‹ Pour l'histoire de la science hellène [microform]Chapitre 62 sur 90 · AU · texte numérisé non relu

AU

fondre est la lr,isi<»n dv l'ôrlair. - S (^iiO, i<,). I-.iniHMiorl. H 1rs sloiVions : L'hiver est produil i»ai la pn-d^iiiiiiaïuc d.' l'air <|"'i t«'iid à sr dilalrr et à «ra^îiior 1rs i.arlies snpérirurrs ; l'été correspond an contraire à la inédonunance du Im, «|ui tend à «:a}:nrr l»«s parlirs inlV-rirnn's. - l(i ("211, 0). Kiiipé- <lt»ele : La in.r .st la sn.nr dr la Terre éel.anlTér par W Soleil (elle est salée) à .ansr dr la lorc. dr erllr rlianlïr. (CI'. Ah'.nnHl. in nu'tror., [) n : ( hn-Lpirs-nns p.Misrnl (pi." la ni.r est eonirnc nnr snenr <1.' la T.-rre: eliaulTée par !.• Solril, rlle a jrte e.llr lintnidilé, (pii rsl salée dr même (pf la snr.ir. Ce fnt l'opinion d'l']n»j>édoelr),

17. Ai'.Tu s, IV (I)ox. :iSO). ". (Throdorct). ï/àmr .-si nn mélanj:.' dr la snbslanee élhérien,.e et de l'aérimn.-. - 'i (Vors. ^2^>^2, ".S). Le principat apparlirnl à la composition du san-. (Voir Dovonr. de Pannénule, 14.) - 7 [Thêoihri'L Dox. :ii:h>).L'àm<' rsl incorrnpiibir. «K Dox. iiîM»). L<s sens sont Iromprnrs. (Vors. "2^2-2, vH). L.- plaisir rsl pror.iré an srmMaldr par Ir s.-ml.lal.lr, .lans l'addili.u, dr rr qni lail délani : m sortr ,,nr ponr <|ni man-pn' il V a désir dn srnddal.l.-. La .lonlmr rsl Irlïrl .«..Irairr, car il y a éloignemml récipnxpir rnirr lo.il er .p.i dilYérr par la romposilim. rt 1.^ mode d'n.iion drs élénirnls.

18. AiVriLs, IV. Il (Vors. -2^21, W)). l-mpé.lorlr présrnir drs passa^res ,,„i prnvrni élrr enlendns, 1rs nns ponr l'rxplical i»Mi dr la vision par les rayons, l.«s anhvs ponr crllr an moyrn .1rs ima-rs; 1rs drrnirrs sont l.'s pins consi»léraldrs, car il admrl 1rs émanali.ms (i-ôopo'.a-). «» <--•» '^)- '^''^ ima<;rs dans les miroirs son! prodnites par les énianalions «pii s'arrèlrnl snrlrnr snrfacr <'t <pii s(m»I rrlonlé.'s par l'élénirnt i-né, Ir.inrl sr .léfra<,'r du miroir ri <lonl 1rs conranis les rntraînrni av.c l'air cpi'rllrs n-nconl reni •

,5 (^M^2, |,|i. Landilion se prodnil par Ir clioc du sonlllr sur Ir carhlajjc

(pi'il .lil rtrr snspeniln à linlérienr <1<' l'orrill.» comme nn ballant dr clo^

•chrllr. iC) i;2±i, -X'}). Les o«lenrs s'int nulnisj-nl lois drs monvrmrnis «l'ins-

piration drs ponmons: anssi .m ..e les sent pas lorsqne linspirat ion est péniWIr ri rniravér, comme «lans les rhnmes. - >> (^2L% '^o). La première inspiration dr l'animal a lim l<ns<pn« s'évacnr Ir li.piidr (p.i hai«rnr 1rs nonvran-nés et qne l'air exiérirnr entrr dans Ir vidr par les cananx ouverts: ensnitr, la clia- Jrur internr, Irn.lant à séchapprr an drlnns, rrponss*' l'air, ri d y a rxpiration; elle cédr à la pression dr lair ri lui p.rmrt <l.' rentrrr : nonv(«llr inspiration. Kniin. dans l'état normal, c'est Ir san- ([ni, sr portant vers la surface ,ln corps, chasse par son alllux l'air .pii sort par les narines (expiration), puis renirr (inspiration) ponr occnprr Ir vi.lr laissé par Ir san-^' lorsqu'il r.«l(»urn<> m arrière. Kmpédocir lail nn rapi)rochem<'nl avr.- la clepsydre.

11». Aktiis. V (Vors. ^2L'i, 9.8-35). — 7. Le mâle on la IVni(dlr naît d'après la chaleur ou le froid; il raconte que, par suite, les premiers mâles sont nés de la Trrre vers le Levant et Ir Mi«li, les femelles vers le NonL — - 8. Les monstres proviennent <le l'excès ou du défaut «le la semence, ou d'un Irouhle dans son mouvement où de sa division en plusieurs parties, ou de ce qu'elle se détourne.

Il semble ainsi avoir prévu toutes les raisons possibles. — 9. Les jumeaux et les trijumeaux viennent de la surabon<bince et de la division de la semence. (Cf. Censorinu^, VI, .)-i() [-2I(>, 7-ri]) : La iiaissance accidentelle des jumeaux est attribuée par Ilii)i)()n à la cpianlité dr la semence qui se diviserait en deux lors«pi'rllr s<rait en plus cr,ande abondance qu'il n'est besoin pour un seul rnfanl. C'rsl anssi à peu près ce que semble avoir pensé Lmpé.locle, <pii, à la vérité, ne donne pas <le motif à la division. Il <lit seulement (pi'elle se fait, que, si 1rs drnx parlirs oc.iqxnt «les endroits éjïalement chan«ls, il y a deux enfants màlrs; ponr des places également froides, deux (illes; si une place est plus chandr, laulre plus froide, h'S sexes sont différents.

20. AiVrii s, V (Vors. 215, 'V>-21f), S). — fj. Les ressemblances des enfants avec leurs parents ])roviennenl de la prédominance des semences généra- Iric.s, la dissemblance est du.- à la dissipation de la chaleur de la semence (Cf. Ccusorinas, VI, 0 : Sur ce snjrl, voiii 1rs distinctions que fait Kmpédocle : si dans hs semences des i)arenls il y a une é-ale chaleur, il naît un garçon send»lable an i)ère; pour un Iroid é-al, une fille semblable à la mère; si la semrncr du père est plus chaude, crllr de la mère plus froide, il naît un garçon qni ressemble à la mère; si, an contraire la semence du père est plus froide et crllr dr la mèn- i)lns chandr, il naît une fille «p.i ressemble à la mère.) (Voir aussi p. 25o.) — La conformation du fœtus est soumise pendant la grossesse à l'imagination des femmes; souvent elles se prennent d'amour pour des statues ou des tableaux et ont des enfants qui ressemblent à ces objets.

21. Aktius, V (Vors. 210, l i-21). — I^ Les mules sont stériles à cause de la petitesse et de l'abaissimient dr la matrice qui est disposée avec une ouverture étroite et de côté, en sorte «pie la semence ne peut y arriver directement et, même sans c(da, ne pourrait guère y entrer. — (Au contraire. Ahistote, De auim. y^eu. II, 8 : lùnpéilocle met en cause le mélange des semences qui, «pioi.pir l'unr ri l'autre soient molles, se durcirait; car les vides de l'une s'Ldapteraient aux pleins de l'autre, et dans ce cas deux choses molles peuvent en faire une dure, comme cela arrive dans l'alliage de cuivre et d'étain) (^).

22. AÉTiLS, V. — i5 (Dox. 425). L'embryon est vivant, mais ne respire pas dans le sein «le la mère. — 17. [Censorinm, VI, i. Vors. 210, 3'2) : Empédocle, que suivit là-dessus Aristote, dit (jue le cœur, qui renferme surtout la vie de l'homme, se forme avant tout le reste.) — (Vors. 214, 1)18. Lorsque le genre humain fut engendré de la Terre, la marche du Soleil était si lente que le jour durait autant que la grossesse de dix mois; dans la suite deg temps, le jour ne fnt plus que de la durée de sept mois; c'est pour cela qu'il

(1) La donnée d'Aétius semble être une amplification de l'opinion d'Alc méon et avoir été mise à tort sous le nom d'Empédoclc.

y a des naissances à dix el à sept mois, la nature ayant pris soin alors de faire arriver à ternie les fœtus dans un seul jour ou une seule nuit (?). — 19(213, l-i4). Les premiers animaux <L les premières plantos ne sont nullement nés dans leur iut(W'rité, mais par i>arlies séparées et ne pouvant s'ajuster; en second lieu se sont juoduits des assmildai^os do parties comme dans los images de fantaisie; en troisième lieu sont apparus les corps complets; en quatrième, au lieu de provenir des élémenls, comme de la terre et de l'eau, ils sont nés les uns des autres, d'une part, les aliments étant en surabon<lance, de l'autre, la ]»eauté des femelles provo(iuant le désir du rapprochement sexuel. Les genres des animaux se sont distingués d'après leurs tempéraments i)arliculiers, (jui les ont entraînés, les uns à vivre dans l'eau, les autres à respirer l'air, pour j)Osséder l'élément igné en i)lus gran<le quantité; les plus lourds sont restés sur la terre, l<s autres... (Cf. Censoriniis, IV, 8 : lùnpédocle alUrme que d'abord les membres seraient nés séparément de la terre comme si elle eût été enceinte, puis (ju'iis se sont réunis et ont ainsi constitué le corps de l'homme, solide, mais oh entrent à la fois du feu et de l'eau.)

