Quant à la forme des astres et à l'explication des phases
et des éclipses, il est eu réalilé très dinicile de déterminer les connaissances et les opinions de Pvtlia«-()re.
Les témoignages qui attribuent à Parménide et qui tendraient dès lors à faire remonter au Samien la découverte que la lumière de la Lune est empruntée au Soleil et que nous voyons seulement la portion éclairée, s'appuient de fait sur deux vers de l'Éléate que Plutarque nous a conservés:
HA. NuxT'.^aè; r.ep\ yalav àXfojxcvov àXXorp-.ov Z)m;. 145. A'si nar.zav^o'jaa. r.cô; aùyàç fjcXt'o-.o,
Dans le premier de ces vers, on pourrait siq^poser que, par le mot àUsipiov (lumière étrangère), f^arménide fait simplement allusion à l'origine qu'il donnait au feu de la Lune, en la faisant se détacher de la Voie lactée lors de la genèse du monde; mais je n'hésite pas à contester l'authenticité de ce vers, qui me paraîl calqué sur celui d'Kmpédocle: