au couchant).-^.,. Heraclite : II a la largeur d'un pied dMiomme. - ■r> Il est en (orme de bassin un peu bombé. - x',. L'eclipse provient du retournement du bassin, dont le creux se trouve alors vers le haut et le convexe vers le bas, du cAté de nos yeux. - u;. La Lune a la forme d'un bassin - •^8. H en est de la Lune comme du Soleil; ces astres ont la forme de bassins et reçoivent les lueurs des exhalaisons humides; ils nous semblent le Soleil plus brillant parce qu'il se meut dans un air plus pur, la Lune plus pille parce qu'elle se trouve dans un air plus trouble. - -^9. AIcméon Heraclite, Auiiphon : La défaillance de la Lune a lieu suivant les retournements du bassin ou les variations d'inclinaison. — 3-2. Heraclite fait la grande année de iSooo ans.
10. AÊTUiS m. - 3 (Vois. 7i, i i-ii;. Le tonnerre provient du tournoie-
ment des vents et des nuages et du choc des premiers sur les seconds; l'éclair, de rinllammatioii des exhalaisons; les prestères, de l'embrasement et de l'extinction des nuages.
II. Aktius IV. — 3 (Vois. ~\. 3>). L'âme du monde est exhalée de l'huiiiide qu'il renferme; celle des êtres vÎNants est de même nature (de feu), provenant du dehors et du dedans. — 7. {Théodoret, V, •>.') — Vois. 7^),i). Les âmes (pii qiiiuciu le corps rejoignent l'âme de l'univers comme étant de même genre et de même substance.
1^. Aktiis N, •>.3(\(ms. 7(). 3). — Heraclite et les stoïciens ; L'homme commence à être complet vers la deuxième semaine (d'années), quand se produit la liqueur séminale; de même les arbres commencent à être complets, lorsqu'ils commencent à protluire des fruits.
13. Skxt. Iv\ii>ir., \\\. — 3^9 (Do\. :209). Les uns disent que l'intellect est extérieur au corps; ainsi pensait Heraclite, suivant -^nésidéme. — {\?.\) — \ Ois. 7.'^>. i()->S>. Ce logos divin, au dire d'Heraclite, nous l'absorbons en respirant et c'est ainsi que nous devenons intelligents, que le sommeil nous plonge dans Toubli, que le réveil nous rend la raison. Car. dans le sommeil, les pores des sens se ferment et notre esprit se trouve ainsi isolé de la communication avec l'extérieur; il ne reste que celle qui correspond à la respiration et qu'on peut comparer à une racine; cet isolement fait perdre la faculté de la mémoire. Mais au réveil, notre esprit se porte aux jiores des sens comme à des fenêtres où, rencontrant le milieu environnant, il reprend le pouvoir de raisonner. De même que les charbons rapprochés du feu subissent la transformation qui les rend incandescents, tandis qu'éloignés ils s'éteignent, de luéme la portion du milieu environnant, (jui est devenue l'hôte de notre corps, perd la raison par l'isolement et redevient semblable à l'univers par la communication au moyen de pores assez nombreux. — (i^i)- ^e qui paraît à tous en commun est assuré; ce qui ne semble qu'à quelqu'un en particulier ne l'est pas.
li. Oi.VMPiODOiiK ( In ineleor., 35 a — Dox. 19^. n. 3). — D'antres, parmi lesquels Heraclite, ont dit que la mer est une sueur de la Terre et que, de même que la sueur des animaux, excrétion de leur corps, est salée, de même la sueur de la Terre, excrétion de celle-ci. est salée; c'est pourquoi la mer est salée.
15. Ariis V>\m\\\^h{Ei,iscb. W L., XV, 20 — Vors. 80, 9-i5). Sur Tàme, Cléanthe compare les dogmes de Zenon avec ceux des autres physiciens et dit «(ue, pour Zenon comme pour Heraclite;, l'àme est une exhalaison douée de sentiment. Car voulant montrer que les âmes deviennent intelligentes par l'exhalaison, Heraclite les compare à des fleuves, disant : {voir fr. 22) et u les âmes s'exhalent des choses humides ». Ainsi Zenon, comme Heraclite, considère l'âme comme une exhalaison.
— lî)S —
16. M\<;kobe iSo/ig^e de Scipion, i, li— \oi-. 7i. > > >. — llôiaclite pliNsicien (dit que Tàme est; une étinr.lle de l'essence ^tellui^e.
vft-.
FRAGMENTS DHÈRACLITE | i |.
1. Ce verbe, qui est vrai, est toujours incompris des hommes, soit avant qu'ils ne l'entendent, soit alors qu'ils l'entendent pour in prennère fois. Quoique toutes choses se fassent suivant cv verbe, ils ne semblent avoir aucune expérience de paroles et de faits tels que je les expose, distinguant leur nature et disant <onnne ils sont. iMuis les autres hommes ne s'aperçoivent pas plus de ce qu'ils font étant éveillés, qu'ils ne se souviennent de ce qu'ils ont fait en dormant ( Il — 1).
2. Il vaut mieux cacher son ignorance; mais cela est difficile quand on se laisse aller à l'inattention ou ;i l'ivresse (GVIll — 95).
3. Ce n'est pas ce que pensent la |)liij)art de ceux que l'on rencontre; ils apprennent, mais ne savent pa^, quoiqu'ils se le figurent à part eux (^ ~ *7). — 4. Les inintelligents qui écoutent ressemblent à des sourds; le proverbe témoigne que. tout présents qu'ils soient, ils sont absents (\U — 34). — 5. Ils ne savent ni écouter ni parler (\ I — 19). — 6. Les chiens aboient après ceux qu'ds ne connaissent pas(CXV 97).
7. Sans l'espérance, vous ne trouverez pas l'inespéré qui est introuvable et inaccessible (Vil — 18).
8. Ceux qui cherchent l'or fouillent beaucoup de terre pour trouver de petites parcelles (\ni — 22 I.
9. f/homme éprouvé sait conserver ses opinions; le châtiment atteindra les artisans de mensonge et les faux témoins (CXMII — 28).
iO La sibvlle, de sa bouche en fureur, jette des paroles qui ne font pas rire, qui ne sont pas ornées et fardées, mais le dieu pndonge sa voix pendant mille ans (\II — 92). — 11. Le dieu dont l'oracle est à Delphes ne révèle [)as, ne cache pas, mais il indique (XI — 93).
12. L'un, qui seul est sage, veut et ne veut pas être appelé du nom de Zeus(LXV 32).
I I. Les chiffres romains entre parenthèses se réfèrent à l'ordre adopté par I\ Hywater, Neracliti Ephesii reliquiae, Oxonii. 187;. et ont été ajoutés par Paul Tannery à son exemplaire de mains; les chiffres arabes gras qui suivent renvoient aux fragments de Dicis. I
13. (Cacher les profondeurs de la science est une b«)nne défiance : elle ne se laisse pas méconnaître (CX\ I — 86).
14. hdi pol ymatliie n'enseigne pas rintelligcnce ; elle eût enseigné Pytha- -ore, Xénophane et Hécatée ( XVI — 40). — 15. Pythagore, fils de Mnésarque, plus que tout homme s'est applicfué à l'étude, et recueillant ces écrits il '.'est fait sa sagesse, polymalhie. niéchant art(X\'iI — 129). — 16. Dans l'riène, vivait Rias, fils de Teutame, dont on parle plus que des autres ( C\ll — 39;.
17. Mieux Naut étoulTer la dénu^-^ure qu'un incendie (GIIÏ — 43).
18. De tous ceux dont j'ai entendu les discours, aucun n'est arrivé à savoir que ce qui est sage est séparé de toutes choses (XVIII — 108).
19. Ceux qui parlent avec intelligence doivent s'appuyer sur l'intelligence commune àtous, comme une cité surlaloi. et mémebeaucoup plus fort. Car toutes les lois humaines sont nourries par une seule divine, qui domine autant qu'elle le veut, qui suffit à tout et \ icnt à bout de tout (XGI — 114).
20. Le peu|)le doit combattre pour la loi comme pour ses murailles
21. On ne peut pas descendre deux fois dans le même fleuve (XLI — 91). — 22. A ceux qui descendent dans les mêmes fleuves surviennent toujours d'autres et d'autres eaux (XLll — 12).
23. Ce sont de mauvais témoins pour les hommes que les yeux et les oreilles quand le^ âmes sont barbares (IV — 107). — 24. Les yeux sont des témoins plus sûrs que Ic^ oreilles (XV — lOiO). — 23. Les âmes flairent dansl'Hadès (XXXVIII — 98). — 26. Si toutes choses devenaient fumée, on connaîtrait par les narines (XXXVII — 7).
27. Ce monde n'a été fait par aucun des dieux ni par aucun des hommes ; il a toujours été et sera toujours feu éternellement vivant, s'allumant par mesure et s'éteignant par mesure (XX — 30). — 28. Les changements du feu sont d'abord la mer, et, de la mer, pour moitié terre, moitié prestère (XXII — 31 I. — 29. La mer se répand et se mesure au même compte qu'avant quela terre ne fût ( WIII — 31 ).
30. (L'être) toujours en lutte et en concorde ( \XV. Plat. Sopli. 24:2 e). —
[Au fr. 13, Tannery traduit le texte de Clément d'Alexandrie (Strom. V, c. XII I- ^8, 5), d'après l'interprétation de Mullach. Slahlin (Clem. Al., II, 3S4) orthographie (àTrtTTcr, O'.a^-JY.) et interprèle le texte de Clément d'après Plutarque. Vit. Coriol. 38. Diels (fr. 86) adopte et traduit le texte même de Plutarque : « La plupart des choses divines échappent à la connaissance, faute de foi ».]
.n. .Mort (lu l\:u, naiss.'Jiiro pour l'air: morl <l.- l'nir, lunssance pour l'eau (^^^ —76). — ;i:2. Un même cliemiii rt) liaul, m bas ( ÏAI\ — 60;.
3a. Le Soleil esl nouveau chaque jour (\\\II — 6).— 'M. Le Soleil ne dépassera pas les mesures; sinon, les Lrvnnies, sui\aiiles de Zeus, sau lout bien l<' trouver (\\|\ 94 ,. ;{:j. De l'aurore et du soir les limites sont l'Ourse, et, en face dr I ( Mirse, le (iardien de Zens sublime (l'Arclure) (\\\ 120). — ;j(). Sans b; S(deil, on aurait la nuit (\\\l — 99).
37. Ce qui est eonrraire esl utile; ce qui lufte forme la plus belle harmonie ; toul se fait par discorde f\f \l - 8). - 3<S. L'harmonie du monde est |);«r t<'nsions opp(.sées, connue pour la Ivre et pour rare( LVI —51 ). — 39. Il (aut savoir que la {.^Mierre est commune, Injustice discorde, que tout se fait et se détruit par discorde (L\fl — 80). 40. Il y a une harmonie «lérobée. meilleure (jue l'apparente et où le di<>u a mêlé et profondément caché les «linérences et les diversités (\LVII — 54;.
il. Tout reptile se nourrit de terre ( LV — U ). -.. 42. Le plus beau singe est lai<l en re«,'ard <lu -enre humain ( \CI\ - 82). — i3. L'homme le plus saj^e parait un siui^e devant Dieu (XCVIII 83;.
44. L'Kfcrnel ( A?rôv) esl un enfant qui j.)ue à la pe/fie ; la rovaulé est à "H enfant , L\\l\ 52). - La jjuerre esl père de tout, roi^ de toul, a désigne ceux-ci comme dieux, ceux-là comme ho esclaves, ceux-là comme libres (\LIV — 53).
4S Joigne/, ce qui est complet et ce qui ne l'est pas, ce qui concorde et ce qui discorde, ce qui est en harmonie et en désaccord ; de toutes choses nne et d'une, toutes choses (Ll\ - 10). - iC. Alème chose ce q.ii vit et ce qui est mort, ce qui est éveillé et ce qui dort, ce qui est jeune et ce qui est vieux; car le changement de l'un donne l'autre, et réciproquement (LXXVÏII — 88).
47. Il n'est pas préférable pour les hommes de devenir ce qu'ils Neulent G est la maladie qui rend la sanlé douce et bonne ; c'est la faim qui fait de même désirer la satiété, et la fatigue, le repos (Cl\ — HQ IHj.
48. Qui se cachera du feu qui ne se couche pas'.' (\\VII — 16) - 49. Contre le feu se changent toutes choses et contre toutes choses le (eu comme les biens contre lor et l'or contre les biens (WII 90.. - ",0 L;. foudre est au gouvernail de l'univers (WVIÏI 64 ). - 51. Le feu sut venant jugera et dévorera toutes choses ( \\\ 1 gg)
52. Mort est ce que nous voyons éveillés, rêve ce que nous voyons en dor-
mmes, ceux-ci comme
[Au frg. ',! la ir.,luctioM de Paul Tannery suit le texte de Ps. \r. De Mundo .01 a .0. Mohee (/^e/. I. S«,. que suit Diels, a .).,;, au lieu de .r.v v.v • < Tout ce <pii lauipe est mené au fouet ».! -ir.^.uioui
mant (L\I\ — 21 ). — TiiL Les morts sont à rejeter encore plus que le fumier; toute chair est cadavre ou partie de cadavre (I.WXV — 96). — :>i. De là ils s'élèvent cl deviennent gardiens vigilants des vivants et des morts (CWIII — 63).
.'iri. Il n'y a qu'une chose suge, c'est de connaître la pensée qui peut tout gouverner partout (MX — 41). — of). La loi et la sentence est d'obéir à run(CX -~ 33).
.^7. Les lilphésiens méritent rpie tous ceux qui ont âge d'homme meurent, que les enfants perdr'ut leur patrie, eux qui ont < basse Hermodore, le meilleur (Lenlre eux, en disant: «Que parmi nous il n'y en ait pas de meilleur; s'il y en a un. qu'il aille vivre ailleurs » (CXIX — 121 ).
58. Aussi faut-il suivre le ( lo<^os ) commun ; mais quoi(ju'il soit commun à tous, la plupart vi\«MU comme s'ils avaient une intelligence à eux ( XCII — 2).
59. P(»ni les âmes, la mort est de devenir eau; pour l'eau, la mort est de devenir terre; mais de la lene vient l'eau, de l'eau vient l'âme ( LXN III — 36). — 60. Le vivre et le mourir est en ce que nous vivons et nous mourons (LXVIIl — Scxt. llyjKtt. 111, .>:U>). — (il. Ils prient de telle- images ; c'est comme si quelqu'un parlaitavec les maisons, ne sacliant pas ce que' sont les dieux ni les héros ( CXX\ I — 5j. — 62. \\)ii- p. 1X9) (LXVII — 62)
63. Les hommes n'espèrent ni ne croient ce qui les attend après la mort ((iXXII — 27). — ()4. Les dieux et les hommes honorent ceux qui succombent à la guerre (CM — 24l — ().^. Les pitis grands morts obtiennent les plus grands sorts (Cl — 25). —()(). (Juand ils sont nés, ils veulent vivre et subir la mort et laisser des enfants poiur la mort ( LXXXV I — 20). — ()7. L'arc a pour nom (îio; (rir) et poiii- (eu vie, la mort (LXVl — 43 ).
()8. Le caractère pour l'homme est le daimone (GXXI — 119). — 00. II est diflirile de résister à la colère ; elle fait bon marché de l'âme (CV — 85).
70. L'homme ivre est guidé par un jeune eufa-nt; il chancelle, ne sait où il va ; c'est que son âme est humide ( LXXIII — 117). — 71. Où la terre est sèche, est l'âme la plus sage et la meilleure (LXXVI — 118). — 72. L'âme sèche est la plus sage et la meilleure. — 73. L'âme la plus sage est une lueur (aùyT)) sèche. — 74. C'est lame sèche, la meilleure, celle qui traverse le corps comme un éclair la nuée ( LXX V-LXXVI). — 75. L'homme dans la nuit, allume une lumière pour lui-même; mort, il est éteint. Mais vivant, «lans son sommeil et les yeux éteints, il brûle plus que le mort; éveillé, plus que s'il dort (LXXVII - 26).
[Vu fr. 71, Muliacli, (jue traduit Tannery, a lu o-j vr, au lieu de av/vr, (Diels 118) dans le texte de Pliilon transmis par Eusèbe ( l*raep. Ei\ VIII, i4 [Syg]).
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71). La |)n'S()m|)tiuii eM uiut iiial.itlie sacrée (lAW II — 46). 77. Le nannel liiiinain n';, ,,;,s ,le raison, le (li>in en a (\CVI — 78).— 7S L'Ihmmmmm-I .11. s(.t ,„„i, \^ dai.n..nf', romme râlant jmm.t n.omme. 1 7i). L liiMiiin»; niais est mis hors de lui par tout discours (XCMI 87) - 80. On ne connait.ait |>as le mot de justice, s'il nv avait pas dr perversité (lA 23). - 81. ( Vo/r p. ,So.) (CWMI , s-2. iHw\ est leur esprit ou leur inteiiijrence ? (G\I — 104).
8:{. ^<M^s descendons et nous ne descendons pas dans le même lleuve nous sfunmes et ne sommes pas (lAWI 49« ,. - 8i. Je me suis cherché .no.-mème , IA\\ 101). - 8.%. J/àne elunsirait la paille plutôt que l'or
( IjI — y ).
80. Le <lieu est jour-nuit. hJNer-été, guerre-paix, satiété-faim. -87 II se change comme quand <u. y n.éle «les parfums ; alo, . on le nomme suivant leur odeur ( \\\V[ — 67).
88. La n.er est l'^-aii la plus pure et la plus souillée ; p<,tahle et salutaire ."M.x po.ssons, elle est non potable,! funeste po.,r les hommes (LU -61).
81>. La f.x.ie a pn.,r n.aiire Hésiode ; elle prend pour le pl.m t^riun] savant eeî..i ,,ui ne sait pas ce quest le jour ou la n.iit : car c'est une même ehose ( \\\V - 57 ). - «0. Les médecins taillent, l.r..lent, tort.nent de «-ute façon l.s malades et, leur faisant un bi.M, .,u, est la même cl.o.e qunne maladie, redament une récompense qu'ils ne n.éritent guère f L\ III — 58). - 01. Le chemin droit et le cont<.urné e^t „.. et |<. même ' le el.emin en haut ou en bas est un <t le même ( L - 59. 60,) (loir la note qm suit les fragments.)
92. Ce n'est pas à moi, mai. a.i /o^^o. ,,„il est sage d'accorder nue l'un
devient toutes cho^^es (1 ^fi > <j'{ ii.; ....
^' OU). — .».;. Un ue comprennent pas comment
ce qui lutte avec S(M-même |)eut s'accorder (\L\ — 51 i.
04. Ce q.i'on voit, ce (p.'on entend, ce qu'on apprend. Noilà ce que i'estime da>antage f \NI — 55). ' ''
0.">. Les hommes se trompent pour la connaissance des choses évidentes comme llo.nère qui f..t le plus sag<. ,lcs Crées. Des enfants, qui faisaient la chasse a leur vermine, Toni trompé en disant: o Ce que nous voyons et prenons, nous le laissons; ce que nous ne voyons ni prenons, non. l'emportons » — 56. '
96. Les hommes ne saNcnt pas juger des choses obscures d'après les évidentes; ils ignorent que la nature humaine ressemble aux arts dont ils font usage. Car rintelligence des dieux a enseigné à imiter leurs u'uvres ; mais, si les hommes savent ce qu'ils font, ils ignorent ce qu'ils inntent. Toutes choses dissemblables sont semblables ; toutes choses diderentes «•ont concordantes, toutes non-parlantes, pariantes, toutes sans raison, douées de raison ; seulement le mode reconnu pour chacune est contraire, riar la loi et la nature, par quoi tout se fait, ne s'accordent pas sur les choses reconnues; la loi a été établie parles hommes pour <nix-mémes, sans qu'ils sussent sur quoi ils l'établissaient: la nature a été disposée par les dieux. Or, ce quia été établi par les hommes n'est jamais constant ni sur ce qui est droit ni sui- ce qui ne l'est pas ; ce que les dieux ont établi est toujours droit; \oilà en quoi diffère ce qui est droit et ce qui ne lest pas. ( llip|»oc.ates. De Victu. L ii. cf. \<»rs. 108. i5->.>.)
%OTK SUH I.K fra(;ment 01.
Due des sources les plus fécondes en fragments d'Heraclite se rencontre au Livre l\ de la Réfutation de toutes les hérésies attribuée à saint Ilippolyte f). Parmi ces fragments, il en est un qui se trouve entaché d'une co. I uption assez singulière en c(; q.r<'lle a entraîné des interpolations ridicules et que le sen^ du texte d'Héiaclite se trou\ e j)ar suite passablement défiguré.
Voici pour ce fragment (91 IVIullach) le texte de saint Hippolyle d'après l'édition (hunck(;r et Schneidewin)de (jcettingue, l85q, pag«' 410. où je rétablis toutefois les leçons du manuscrit indi.piées dans les annotations.
T/oXir, )) — f, TOji ôoyâvo'j toO -/.aXo'jfxivou -/.o/Àio-j iv toi vpa'jî''f>i -îptiTposrl îùOcîa ■/.x\ cj/.oÀiV,* ôrvo) vào 6|JL0Ù y.!x( x'jzÀft) Tzzçj'.i/Z'x: — « «xia Z'sxî» 97; a:', « xat f; aJTr^. » Ka't tÔ àvfo xa'i xô xaT'o sv lari xa''. tÔ ajTo. « '( )oôc avfo xcxTfo [xir, xai ùl•J•:rr^. »
l'our Ypa^ifov, Mullacl. et Kd. Zeller (11, p. 112, note i) lisent Ypa'j;:>.), correction bien inutile. M uiiach ponctue après xoyXtoy et substitue r.zo\fKy,z-:a.i à niy.i/ zxol:.
Duncker écrit rva^ifov, plus loin yva^îi'f.) pour ypa-jii'f.), enfin T.iody/ iix:
Au reste, L^d. Zeller ne reproduit pas la parenthèse et ne paraj)hrase le fragment qu'à partir de -ô avfo. en se demandant si l'identité du haut et du bas a bien été posée par Heraclite.
A cet égard, on peut répondre négativement. Il suflit de parcourir les pages où saint Hippolyte fait des citations du |)hilosophe d"l"q)hèse pour
(') J(* ne. donne pas ici à col ouvra}j;e le nom de PhilosojthumeiKt , parce que ce nom me semble devoir être réservé pour la première partie. | Les livres I à IV' formaient bien primitivement une unité spéciale sous ce litie. Cf. Paul Wkndi.and. lUppolilu.s Werke, III, Refulatio Omnium Ilaeresiuni (Leipzig, 191G), p. X et \V.|
être édifié sur la (jueslion. l/apol
qu'il t
rouve dans Heraclite I
|)()lof;isle clirélien relève les ideniifi
• cations
l'appui de son dire 1<
ont donc bien distingué 1 (|iii n'est pas de lui et ne f; dit : « Le haut et le b
es énonce en son langage à lui, puis cite passage qu'il a en vue. Les éditeurs de Ga-tt
es uiots a
ail n
ppartrnant à Heraclite, sauf j
\uc iroubler le sens. L'Kphé
le haut ou
Le cl
Ners le bas est
as sont une nién.o chose » ; il ;, dit : «Le cl
ingur >()ur yoaçje'f.)'/ poinr
sien n a
un et le
chemin ver
• ennin direct ou dét
même », de même que plus haut il d
L'authenticité de I
ourne est un et le
isait
même. »
a première des deux formules est
ormes ioniques du texte, qui n'ont citation qu'en fait Hippocrale ( Héracl., fr. 32, Alull
garantie et par les
cette formule doubli
ou I
pas ete conservées dans l'autre, et
ach). Ce que signifie
par
e voit assez. ; c'est l'unité de la I
transformation par laquelle I
oi qui préside à la
légère ou encore plus condensée ,l ,,|
a matière devient plus subtile et pi
us
Le sens de l'autre formul
rapprochement de I
il précédente est absol
plus pesante, pparaît de même immédiat
ement et son
sera,
dét<
par exemple, la transformât
liment justifié. Le cli
cmiii direct
ourne sera la même transformai
ion immédiate de feu en lerre • le cl
lemin
Qu'Heraclite identil
ie ces deux che
ion opérée par l'inlerméd
laire c
mins.
n a pas pour cela, co contourné.
cel
mme le dit saint II
a, pour lui, va de s<
ppol^l
le I AI
eau
oi. Mais I
e, identifié le droit et h
Reste à expliquer l'origine d
la ch
es inlei
ose est très simple.
Très probablement saint H
polal
ons. I>our la pieniière, ypa^ewv,
d'Heraclite, il co|)ie simpi
ppolyte n'a pas sous les yeux I
a mettre 9/,^/ (dit-il), coi
Plement un doxographe, Or celui-ci se I
ou \ race
pas H
éracliie.
"'ne ICI après /a, -JOÙ ôc', quand pourtant
aisse aile
mais lui-même qui parle ; puis il
ce n est
participe présent, comme, huit I
se coriige en
quer qu'il va donner le texl
Ignés plu«i haut.
ajoutant un
e exact. Cette I