‹ Pour l'histoire de la science hellèneChapitre 191 sur 209 · CHAPITRE XIII. — EMPKDOCLE D'AGRIGENTE (f · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. — EMPKDOCLE D'AGRIGENTE (f

tout en s'éloignant ; car elle n'était pas encore de tous les côtés | absolument rejetée à l'extrême limite du cercle; | mais elle occupait encore telle partie, telle autre était déjà abandonnée par elle. |200| Toutefois, à mesure qu'elle reculait, à mesure avançait d'autant | la bienveillante Amitié, dans son élan victorieux. | Dès lors étaient devenues mortelles les choses auparavant immortelles; | dès lors mélangé, ce qui d'abord était isolé. Dans ces nouveaux sentiers, | dans ces unions naquirent les innombrables races des êtres mortels, |205[ affectant les formes les plus diverses, les plus merveilleuses. |

La terre s'y rencontra surtout en égalité | avec Héphaistos, avec la pluie et le brillant éther; | s'ancrant dans les ports accomplis de Cypris, | en proportion soit un peu plus forte, soit un peu moindre, (210] elle forma ainsi le sang et les diverses sortes de chairs. |

La terre, attirée à l'union dans ces larges creusets, | sur huit parties en prit deux de la transparente Nestis | et quatre d'Héphaistos; ainsi se formèrent les os blanchissants, | divinement consolidés par les liens de l'harmonie. (

215| Ainsi, quand le suc du figuier enchaîne et cloue le lait blanchissant |

Ainsi les poils, les feuilles, les plumes serrées des oiseaux, |

les écailles se forment sur les membres endurcis | dont la

divine Aphrodite a fait les yeux perçants | Aphrodite, y mettant ses douces attaches |

220| De même que celui qui se munit d'une lumière pour la route | pendant une nuit d'hiver, défend la flamme brillante | qu'il allume par la lanterne protectrice; | celle-ci repousse le souffle des vents, de quelque côté qu'ils viennent, | et la lumière jaillissant au dehors, aussi loin qu'atteignent |225| ses rayons infatigables, aussi loin elle éclaire le chemin. | Ainsi le feu préexistant que renferment les membranes de l'œil, | perce les minces tuniques de la ronde pupille ; | celles-ci le protègent contre la masse de l'eau environnante, | et le feu, jaillissant au dehors, aussi loin qu'il atteint |

... 230 1 Rattachant toujours différemment de nouveaux débuts | de mes paroles, et ne suivant pas dans mon discours une route unique | Il faut redire deux ou trois fois ce qui le mérite. |

Allons, je vais te dire maintenant la première origine du soleil, | et comment s'est formé tout ce que l'on voit aujourd'hui, |235| la

terre, la mer ondoyante, l'air humide, | le Titan (soleil) et l'éther

qui resserre toutes choses dans son cercle. | Car si les |»n>-

fondeurs de la terre étaient illimitées ainsi que le vaste éther, | suivant les vaines paroles que répètent tant | de bouches d'hommes qui ne voient qu'une faible partie de l'univers |

240 1 Le soleil aux traits perçants, la lune douce et paisible |

Mais lui dans sa course parcourt le vaste ciel | réfléchit vers

l'Olympe pour les visages qui le contemplent en face. | Elle,

au contraire, pour sa paisible lumière, subit un sort passager |

Ainsi, la lumière frappant le large cercle de la lune | ... 2-45| elle roule en cercle autour de la terre sa lueur empruntée | ... comme la roue d'un char, tournant tout près de la terre | . .. Elle regarde en face le divin cercle du soleil | . . . elle en repousse les rayons | descendant vers la terre et produit dès lors sur celle-ci |250| une ombre

aussi large que l'est la lune au pâle visage. | La nuit est faite

par la terre, qui arrête la lumière | (l'air) sombre de la nuit

solitaire | ... La couleur noire paraît aussi au fond d'un fleuve, à l'ombre, | elle se voit de même dans les antres souterrains. |

255| Il y a, en dessous des eaux, beaucoup de feux allumés | ... conduisant les stupides tribus des poissons féconds | ... le sel s'est pris en masses, sous les coups du soleil | ... la mer, sueur de la

terre | Mais l'éther poussait sous la terre de longues racines ; |

260| car tantôt dans sa course il se trouvait ici, tantôt là | Le

feu jaillit brusquement en s'élevant. |

Car il y a adaptation entre toutes leurs parties, | soleil, terre, ciel et mer, | pour tout ce qui erre maintenant de la naissance à la mort. |265| Et de même que tout ce qui se trouve plus propre au mélange, | a tendance à l'union d'amour avec son semblable, | ce qui est ennemi s'éloigne au plus loin, répugnant au mélange, j par son origine, son tempérament, par les formes imprimées, | réfractait* à toute réunion, absolument soumis |270| à l'empire de la Saine, qui lui a donné naissance. |

Ainsi toute pensée provint du caprice de la fortune | ... et en tant que les plus subtiles parties se réunirent dans leur nu Hivernent | .... le feu grandit par le feu, | la terre s'unit à elle-même,

l'éther augmente l'éther. | 275| conglutinant la farine par

l'eau | le puissant Amour. |

l.iviiE second. — Si ta croyance est encore mal assurée là-dea* sus, | si tu demandes comment l'eau, la terre, l'éther el le soleil

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