fr. 8, i
tout est. donc 'continu, et ce qui est touche à ce qui est. , Mais il est immobile dans les bornes de liens inéluctables, | sans commencement,, sans tin, puisque la genèse et la destruction ; ont été bannies au loin, chassées par la certitude de la vérité. | 85 j II est le même, restant en même état et subsistant par lui-même; | tel il reste invariablement; la puissante nécessité I le retient et l'enserre dans les bornes de ses liens. Il faut donc que ce qui est ne soif pas illimité; \ 81) | car rien ne lui manque et alors tout lui manquerait, i . . .
90 j Ce qui n'«sl pas devant tes yeux, conteuiplc-le pourtant comme sûrement présent à ton esprit. \ Ce qui est ne peut être séparé de ce qui est; I il ne se dispersera pas en tous lieux dans le monde, | tl3 | il ne se réunira pas. . .
I C'est une même chose, le penser et ce dont est la pensée; | 95 | car, en dehors de l'êlre, en quoi il est énoncé, | tu ne trouveras pas le penseï ; rien n'est ni ne sera ; d'autre outre ce qui est; la dtslinée l'a enchaîné ] poui être universel et immobile; son nom est Tout. \ tout ce que les mortels croient être <n vérité et qu'ils font j 100 i naître et périr, être et ne pas être, i changer de lieu, nnier de couleur. | Ma\s. puisqu'il est parfait f^ous une limite extrême. il ressemble à la masse d'une sj>/ière arrondie de tous côtés. I également distante de son centre en tous jioinls. Ni |)lus \ 1051 "' moins ne peut être ici ou là; | car il n'y a point de non-être qui empêche lêtre d'arriver à l'égalité; j il n'y a point non plus d'être qui lui donne 1 plus ou moins d'être ici ou là, puisqu'il est tout, sans exception. ] Ainsi, égal de tous cotés, il est néanmoins dans des limites, j 110 | f arrête ici le discours certain, ce qui se pense \ selon la vérité: apprends maintenant les opinions humaines; | écoute le décevant arrangement de mes vers. 1
Sur l'opinion. — On a constitué pour la connaissance deux formes sous deux noms; 1 c'est nnc de trop, et c'est en cela que consiste Terreur. \ 115 j On a séparé et opposé les corps, posé les limites j qui les bornent récipro- (luement; d'une part, le feu élhérien, la flamme \ bienfaisante, subtile, légère, partout identique à elle-même, | mais différente de la seconde forme; d'autre part, celle-ci, \ opposée à la première, nuit obscure, corps dense et lourd. I 120 j Je vais t'en exposer tout Tarrangement selon la vraisemblance. \ en sorte que rien ne t'échappe de ce que connaissent les mortels, i. . .
|i22| Mais puisque tout a été nommé lumière ou nuit, \ et que, suivant leurs puissances, tout se rapporte à l'une ou à Tautre, | l'univers est à la fois rempli par la lumière et par la nuit obscure; \ 125 1 elles sont égales et rien n'e>t en dehors d'elles. I . . .
fr. 1, D.
fr. 8, 3j-Gi.
fr. 9.
'2oi
hiO] F.es plus étroites (couronnes) sont remplies de feu sans mélanfïe; ' les suivantes le sont de nuit; puis revient le tour de la flamme. Au milieu de toutes est la Divinité «jui gouverne toutes choses; i elle préside en tous lieux, à l'union des se\es et au douloureux enlantement. ! 130 | C'est elle qui pousse la femelle vers le mâle et tout aussi bien le mâle vers la femelle. . .
1 |:>-J Klle a conçu l'Amour, le premier de tous les dieux. ...
Tu sauras la nature de l'éther. cl dans létlier tous les signes et du Soleil arrondi la pure 1:]") lumière, ses ellets caché- et d'où ils proviennent; tu apprendra» les ceuvres vagabondes de la i.une circulaire, sa nature; tu connaîtras enfin le ciel étendu tout autour, tu sauras doù il s'est formé et comment la nécessilé «pii le mène Ta enchaîné i pour ser>ir de borne aux astres... liO Gommeni la Terre, le Soleil et la I.une. iéther commun, le lait du ciel, l'Olympe le plus reculé et les astres brûlants ont ( ommencé à se former. . . I ii | Urillant pendant la nuit. cll«: roule autour de la Terre sa lueur étrangère.. . l i5 Kegardanl toujouis vers la splen- (h'ur du Soleil. ...
I \U\\ Tel est, soit d'une façon, soit de l'autre, le mélange qui forme le corps et les membres, telle se présente la pensée (vov;) chez les hommes; c'est une même chose I que l'intelligence et que la nature du corps des hommes , en tout et pour tous: ce qui prédomine fait la pensée. ; ...
l.'iO A droite les garçons, à gauche les filles. ! ...
C'est ainsi que, selon l'opinion, ces choses se sont formées et qu'elles sont maintenant et que plus tard elles cesseront, n'étant plus entretenues.
I 153 I A chacune d'elles les hommes ont imposé le nom qui la distingue-.
ËK
lu
Ir. i> 1).
fr. i3.
l'y. lo.
fr. I I.
i/,î-i4i = fr.
iîG-i4y = fr.
i5o=:fr.
i5i-r")3 = fi-.
ma
'If