53. AÉTius, V. — -u (Vors. 510, 'r/). Pour les hommes, la ilislinction des articulations commence au îli^ jour, les parties sont conformées au 49^.

— 22 (51 i, '.>•}.). Les chairs se forment par tempérament des quatre éléments en proportions égales, les nerfs de feu et de terre unis au <h)uble d'eau, les ongles viennent aux animaux des nerfs qui se refroidissent à la surface au contact de l'air, les os sont formés par tempérament de deux parties d'eau, deux dr terre et qnatre de feu. La sueur et les larmes viennent du sang que la chaleur rend plus fluide et plus subtil et <[ui peut dès lors donner lieu à ces écoulements.

— (510, 34-]8) '2\. Le sommeil correspond à un refroidissement modéré de la chaleur du sang, la mort au refroidissement complet. — ?.'). La mort arrive par la séparation de l'igné (et <lu terrestre) (h)nt la combinaison constitue l'homme; (dès lors elle est commune au corps et à l'àme; le sommeil est aussi une séparation de l'igné).

5-4. Aktius, V. — 20 (Vors. 515, i-i',). Les arbres ont poussé de la terre avant les animaux, avant que le soleil ne se fût dégagé, que le jour et la nuit ne fussent distincts. Ils présentent les sexes, mâle et femelle, d'après la proportion des mélanges qui les forment; ils s'élèvent dans l'air et gran<lissent grâce à la chaleur de la terre, dont ils sont des parties au même titre que l'embryon est partie de la matrice dans le sein de sa mère. Les fruits sont des excédents de l'eau et du feu (hs plantes; les arbres qui renferment moins d'eau, perdent leurs feuilles par suite de l'évaporation de l'été; ceux qui en ont en surabondance restent verts comme le laurier, l'olivier et le palmier. Les dilTérences des saveurs proviennent de la variété <le composition <lu sol nourricier, dont les plantes tirent différentes homéoméries; ainsi pour les vignes, ce n'est pas la différence du plant, mais celb; du terroir qui fait le bon vin. — 27 (51 i, iG). Les animaux se nourrissent par l'union de ce qui leur convient, et grandissent par la présence de la chaleur; ils diminuent et se consument par le défaut de l'une ou l'autre chose. Les hommes

d'aujourd'hui comparés aux premiers, sont comme des enfants. — 28 (555, 32). Les désirs surviennent aux animaux par suite du défaut des éléments qui les compléteraient, les idaisirs résultent de l'union des choses semblables et

congénères....

FRAGMENTS D EMPÉDOCLE [i].

PiiKAMBULE. — (fr. 115 D) Il est une loi fatale, un antique décret des dieux, à jamais confirmé par leurs serments sans réserves : 1 si quelqu'un, par sa faute, souille sa main d'un meurtre | ou s'il ose violer un serment, I 5 I (lui, daimone dont la vie sélend dans les siècles), 1 pendant trente mdle saisons il errera loin des bienheureux, 1 revêtant successivement les formes mortelles de toutes sortes, \ passant de l'un à l'autre des douloureux sentiers de la vie. | Tel je suis aujourd'hui exilé loin des dieux, errant, 1 10 \ soumis aux fureurs de la Haine... (fr. 117 D) car j'ai déjà été garçon et l.lle, et arbrisseau et oiseau et dans la mer un muet poisson. | ... (fr. 139 D) Helas î pourquoi un jour sans pitié ne m'a-t-il pas détruit, \ avant que mes lèvres eussent connu l'œuvre criminelle de la nourriture ? ... (fr. 119 D) 15 1 Loin «le (luel honneur, de (pielle félicité sans bornes suis-je misérablement déchu dans les régions mortelles ! ....

(fr. 118 D) .lai pleuré, j'ai sangloté en voyant cette demeure inaccoutumée I ... (fr. 151 D) cette demeure sans joie \ où le Meurtre, le Ressentiment et le reste des Kères ; 50 i (les maladies repoussantes, les contagions, les œuvres périssables) 1 parcourent la ténébreuse prairie d'Até ; ... ( fr. 155 D) La étaient la Terrestre et la Solaire aux yeux perçants, i la Guerre ensanglantée et l'Harmonie au doux reganl, ; la Beauté et la Laideur, la Lenteur et la llàte 55 l'aimable Sincérité, la Dissimulation à l'œil sombre ... (fr. 153 D) la Naissance et la Mort, la Torpeur et la Veille, 1 la Mobilité et l'Immobilité, la Grandeur couromiée I et i" Humilité, la divine Tacituriiité et la Parole , ... (fr. 150 D) Nous arrivâmes sous cet antre couvert

30 (fr. 154 D) ; Hélas ! racc^ infortunée des misérables mortels, de quelles disputes, de quels gémissements vous êtes nés ! ... (fr. 115, 9-12 D) \ Le vaste éther les repousse dans la mer, la mer les rejette s,ir le sol de la terre, la terre dans les flammes de l'infatigable soleil, et celui-ci dans les tourbillons de l'éther. j Itô 1 Reçus par lun après l'autre, ils sont partout en horreur. 1 ..:

(fr. 5 D) Étroites sont les ressources que leur offre le corps, i et là-dessus, tant <h' souffrances viennent troubler la pensée soucieuse; ', ils ne voient qu'une courte part d'une vie qui n'en est pas une, et une prompte mort les dissipe comme une fumée. iO Chacun ne croit qu'à ce qu'il a rencontre;

[I. Les renvois entre parenthèses .fr. I 15 D, etc.) indiquent l'ordre dc3 fragments dans Diels. Vorsokratiker.]

[38. Une vie qui n'en est pas une (ivJou, Scaliger). Diels lit to.'ou, leur propre vie. Mais voir infra, vers 117, et Bignone, p. 70, l34 et suiv., 388.]

TAN.NKRV

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fil

I «M.lraîn.'s do Ions rol.'.s, ils s'inia-inm» vaiiicrur,,! avcur |.ivsr,il .Irvanl eux riMisrnihlo u.iivrrsol; mais (m, soi.I là rhcsos ii.arcossil.lrs aux y.'ux aux onillcs «1rs homnios, .1 .ur.ur à I.ur i,.l..|lij.'.MU',... Toi Jour, qu, rs | venu ici, , tu ur sauras pas plus .p- r- m-." p-"l .-.uluass...- la p.uiso. -l uu

(IV i D) i:; Drtounir/, o .lieux, .rllr lolir dr ni;. iau-Ur, . laih'S <M,ulrr xxuo s„MnT pun- .!.• nirs Irvn-s sauri iliôrs. i VA loi, vin-r au luas l.laur, Mus. ,.,„. pou.suiv.ul lanl .1.- pn'M.Mulauts, | r m., .l.-niau.l.- .pu" n- .p.'.l rsl p.'.iu.s a-,.„l.'U.ln' aux .•.pl..MU.'Mvs huuiaius; pn-u.ls l.-s rèurs .lu .har sous les ausuiiTs a.« la VuU.. M) L.' .l.'«sir .l.'s ll.uis luillauL-s dr la -|.>.r.N M"<' Jpourrais ru.illir aupr.'s .l.s uuu l.ls. n.- ru.- IVra pas .lin- w <p.i rsl. dùlVu.lu .... Aio couraj^M., ri gravis 1rs s..uuu.«ls .1.- la s.ù.-ur.'; .-ousi.l.T.' .1.^ toult-s h'S f<.rcf8 lo coté rnauil'.sl.' .1.- .ha.pic chose, mais w .nus pas a t.s y.'ux plus .p.'à l.'s on-ili.s. :i:i à l.-s .UM.ill.-s r.'.souuar.l.s plus .pi'au I ruclw.u.-ut a,. ,on palais et, p..ur aulanl .p. ils .m.v.vuI «l.'s v.u.s à la po.isù.', nr hmuis.' aucun .le t.^s sens; peuse cha.p.e el..»s.. .«u taut .pMlle se mau.l.'sle [h 1 n) Kcoute ilou.-, Tausauias, lis .lu piu.leut Auchilos ... (tr. <> 1>) l^coul.. .ralM.rd l.s .p.at.v raci.us .1.- tou...s chos.-s, , G() l le ïeu, T.uiu, la f-ne et réther iuimeus.:.m.Mit liaut ; | c'.st .1.- là .p.e provi.u» fo,.l e.- .p.i a etc, est et sera. \

Liv.u. euKMiKu. - (IV. 17 D) Mou .liscours sera .loul.l.- : car taul.»l l uu a .M-an.li pour subsister seul , par la n'uui.u. .ks plusieurs, tant.U .1 s .st divisé pour l.M.r .l...n..r uaissa.ice. , Jls sont .loue .u.,rt..|s .t .L.uM.- est l.M.r gonèse, doui.l.- I.ur liu; Go 1 car, .l'uu colé, la réu.u.u. .1." t.u.l.-s chos.-s eu.'-en.lre et lu.-, .1.' laulre, leur désunion pro.luit .-t .lissipe. . Or, il u y a jamais .1.' I.'.uu- au chau^vmeul p.-rpélu..l, 1 car laut.^t rAmitié rassemble toutes clios.«s .Ml UU", laut.M elles s«; séparent, .Mitraînées par la lla.ue. ' 70 1 Ainsi, en laul .pu' lun naît d.'S plusieurs, et qu'à l.-ur tour, ceux-ci se constituent par sa .livision, en ce sens luu .«t les autr.-s commencnt .«l ne durent pas ét.ru.ll.ment. Mais en lant .pu» jamais il n'y a de term.' au changomeni p.rpéhu'l. .u e.« sens ils subsistent toujours .lans un cycle immuabl.'.

,75, Kcout.' donc mes paroles, car r,.nseignement ac.roîl rinl.lligeiice. 1 Ainsi que je lai .lejà .lil, en travant les bornes de mon .liscours, , il s.'ra double : car tantùl lun a grau.li pour subsister seul ; i)ar la réunion .l.'S plusieurs, tantôt il s'est divisé et ils ont pris naissance, : à savoir : h- b-u, l'eau, la terre et l'éther immensément baul ; , 80 ^ .-n (b«liors d'.ux, la funeste llaim», qui équilibre chacun des quatre; | avec eux, l'Amour, égal en longueur et en largeur. ! Contemple-le par l'esprit et non avec des yeux hébétés. \ C'est lui qu^'on r.'garde comme incorporé dans les membres des mortels, c'est trràcc à lui qu'ils aiment et accomplissent l.^s œuvres de l'union, 8:i lui donnant alors le nom de Joie et celui d'Aphrodite; ] mais il circule auss^ dans tout l'univers, ce <iue n'a encore reconnu aucun \ homme mortel. Ecoute donc la véridiquc ordoiuiancc de mes discours. |

ligi

Tous ceux-là sont épaux .1 également anciens, mais chacun a son rôle propre, chacun a son caractère; 90 tour à tour ils pré.loniinent .lans le cours .l'un cycle, se perdent Tur. .lans l'autre ou grandiss.-nt suivant le retour fatal. l':n dehors .leux, rien .l'autr.' ur d.^vient ni no cesse d'être; s'ils avaient absobunent péri, s'ils n'avai.^nt plus été, comment cet univers aurait-il -ran.li ? .l'où serail-il verni ? ; 95 VA où se penlraient-ils, puisqu'il nv a ri.i. «pii s.»it vi.b- .l'.'ux ? Ainsi donc ils restent les mémos, mais circulant au travers les uns .les autres ils deviennent pr^rpôtuellcmont autres t.Mil .11 r.'slaiit l.)ujours s.'mblabl.s.

(fr. 8 D) .le vais .lir.' une auln- chose : il n'y a pas de naissance d'aucune des rl.oses m.>rlell(s, il n\ a pas dr (iu par la m »rt funeste, 100 il n'y a que mélange et .lisso.iati.,u .b- mélang.' ; c'est là c que les hommes appellent naissance, (fr. H D) i Car il est impossible (pie ri.-n devienne de ce qui n'est pas. il n.- peut au.-unem'ut s., faire que ce soit UKi Mais ce sont les mauvais ,p,i v.ul.-nl n'-sisl.-r à la par.,le qui s'impose; (jMaiu>i l.'S préceptes véridiques ,b- n.)lre Muse . te tiennent convaincu, et que ton esprit sa.d.'. faire la distmciio.i ifr 0 D) L'élre .pii, formé par mélange, apparaît à la lumière de l'éther, homm-, béte sauvag.-, arbuste, 110 ois.au, on .lit qu'il naît; ' quand il se déccunpos.-, c'.-st la mort funeste, suivant la loi .l'un langage incorrect, a la.pi.-lh' j'obéis moi-mém.-. (fr. H D) Mais c'est un.- f.>li.-, une étrange étroiiesse de jugement que do croir.- (p.e ce qui n'est pas dabo.-.l puisse devenir, 1 1J5 ou .p..' qu.hp..' chose périss.. et se détruise absob.ment. (fr. 15 D) Vu b.unme sage ne pensera jamais ainsi, il ne croira i»as cpie, pendant que l.s mortels vivent ce (p.'ils appellent leur vie, , ils existent, jouissant des biens, soufî.aut .l.s maux, mais quava.it leur formation ou après l(3ur dissolution ils ne seront rien.

1-20 (fr. 1>1 1>) Allons, eonsidc^re ce qui co.idrm' mes premières paroles, vois"^ i s'il V a, .lans ce (pu- jai .lit, quelque forme omise : le soleil, brillant à voir, source de to.ite chaleur, l'éther épandu, que baignent les blanches lu.'urs la pluie, sombre et froide entre toutes cho.ses, i 125 la terre, d'où provient tout ce qui est solide et pesant. ! Dans la Haine, ils sont tous isolés et dé(i^ur(-s, mais l'Amour les réunit par un désir réciproque. C'est d'eux qu,> se^^forme tout ce qui a été, est ou sera jamais, que poussent les arbres, les hommes et les femmes, i:JO les bêtes, les oiseaux, les poissons que l'eau nourrit, et les dieux à la longue vie, à qui appartiennent les suprêmes honneurs, i Tous ces êtres sont ces mêmes choses, qui circulent au travers les

[104 Les mss. du De Melisso Xenophane Qjrgla ont Or>:aOa... Mullach a corrigé en nEp.e.Ta., Panzerbieter en ^cfh-:^'.. Diels, Burnet, avec cette dernière lecture, traduisent : « car il sera toujours là où on l'aura mis », et Jiignone (p. 39(j) : « ... là où il faut qu'il s'arrête ».

123 « l'éther », aaeoota. Diels et Burnet entendent par là le soleil et la lune. Mais ceux-ci, pciur Empédocle, ne sont pas immortels : l'éther l'est en tant qu'élém-nt. cf. Bignone, p. 4i2.]

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— ;jiO —

„„es .los auliTS, apparaissent sous .liv...s asp-.ts, qu.. la dissociât i.„. tait

varier, i .... , . ,

(fr 23 O) 1)«' mémo h'S pri.u/ivs travaill.Mil kurs lal>l.=auv (IrsUnos auv l.mplcs- ; 135 1 les hommes profondément instruits dans leur art lufienieux, prennent les eonlenrs anx nuances varices; 1 ils les mélanaonl har.uon.euscment, plus des unes, moins des autres, i et .n font les lij^^urcs inutant toutes les formes, 1 arbres, honunes et femmes, 1 110 1 bôtos. oiseaux, po.ss<.ns que l'oau nourrit, .lieux à la lon.M.e vie, à qui appartiennent les supren.es honneurs. ! Ainsi doue ne laisse pas tnunper ton esprit et ne va pas ero.re qu d y ait ailletn.s \ quehpu« autre souree pour les ehoses mortelles, si innombrables qu'en soient les espèces; i tiens pour assurée U connaissance .p.e t .nse.gno la parole divine. ....

\A:'y [h. 10 [)) Car elles ont été auparavaul, elles sen.i»! plus lard, et je ne crois pas i qu'aucune des deux man<p.e jamais .lans le temps iniin.. ....

(fr ->6 O) Tour à tour ils prédominent «la.is le cours d'un cycle, se perdent l'un dans l'autre ou jr.-andissent suivant le n-tour fatal. ', Us restent les mêmes, mais circulant au travers les uns d<.s autn-s, 150 1 forment les honuues et les diverses tribus des bètes. i Tantôt l'Amitié les réunit on une seub. onlounance 1 tantôt ils se séparent, entraînés par la Haine, \ de sorte que cbacp.e nouvelle union soit sans cesse détruite. Ainsi, en tant que l'un naît d.. plusieurs. 1 155 1 et (luà leur tour, ceux-ci se constituent par sa division, m ce sens l'un et les autres commencent et ne durent pas éternelleinenl. , Mais eu tant que jamais il n y a de l.M-me au chan<;ement perpétu.l, eu ce sens d subsistent toujours dans un cycle immuable. , ....

Tout <l'abord il V a quatre racines .le h.utes choses : ; l(>0 /eus brillant, Hérc vivifiante, Aïdùneus et Nestis (p.i alimente la source d.-s larmes humaines. , (Ir. 'M> D) <>»'and ils sont réunis, la Haine est rejetée au plus

^"^ Maisquaml la Haine se fut retirée à l'extrémité i <lu tourbillon et .p.'au

centre fut venue résider l'Amitié, , Km dès lors toutes choses se réumrent

pour former un seul ensemble. ; .... ' • . i

aV 13 n> Il .»'est dans l'univers ni vi.b- ni superHu; ' (fr. ^2S D) mais, e«,Ml

dans tous les s.m.s, infiniment vaste, se fornn 1 le Sphéros arro.uli dans sa

par'aite imm»»bilité ; ....

Alors ne se «liseernent pas les mmibres rapiib'S du Soleil

170 11 était arrondi...

Tout le lourd dun côté, tout le léger de l'autre ... 1 (fr. 27 D 2(> a B) Alors

[170 : mots ajoutés par Mullach. - 171 : Ners fait par Karsten avec le commentaire <'e Plutarque, de facie lunœ, i% 926 D. - 172 : doublet de Ib.), avec variante. Bignone (p. 2>o et suiv.. 49.1, 599-604) distingue et sépare les vers 169 et 172 : ce dernier appartiendrait au stade de dissolution, le premier au stade d'union dans les sphères. - 174 : extrait de Plutarque par Mullach.]

n'apparaissait ni la splendeur du Soleil, } ni le sol boisé de la Terre, ni la mer. 1 Tout était ennemi, ?aiis amour et sans union. ' ....

175 1 Ainsi, au sein de la stable harmonie, reposait ; le Sphéros arrondi dans sa parfaite immobilité, (fr. 30 D) Mais <p.and la Haine eut grandi dans ses parties, ', quand elle s'éleva aux honneurs après le temps révolu ! que lui marquai le grand serment réciprociuemont échangé, 1 180 ; (fr. 31 D) alors successivement s'ébranlèrent tous les membres (bi dieu. \ ....

(fr ^>0 D) Considère ] le merveilleux ensemble des parties de l'homme; I tantôt l'Amitié les réunit en un tout, i en un corps, et la vie florissante les mime- i 185 1 tantôt au contraire une funeste discorde les sépare, 1 et elles Urent,' chacune de son côté, aux confins de la vie et de la mort. \ Il en est de même pour les arbres et les poissons aux humi.les demeures, 1 pour les bêles des montagnes, pour les oiseaux emportés sur leurs ailes. \ ....

(fr 35 D) Mais je rentre à nouveau dans la route cpie mes chants 1 lUU ! ont déjà parcourue; à mon discours j'ajoute le discours ] que voici. Quand la Haine se fut retirée à l'extrémité 1 du tourbillon, et qu'au centre fut venue résider l'Amitié, 1 dès lors toutes choses se réunissent pour former un seul ensemble,! mais ce n'est pas d'un seul coup, et dans les différents lieux se constituent d'elles-mêmes des unions dilîérentes. 1 195 1 De ce qui s umt ainsi naissent les innombrables races des êtres mortels; 1 mais en face de ce cnii était associé, beaucoup reste isolé; 1 c'est ce qu'a retenu la Haine tout on s'éloignant; car elle n'était pas encore, de tous les côtés, 1 absolument reîetée à l'extrême limite du cercle; 1 mais elle oacupait encore telle partie. ,.llc autre était déjà abandonnée par elle. 1 200 | Toutefois, à mesure qu elle reculait, à mesure avançait d'autant 1 la bienveillante Amitie, dans son élan victorieux, i Dès lors étaient devenues mort<.lles les choses auparavant immortelles; 1 dès lors mélangé, ce qui d'abord était isolé. Dans ces nouveaux sentiers, 1 dans ces unions naquirent les imiombrables races des êtres mortels, 1 205 ' afîectant les formes les plus diverses, les plus merveilleuses. , ....

(fr 98 D) T.a Terre s'y rencontra surtout en égalité 1 avec Hephaistos, avec* la pluie et le brillant éther; , s'ancrant d.ns les ports accomîdis de Cvpris, en proportion soit un peu plus forte, soit un peu momdre, 1 210 elle forma ainsi le sang et les diverses sortes de chairs. 1 ....

(fr 00 D) La Terre, attirée à l'union dans ces larges creusets, 1 sur liu.t parties en prit <leux de la transparente Nestis \ et cpiatre d'IIéphaistos; ainsi se formèrent les os blanchissants, 1 divinement consolides par les liens de l'harmonie. | ....

215 1 (fr. 33 D) Ainsi, quand le suc du figuier enchaîne et cloue le lait

blanchissant ■ .... ' , , . 1 i„„

(rr 82 U) Ainsi les poils, les feuilles, les plumes serrées des oiseaux , les

éeailles se orment sur les membres endureis ' .... (fr. 86 D) dont la d.v.ne

Aphrodite a tait les yeux perçants ; ... (tr. 87 D) Apl.ro.l.te. y mettant ses

douces attaches ', ....

220 ; (fr. 84 D) De même que celui qui se munit .l'une lumière pour la

roulo ,m.,.1m„I .mm- ,u.it .rhivr, arlV.nl Im fl.m.u. l.rill.nl.. .,"-' '«'I""»'par h. lanl.r.M- pro..-.! rir. ; r.lh.-.i n-ponss. 1. sondl. -l-s v.nis, ,1. m-'IM'X' rolé qu'ils virnm-nl, .1 I;. Unnu'rr j.illiss;...! an .Irl.o.s par s.s p.rl.rs 1rs plus H.iUlilrs \^\ .Ir srs .ayons inlat i;:aMrs ôlain- l- rlnni.... Ams. I.' r..,. pnVxista,.! M'"" r"nirruu'u\ l.s ..irnLlMa..rs dr I'umI, IMM-rr 1rs .mmuts .unicp.rs dr la romlr pnpill..; n-lh-s-r, l- proh-.M.I ••..nln- la .Mass.- .I- I -aM ,.,.vin.n..an(.-. H 1- l-u, jaill.ssani au .Lhors, par s.s partn-s l.s plus sul. lil.s ....

^l'M\ llr. -li D) llalla.-liaiil l<u.j(Uiis .lilTmiMuiml .!.• .louvmuN «IrWuJs 1 .Irmrs paroirs, .1 .t. suivaul pas ,la..s uuu, .lisrours un. mut.- u.u.pu' ...

(l'r. ^-i'i l>) Il iaul Vi'iWrr dtMix ou Irois lois rr <|ui l<- ui.'-nlr

(Ir. :;S D) Allons, j.- vais h- -lin- niainlrnanl la pn„iiôn- .ui^i»'- <l" ^^"l<''' H ...uM.u.u.t hVsI lornir tout rr .pu- Ion voit aujounllu.i , j ^ili) > la Irrrr, I, nirr ouaovanl.., lair lunui.l.-. |.- T.lau (sol.ul) H IrlIuT .p.i nssmv lootcs rimsrs <lans son rrrrlr. ... (Ir. AU 1>) Car si hs prolon<l.M.rs .1.- la I .•..- rlanu.l illiniihrs ainsi .pu- Ir vasir rll.rr, suivant 1rs vai.us paroles .p'<' nTH.MH ,j,„| ,lr Wourlus elhonmirs <p.i ur soirnl .p.unr laiblr parti.- -Ir lun.vrrs , ...!•

<24() ffr iti D) L'- Soiril aux traits prrrants, la I «lourr ri pMisil.lr \ ...

{hU D) Mais lui .lans sa roursr panonrl Ir vasIr ri.l ... (Ir. ii I» rrdrrlut v.Ts rolvn.pr srs n-anls inlr^pielrs. ... (Ir. S:i 1>) Kll-. au rontran-, pour sa paisiM.. lunuôn-, sul.it un sort passa<r.T .•• i^^- ^'^ ' >) ^iusi, la lunn^r. IVappaul l. lar.n. ...rrl. .I. la ian.. ... ^ii.'i (fr. ili D) r\\r ronl. -u rrrr\r ,,,.,our .1.. la T.rn. sa lu.ur ru^umOrr , ... (Ir. iC. D) .Munnu- la rour ,1 un rl.ar. t„urna..l toni pr.-s .1.- la Uwr ... (Ir. 17 1» l'H- r.-anlr m larr I.- <l.v,n r.MvIr <lu Soiril ... (Ir. Vi D) i:il<- <i« npoussr 1rs rayons ; a.srrnaani v.rs la I .rr.' vl produit .I.-.S lors sur r.llr-ci ^illO une onil.rr aussi larjrr .jur T-'s! la la.nr

au pair visa^*'. 1 ... (i>. i« »>) ''^' ""'' "^' f^'""' 1'^" ''" '''''"' ''"' "'''"' '' '""""'" i ... (fr. iO D) (l'air) sonilur .Ir la n.iit s<.lilairr j ... (l'r. ÎH !>) i^a r.u.l.ur u.ur.'

Il r.,,. n..iivi- 'i rouihic .11.' s.' voit <l.' nu'iu.- <lans 1rs paraît aussi au lon.t .1 un li.u\. , a i oihim. , in».'

antres souirrrains.

^ll\:\ (l'r. :Vi D) Il y a. .-n «l.ssous .!.• la t.rn-, JH-aui-oup .1.- f.ux alluiu.^-s ... (Ir. 7i 1>) .•on.luisaMl l.s slupi.l.'S tril.us <l.s poissons IVmmukIs \ ... (l'r. .*)(> D)

\-l-i:\ Diris suit AL'Nan.Iir ,r Aplirculis.' rt Ira.luit /xTi Pr.Xôv par «jusqu'au nnuaniout „. I/rxpnssion veut .lire « jus.pi'au seuil » (.lu ei,.|), jusqu'à Ihori/.on (lUjrnon.-, p. 'it'r'). l'a. lait. Ir. rhnnin ^Irvanllrs pas .lu voya^jeur est a la f«uH lo seuil et rhonzon h- plus proel,.-. .t la Ira.luetion .1.- Paul Tan.u'ry est tn'S justifiée.

-m. « ori^rine «lu sol.ul k Diels lit r.Xi/.a au li.u .!,• V-V^- Mais *'^>'> l{iK>'«>u.s p. /,'U-43-2.

^243 La tra.lueti..n suit I.- I.'xt.' .1.' Karst.ui. Di.'ls, au li.M. .l'aVar,; (sort) gardoY«^'^.î 'l'' Siniplirius : «La paisible llaninie (de l'iril) n'eut, pour son lot, qu'une failde part d(! terre ».]

1. sel s'.st pris .n masses, s.,us l.s eoups .lu S<deil ; ... (fr. Tm D) la mov, sueur de la r.rn- ... (Ir. VA H) Mais l'.'qher poussait sotis la terre de l<uij;ues racines;

-2()() 1 (Ir. V>:\ I>) ear taut.^t .laus sa ei.urs.- il s.' trouvait iei, tantôt là \ ... (fr. V)\ 1>) L.' f.'U jaillit luiis.pi.'in.ul .n s rl.vaut \ ....

(fr. "tl H) (^ar ils ;ranlenl la.MM.nl av.e t.. ut. s l.'urs parti.'S ! (e.'s .'Lmu uits) , scd.il , Zrvr, ei.l .1 uu-r ' si .lisp.-rs.MS qu.ll.s s.u.ul parmi l.-s el...s..s mortell.'S. 1 ^>{\'\ |.| de m.Mu." .p..' I.uit rr <pii s.' tnuiv.' plus pr.M>n' :"' "i.'danjr*' I a l.^.dan.e à luni..u .l'amour av.e s.m s.-nddald.-. ee .p.i .-si .■uin-mi s'.'.|m;.M.e

,u plus l.dn. .épu^i.anl au m.'lau;.^., , par s.>n .ui^nne, pars.... Kniperanient p;H- l.s f.uM.i.'s i..M>-im.Vs. ; r.'.|raetai.-e à to..te .•.■•u.,i.M., al.s.d..... •..! SOU..I.S , ^-/U.

;, l V.npi.v .1.- la liai...-, .|ui lui a .l.uu..' uaissane.-. ....

,|V lO:; D) Ai.isi l,.ul pense, jr,àe.. au .apri.-.' .1.' la l'.ul,....' ; ... (Ir. l^i 1>) , ,.„ ,.,„! ,p,e les plus sul. lil.s parli.s s.- .M'M.ni.-.M.l .la. .s l.ur nu... vuient | ... r, :a D) I.' f.'U ^nan.lil par !.. f.'u, la T.-.'.v s'unit à .dl.'-m.u.i-, relh.M- au};-

„,,„,, IV.tli.r, : ... ^27:i (fr. M D) .-ou^dut inant la far par l'.-au ... I un.s-

saut Amouiit

I ,M..- sFC.oM.. Ifr. 71-7:; D) Si ta e.-oyanee .si .«..eo.v ..lal ass.ir.M'

|.Vd..ssus ' si tu .l.-nia...l.s eomm.u.t l'.-a.., la t.>,T... l'.'dher r\ \r sol,..I s.' ,;,M,..,...;nt ,...t pu ...nstit.i.r t. ...t.. ees e.Mil...irs .-t f.utes n-s form.'s mor- ,,.||..s ^2St» .p.i naissent niaintena.it .lans l.s u..i..ns .1' Apl.n..l.l.- ... .omment !.. ..an.ls a.l.ns .-t l.-s poisso.is .1.- la uur ... al.us Cypris h.n.u.ela penda.irf. io,.,H,.„q.s la l.riv .la..s la plui,-, ri lui .l....ua .l.'S f...-ni..s .p.e le feu v...t

'''ar'ri li) (L.-s y.-ux) .l..ul ri..térie,ir .st .l.-ns.. r\ rexhMi.Mir .-.dàel..^. ->S:i .p.i .l.-s mai. .s .1.' Cypris ....I .•.•..«. e.-tte eont .-xt ..re. ; .... ,|V 7Î)-SI D) Ai.isi l.s ^iian.ls arl.r.s ].ortent eonu.ie d.'S œufs, d al).>nl les oliv.s ... l.s .j.vua.l.-s la.-.lives .-t leu.-s fruits sueeulenis 1 ... IVau, 80 pourrissant .lans I.- Lois, d.-vient .1,. vi.i sous la peau. ' ....

,,V \US D) Si vovant elain-nn-nt e.da da.is ta nWlexio.. pn.fon.le, 2.)n tu V e..nsae.-..s ta p.u.^.V pun- .-. .Iroi..-, tout.-s e.-s el.os.-s t'appart.endront^ ,.,.,p,..,,, H par .Iles lu eu ae.pi.rras lue,, d'autres; .-ar ell.-s ,.-a,.d.sseut I a„i 1. euM.r .1.. .ha....... la ..ù .-.^si.l.- sa ..ature. ; Mais si lu t attaehes a d.-s

.l.oses étra..,H-.-s, ....u.ue lo.it l.-s lu.m.ues ; ^Or, , po..r tant de so.u-.s pen.ldes

j „.^„.,,,..,„ ,..„, p,,.„,, .lies te q..itt.M.ont sou.la.uenxent au temps ,,^vol,l, : .la.is l.-.ir désir de retourn.r à l.-ur orijriue. Car, saeh.-le, .1 y a partout p.-.is.M. et part d'i..t.-lli}renee. I ....

(fr. 1 |(i D) La .l<uiee Cl.aris a lio,-,-e.,r .le rintolé.al.l.- Neeess.te

:{(M) (IV. 7<; D) Tu p.ux v..ir eela .la.is les lounles eoquilles marines, (dans

•if I

\^i-^:\ : Diels remplaee :V5:a (formes) par V^:a, et tra.luit « apprêtant le IV., ,.. Mais roir ni.^M.o...-, p. \V>, H par eonl..-, SarhL, XXMl, M.

-2Hi : (le« yeux). Di.ls : (l.s animaux). Hipioue : (les animaux et végétaux). 293 : Pour d'autres lectures, r/. NarJiL XXXlî, 43:]

■Kl

■if'

— 3ii —

les buccins et les lortucs cuirassées de pierre; i la terre y est au-dossus de la peau I ... (fr. 8:^ D) <l l<^s oursins | ont le dos hérissé de soies piquantes. | ..

305 I (fr. 95 D) Lorsque (1rs yeux) se formèn^nt d'abord dans les mains de Cypris ! ... (fr. 150 D) le foie rempli de sang ; ... (fr. 57 D) Ainsi poussèrent nombre de têtes sans rou, ; errèrent des bras nus sans épaule, \ et des yeux qui n'étaient pas lixés à des visages ' ... 310 1 (fr. 59 D) mais quand le divin (élément) s'unit davantagr au divin, ' cos membres s'ajustèrent comme ils se rencontrèrent, et là-dessus nombre d'autres provinrent sans discontmuer I ... (fr. 61 D) Il y eut donc nombre d'êtres à double visage et à double poitrine, i des formes bovines à tête humaine, et inversem<nt ; 315 | des formes humaines à tête bovine, (|ui possédaient à la fois les attributs de l'homme ! et ceux de la fenim", avec ses membres ombreux 1 ... les pieds trainants, des mains innoml)ral)les [,... (fr. &2 D) Maintenant, comment des hommes et des femmes aux pleurs faciles j la race fut produite au jour par le feu qui se dégageait, ; 3'-20 écoute-le; ce n'est pas un discours hors de propos ou frivole, i D'abord des formes indistinctes s'élevèrent du sol, , à la fois constituées d'eau et de terre. ; Le feu, cherchant à se réunira son semblable, les faisait sortir, , sans (ju'elles montrassent déjà le gracieux arrangements d?s

membres, | 325 ; sans qu'elles eussent la voix ni les attributs <lu sexe viril

(fr. 63 D) Mais l'origine <bs membres est distincte; partie vient de l'homme

et parties de la femme....

(fr. 64 D) Ils se réunirent, et le désir les prit par les yeux ....

(fr. 65-67 D) La semence forme le maie quand elle rencontre la chaleur et la femelle ,330: quand elle rencontre le froid ... | ... les ports fendus d'Aphrodite I ... c'est dans hx partie la plus chaude du ventre qu'est la place pour les mâles; | c'est pour cela que les hommes sont bruns, plus robustes | et plus couverts de poils ((pie les femmes) ...

(fr. 32 D) 355 , Toute jointure est formée de deux pièces qui s'articulent ... (fr. 68 D) au dixième jour du huitième mois api)araît le pus blanc (le lait) ... ]

(fr. 89-91 D) Sache (pu*, de toutes les choses qui sont, partent des elïluvcs I .... Ainsi le doux cherche le doux, l'amer s'élance vers l'amer, | l'acide vers l'acide, et le chaud se répand vers le chaud ] ... 3i0 L'eau est mieux appropriée au mélange avec le vin, mais avec l'huile elle réj)ugne... 1 (fr. 93 D) L'écarlate s'unit au byssus jaunissant. ...

(fr. 100 D) Voici comment les animaux inspirent et respirent ; chez tous, le sang peut quitter des conduits étendus à travers les chairs jusqu'à la surface du corps, ; 345 j et qui viennent déboucher, par de fines et nombreuses ouvertures, \ à l'extrémité des narines, en sorte que le sang \ ne puisse couler, mais que l'éther trouve un passage facile. ; Aussi, quand le sang léger se retire, | l'éther bouillonnant se précipite avec force, ; 350 [

[316 : ombreux, t/.'.z^oX;, lecture des mss. Diels y est revenu après avoir proposé <jT-'oo'.;, stériles (qu'adopte Hurnet, p. 748). Sur le sens spécial de « ombreux », cf. Vors. 247, et Hignonc, 445. Mullach écrivait tou^cOo!;,

et ressort ensuite, dès que le sang revient. Quand une enfant 1 joue avec une clepsydre d'airain brillant, ! elle pose sa main gracieuse sur ^ ^^'''':''^ <lu tuvau, I et l'enfonce dans la masse fluide d'une eau brillante. Ma.^ celle-d ne pénètre pas dans le vase, elle est arrêtée 1 3oO par 1 air quelle rencontre à chacun des petits trous, 1 jusqu'à ce que le grand tuyau soi ouvert; alors 1 l'air s'échappe et l'eau peut entrer. 1 De même quand l'airain est rempli par l'eau ! et que l'ouverture du tuyau est ferm e par la main, ,360 1 l'air, pressant de dehors en dedans, arrête 1 eau , a a porte du passage murmurant, et obstrue la sortie, 1 jusqu a ce que la mai soit retirée; alors au contraire, par un effet inverse du précèdent, 1 1 au .ntre et l'eau s'écoule. \ De même le sang fluide se meut dans les vaisseaux du corps; , 365 , quand il recule en arrière vers l'intérieur, , aussitôt pénètre avec force le courant d'air; 1 si le sang remonte, alors l'air ressort d au-

'"(fr 101-102 D) Cherchant avec leur nez les gîtes des bêtes. ' ... Ainsi tous participent de la respiration et de l'odorat... 1 370 ! (fr. 99 D) un os charmi (dans l'oreille)... 1 (fr. 88 D) Les deux yeux donnent une seule vue ... (tr. lUo- 106 D) (L'intefligence) se nourrit dans les flots agités de sang; 1 et c est ae là que vient la mobile pensée des hommes, car le sang qui ™":^^J^ cœur, voilà ce qui pense. 1 ... 313 i D'après ce qui se présente grandi nt ligonce humaine. 1 ... (fr. 108-109 D) Autant les hommes ^^-^""^"^ ^"^^^^^^^^^ autant leur esprit leur présente d'autres pensées, i ... ^ est pai que nous voyons la terre, c'est par l'eau que nous voyons 1 eau 1 par 1 et^ le divin éther, par le feu le feu destructeur, ! 380 l^-^'^-^^^'^^ ^"^""''l' ^Zl la haine, la triste haine, i ... (fr. 107 D) Car c'est là de quoi ^-te chose sont harmonieusement constituées, | c'est par quoi l'on pense, 1 on jouit l'on souffre. ] ....

L,vnB TBO.s.ÈME. - (tr. 131-1:H D 109a -109 i. IS) Si au sujet des êtres é,.l.c,„ères, ô Musc immortelle, 1 tu «aignas naguère inspirer ma pensée I 385 1 exauce encore mes vœux et viens me soutenir, o Calhope pour nue, sur les dieux bienheureux, je profère de bonnes paroles. , ... "<'»^«"cclui qui possède rintelligence du divin, 1 malheureux celu, qu, ^»' '"^ 'l'^"^ n'a qu'une obscure croyance ! i ... Nous ne pouvons nous approcher d eux les contempler de nos yeux, 1 390 1 les toucher de nos ma.ns, ce qu.

MUaU. - 343 : « L'ècarlate ». Dicls-Burnet « le sureau ». Bignone « le sairan^ Texte tout entier conjectural. Pour une discussion, cf. B.gnone 40/. 346 : « des narines ». Lisez « de la peau ». La faute est d'Ar.stote lu.-meme [de resp. 473 a, . -, f>v»v traduit .x.v.Tr'po.v), mais -" -mmenta.re o^^V^^^ CI. Bignone. 471 ; NacM. XXXII, .7- - 367. Diels (Vor.2«^) tradu . - 1 a^ ressort par le même chemin», mais il se corrige dans AacA/. XXXU, io. 372 • (rintelligence). Diels, Burnet : (le cœur). Mais i'oir B.gnone, 475. - 384 : .inspirer ma pensée ,. D'après le texte adopté par Diels, « t .nteresser à mes efforts ».]

meilleure route pour que lu persuasion eulrc au cœur de l'homm-^. 1 (Apollon) n'a pas un corps surmonté d'une tête humaine, deux bras ne sortent pas de ses épaules, \ il n'a ni pieds, ni genoux légers, ni membre vird, ,^Jo ce n'est qu'une intellige^ue sainte et prodigieuse ; dont la rapide pensée parcourt le monde entier. , ...

PiRiFiCATiONs. - (fr. Ihi-lli D) Amis, cjui dans la grand, vill. du blond Arragas, babitc-z l'aeropol., appliqués à l'œvivre du bien, retuges hospitaliers de l'étranger, ignorants de la méchanceté, -i^H) salut ! .1. suis pour vous comme un dieu in^mortrl, non plus un homme; j je marche honore de tous, comme il est justo, e.int d. bandelettes et de verdoyantes couronnes, et je vais ainsi dans les vilNs voisines, recueillant hs respects des hommes et des femmes: ils me suivent m par milliers, (b'mandanl la voie du salut, i avides de prédictions ou, pour d«>s maladies .ju. d.pu.s longtemps les tortunnt cruellement , de toutes façons, désireux d'enten<lre la parole qui apaisera leur souffrance, i Mais pourquoi m'arreter à cela, comme s. je faisais grand' chose ; 410 en dépassant Us hommes sujets à tant de maux . ... i Amis, je sais bien que la vérité est dans les paroles que je vais d.re; mais c'est chose bien dinicile que de faire entrer la foi dans le cœur jaloux des

hommes. | ... , .

(fr. 1^2() D) (La divinité) les entourant du vêtement étranger des chans t . 415 (fr. 1 i8 D) les revêtant de terre, (fr. 1^2.^ D) de vivants les a transformés et rendus semblables aux morts. ! ... (fr. 1^28 D) Ils n'avaient comme dieux ni Ares ni le Combat, ni le roi Zeus, ni Cronos, ni Poséidon ! mais Cypris la reine ... 4^20 Ils l'honoraient par de pieuses offrandes, i des peintures d'êtres vivants, de suaves i,arfums, myrrhe sans mélange, nuages d'encens; ; c'était le miel jaunissant qu'ils répamlaient en libations, i Leur autel ne se souillait point du sang des taureaux; ; 4^25 , ce qu'il y avait de plus horrible pour <>ux, \ c'était d'arracher la vie et de se repaître de chairs. , ... (fr. 129 D) Il V avait parmi eux un homm. d'un savoir extraordinaire, ! qui possédait par son intelligence la plus grande richesse, à qu. ludh. œuvre de sagesse n'était étrangère. A^ Sur quelcjuc point qu il portât l'efTort de sa pensée, ', il découvrait facilement chaque chose, 1 embrassant

dix ou vingt générations. ...

(fr im D) Tout était doux et familier pour Ihomme, \ soit betrs, soit oiseaux; la bienveillance régnait, 1 235 1 (fr. 77 D) les arbres étaient toujours couverts de feuilles et de fruits, et toute Tannée donnaient une abondante récolte, i ...

[392 : (Apollon). C'est Ammonius {de inlerpr. 2i9, \ et suiv.) qui nous renseigne sur cette attribution, mais en ajoutant qu'Empé<locle étendait ces caractères à la divinité tout entière.

403 : « ainsi , c'est-à-dire ainsi orné. Bignone, 485, tradiiit de même « dei quali ... adorno », contre Diels, pour (pii TOta-.v a;x' se rapporte au cortège d'hommes et de femmes.]

(fr 135-137 D) Une chose n'est pas permise à l'un, défendue à l'autre, mais la loi universelle sous la vaste étendue i de l'éther règne partout ou brille la lumière... 1440', Ne cesserez-voiis pas ces meurtres horribles ? Ne voyez-vous pas que dans votre folie vous vous dévorez les uns les autres ? ... 1 Le père saisit son fils dont la forme a changé; il l'égorge en priant, 1 msensé ! La victime crie 1 et supplie son meurtrier qui ne l'écoute pas, 1 44o | mais frappe, et prépare dans sa demeure un festin criminel. Ou bien c es: le fils qui saisit son père, des enfants qui prennent leur mère, lui arrachent la vie et se repaissent de sa chair. ...

(tr m D) Ils a.vieim.nt parmi les )>ètes le lion farouche dans sa tanière de la montaRne, 1 ou parmi les arbres le laurier au beau feuillage... ! 430 1 (fr 140 D) Ahstem>?.-vous donc des vertes feuilles du laur.er. ; ... (Ir. 141 U) Malheunux ! malheur.'ux que vous êtes ! que vos mai,>s ne louchent pas les fèves ' ■ (fr. 143-1 io D) Puisant à cinq fontaines avec laira.n mdomptc. 1 il faut vous puriOer... vous abstenir du mal. ( 453 i Mais, puisque vous vous ahan.lonnez à la tunest.. méchanceté, jamais votre cœur ne sera délivre

"^(fr^rWi-UTDÎ Enfin, les voici devins, poètes, médecins, ; chefs des hommes sur la terre; , et de là ils s'élèvent aux suprêmes honneurs des dieux, ; 460 1 partagent la demeure et la table des autres immortels, ; sont délivrés des soucis des hommes, des souffrances et de la mort. ...

(tr 111 D) Tous les remèdes des maladies, et ce qui rend la lorce a la vieillesse, i tu vas l'apprendre, et c'est à toi seul que je révélera, tout cela Tu sauras arrêter l'élan des vents infatigables, qui sur la terre : 403 ! s élèvent en tourbillons et dévastent les champs, et même, .,uand tu le voudras, tu pourras exciter un vent eonlraire. Après la sombre pluie, tu rétabliras la chaleur propice, | et dans l'ardeur des é.és tu feras revenir, i pour arroser les moissons, l'eau nourricière des plantes. ; 470 ; Tu ran.èneras de 1 Hades l'homme déjà mort....

[443 : « La victime crie ». Le texte (Sext. IX, 1^29) a été diversement traite. Diels h" éd.), BuCnet 256, Bisrnone 503 entendent que ce sont Us autres victimes qui crient et supplient. Diels (3» éd. Vors., p. 91^] ht que les serviteurs répugnent à sacrifier la victime ( «o.sûv-x'. au lieu de -ooe.vT»;

Les'Papvrus d'IIerculanum [N. 1012, col. 18 (coll. anc. VII, fol. io)] ont révélé un nouveau fragment que Diels classait comme fr. 142 Le texte est, d'ailleurs, d'une reconstitution dimeile. Dans la dernière forme que lui donne Diels (A'acW. XXXIII, 13-27), on devrait traduire « Celui-la ne trouvera d'accueil ni sous le toit du palais du Zeus qui tient l'égide, m dans a demeure de Iladès, où gémit la plainte douloureuse... Le classement de Diels lui donnerait place ici après le vers 431. Mais le classement est en grande partie problématique.]

tî

Al'l'E'NDICl

TIIf:OPIIUASTK, SUR LES SENSATIONS.

(Traduit sur le texte «les Do.ro ^^raplii i^rœci, p. i;)9-')27.)

1. (Yors. I^ili. 1-4). 11 y ;j, sur la sensation, de nombretises <>l)inions, qui peuxciil s«^' réduire à deux générales : les nns la font l>roduire par le semblable, les autres ])ar le contraire. Parménide, Kmpédocîc, Plalori sont au nombre des premiers; Anaxagore, Clidème |i] soutiennent la seconde thèse.

Les raisons invoquées sont, d'une part, que, d'ordinaire, les choses se contenq)lent d'après leur similitude; qu'il est en particulier inné à tous les êtres vivants de reconnaître cenx de leur espèce; qu'enfin les cor[)S sentis le sont grâce à leurs effluves et ([ue le semblable se porte vers le sem])lable.

2. Dans l'autre camp, on admet que la sensation est accomjjagnée d'un changement; on remarque ([ue le sendjlable n'agit pas sur le senddable, mais bien sur le contraire; ces motifs conduisent à nne thèse cfue l'on croit pouvoir a])puyer par ce qui se passe pour le toucher; car ce ipii est aussi chaud ou aussi froid que notre chair ne produit pas de sensation.

Voilà quelles sonl les opinions qui ont été émises sur la sensation en général; quant aux sensations particulières, elles n'ont guère été considérées à cet égard. Empédocle seul essaie de les ramener en détail à la similitude.

3. Parménide (Vors. 14(), 4-i5) n'a, à vrai dire, rien déterminé, si ce n'est que. distinguatit deux éléments, il fait varier la connais-

[i. Le texte porte Heraclite. Mais Paul Tanncry a suivi ici une co ijecturc de Diels dans Do.r., non rmouvelée dans Vors.\

sance d'après celui qui l'emporte. Ainsi, suivant que le chaud ou le froid dominera, l'intelligence sera autre, le chaud la rendra meilleure et ])his pure; cependant il faut toujours une certame

proportion.

{Vers 146-149) « Comme se trouvent, pour chacun, tenq)érés les membres mobiles du corps, — tel se présente l'intellect des hommes; car c'est cela même — qui pense, c'est la nature des mend)res humains — pour tous et pour chacun; car c'est le plus ([ui fait la i)ensée. »

4. Ainsi il confond, dans son langage, la sensation et l'intelligence, et il dérive dès lors aussi la mémoire et l'oubli du temi)éramcnt entre les éléments; mais, si ceux-ci se balancent à égalité dans le mélange, y aura-t-il pensée ou non ? Quel sera le résultat ? 11 ne détermine })lus rien.

Que, d'après lui, d'ailleurs, le contraire en lui-même produise une sensation, c'est ce cpii ressort clairement de ce qu'il dit, que le cadavre, par suite du défaut de feu, ne perçoit ni la lumière, m la chaleur, ni la voix, mais cpi'il sent le froid, le silence et les contraires, et qu'en général tout ce qui est a une certaine connaissance. C'est ainsi qu'il semble avoir coupé court par l'ine affirmation aux difficultés résultant de sa supposition.

5. Phtton a un i)eu plus touché aux sensations particulières; cependant il n'a pas parlé de toutes, mais seulement de l'ouïe et de la vue. Cette dernière serait produite par un feu sortant de l'œil jusqu'à une certaine distance, tandis que la couleur serait aussi comme une flamme i)artant du corps et ayant des particules jiroportionnées à celles de la vue; il y aurait donc rencontre de deux effluves qui doivent s'harmoniser et s'incorporer réciproquement Tune et l'autre; c'est ainsi que nous verrions. Il semble, de la sorte, avoir adopté une opinion intermédiaire entre celle qui fait partir le mouvement de l'œil et celle qui le fait, au contraire, aller des objets à l'œil.

6. Quant à l'audition, il la définit au moyen du son; le son est un choc de l'air par les oreilles sur l'encéphale et le sang, choc qui i»arvient jusqu'à l'âme; l'audition est le mouvement que cette

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dernière éprouve depuis la tète jusrpi'au foie. Pour Todorat, le goût, le toucher, il n'eu a iH)int parlé, non plus (ju'il n'a examiné s'il n'y avait pas (juehpie autre sensation; c'est surtout sur les objets sensibles ([u'il s'est étendu.

7. Empédode (Vors. 217, 5-220, ?>!) dit uiu' nu^me chose de tous les sens, à savoir (pie la sensation se l'ait par adaptation aux p(Mes de chacpie sens particulier; c'est poun|uoi l'un ne peut ju<rcr des (d)jets de l'autre, les pores étafit soit trop lar<res, soit trop étroits pour l'objet à sentir, ([ui, alors, ou bien les traverse sans les tiunher, (ui bien ne peut aucuiKMuent s'y introduu-e.

Il essaie également d'expli<iuer te (pi'est l'œil; l'intérieur, d'après hii, est formé d«v feu et d'eau ,. \ i |, l'extérieur de terre et d'air que le feu subtil peut traverser comme fait la lunuère d'une lanterne. Les pmes sont disposés alternativement, feu et eau; par les |)remiers, nous prenons connaissance du blaru-, par les seconds, du noir; car il y a adaptation [)our Tun comme pour l'autre. Il y a, d'ailleurs, un mouvement d'elïluves des couleurs à 1 œd.

8. Ceperulant tous les yeux ne sont pas également constitués; les éléments peuvent se fusionner régulièrement (Ui se contraru'r; le feu peut être au centre ou au-dessus. Aussi les animaux ont la vue plus perçante, les uns de jour, les autres de nuit; \nn\r ceux (pli (ml moins de feu, ce sera de jour, car la lumière extérieure complète juuir eux riuléricure; dans le cas contraire, ce sera de nuit, l'éiiuilibre s'étabjissant de la même façon. Kt Inversement, la vue sera moins dislimte de jour p(uir ceux ([ui ont trop de feu, puisque cet élément, augmentant encore, occupera et obstruera les pores de Teau; (die sera de môme moins distincte de nuit pour ceux ([ui ont trop d'eau, le feu étant alors obstrué par l'eau. Pour (pie la vision redevienne distincte, il faut ([ue, pour les uns, l'eau soit dissipée par la lumière extérieure, pour les autres, le feu par l'air obscur; dans cha([ue cas, c'est le contraire qui est le remède. Le meilleur tempérament consiste dans une composition à parties

[i. Atiailion coiif(.rni.« au texte de Dox. oOi), }\. Le trxte do Vors. ^217, ro, la transporte après le mot « extérieur ». Diels (et Bicrnone, 368) traduisent done : « l'exléricu -, < d'eau >, de terre, ete. » ]

égales; c'est ce qui donne des yeux excellents. Voilà à peu près ce (pi'il dit de la vue.

f). L'audition, d'après lui, est produite par les bruits du dehors f(ui mettent l'ouïe en mouvement et provoquent une résonance interne; car il y aurait comme un grelot l)attant en dedans et qu'il appelle os (?) cluiniu \ i \ (v. 370) ; l'air en mouvement frappe dessus et le fait résonner. — L'odorat est, au contraire, commandé par la respiration; aussi est-il surtout vif (diez les animaux pour les(piels les mouvements res])iratoires sont le plus précii)ités; ce sont les corps légers et subtils (jui ont le )>Ius d'eflluves odorantes. Quant au goût et au toucher, il ne déteiinine ni comment ni par (piels movens se ])roduisent les sensations, sauf sa thèse commune de l'adaptation à des ])ores. D'ailleurs, ce qui, comme parties et comme tempérament, est semblable, ])rocure du plaisir; le contraire occasionne de la dcuileur.

10. 11 s'cxjuimc de munie pour la iiensée et l'ignorance; la ])ensée aurait lieu par les semblables, l'ignorance, par les dissemblables; ainsi la pensée est ])our lui la même chose que la sensation ou en est très voisine. Ajuès avoir énuméré comment chaque chose est connue ])ar le semblable, il ajoute à la fin :

(Vers 381-382) « Lar c'est là de quoi toutes choses sont harmonieusement constituées — et c'est par quoi l'on pense, l'on jouit ou l'on souiîre. »

Il conclut (pie c'est surtout le sang qui détermine la pensée, car c'est surtout dans le sang que se tempèrent réciproquement les divers éléments.

11. Ceux donc pour lesquels le mélange se fait également et entre j)articules qui soient et de dimensions ])areilles et convenablement espacées, n'étant d'ailleurs ni trop jietites ni trop grandes, ceux-là sont les j)lus intelligents et leurs sens sont les plus par-

[i. Le texte d" Tliéopliraste porte aao/.-.vôv oJIov. Diels (Dox. 501) changea d'abord o>/ en o^tjjv, puis {\-ors.] en Ô'y/.ov. f3ignone (370, n. 3) défend oJIov (rejeton, bourgeon) ur ce passage, et sur toutes les questions que pose le fragment d • Théoplnastc; cf. J. Beaiir, Greek théories of Elementary Cogniiion froiu Alcma on io Aristoile (Oxford, 1906).]

— 35i> — faits; après eux vi.iirHMit ni proiMMllon mix ((ui s'en iai)i)roclHMil ; ceux qui s'rloi<r,H'nl an roiiliain' Ir plus do cet état, sont les MKMnsinlelli^n't.ls. Les éléments en pari l<ules grossières et espacées loni 1rs hormnes hébétés et maladroits; s'ils sont, an contraire, condensés et rédnits en particules très nicrn.es, les nioiivenicnt s du san^r soni plus vils, et ThonHoe sera liii-n.èine idns ]>ronipL vl ,n(d>ilc" mais il ne sera propre ([n'a entreprendre heancoup <le choses sans en veniràhonl. Ceux pnur lestp.els etiliu le tem].érament est convenaldc dans une partie du corps, aunmt une aptitude spéciale correspondante; de là les bons orateurs et les artistes, le tempérament étant meilleur dans les fuains des uns, dans la lan^rue des autres; de m««me pour les autres facultés.

12. r/est ainsi i^xi' Emi>nlnclr admet (pu» se produisent la sensation et la pensée. La ])remière dillicullé (pi..!, puisse ,.roposer est de savoir en rpu.i les êtres animés diiïèrcnl «les autres pour la sensation; car il y a bien aussi adaptation aux pores des êtres inanimés, puisque en <rê„éral l'mpédoclc cxplMpu^ le niélan<:e par la proportion des pores. C'est ainsi cpu" rimilc et Teau ne se mélan^rent pas, au contraire des autres li<p.idcs dont il énumère les diverses combinaisons. l>ar consécpient. tout sentira, et mélan<re, sensation, accroissement ne seront qu'une même chose; car c'est toujours pour lui TelTet d'une proportion des [)ores, sauf les ([uehpM'S dilTérences tpi'il peut ajouter.

13. En second lieu, dans les êtres animés eux-mêmes, pourquoi le feu intérieur sentira-t-il idus que l'extérieur, s'il y a entre eux adaptation réciproque ? La propmtion et la similitude existent. Mais il faut bien qu'il y ait une dilïérence, si l'un ne peut remplir les pores, ce que fait l'autre entrant du dehors. Si donc il y avait similitude complète et universelle, il ne pourrait y avoir sensation- Kiifm les pores sont-ils pleins on vides? S'ils sont vides, il se contredit lui-même, car il nie en général rcxistence du vide; s'ils sont pleins, les êtres vivants sentiront toujours, car il est clair que le remplissage anrait lieu par adaplalion du send>lable, pour employer ses expressions.

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