CHAPITRE XIII. — EMPÉDOCLE d'aGRIGENTE (f
se mélangeant ont pu constituer tous ces corps et toutes ces formes mortelles |280j qui naissent maintenant dans les unions d'Aphrodite | comment les grands arbres et les poissons de la
mer f alors Cypris humecta pendant longtemps la terre dans
la pluie, | et lui donna des formes que le feu vint assurer. |
(Les yeux) dont l'intérieur est dense et l'extérieur relâché, | 285[ qui des mains de Cypris ont reçu cette contexture. | ....
Ainsi les grands arbres portent comme des œufs, d'abord les
olives | les grenades tardives et leurs fruits succulents |
l'eau, se pourrissant dans le bois, devient du vin sous la peau. |
Si voyant clairement cela dans ta réflexion profonde, |290| tu y consacres ta pensée pure et droite, | toutes ces choses t'appartiendront toujours, | et par elles tu en acquerras bien d'autres; car elles grandissent | par le désir des hommes, selon la nature de chacun d'eux. | Mais si tu t'attaches à des choses étrangères, comme font les hommes |295| pour tant de soucis pénibles qui troublent leur pensée, | elles quitteront soudainement la vie au temps révolu, | dans leur désir de retourner à leur origine. | Car, sache-le, il y a partout pensée et part d'intelligence. |
La douce Gharis a horreur de l'intolérable Nécessité. |
300 1 Tu peux voir cela dans les lourdes coquilles marines, | dans les buccins et les tortues cuirassées de pierre ; | la terre y est
au-dessus de la peau | et les oursins | ont le dos hérissé de
soies piquantes. |
305 1 Lorsque (les yeux) se formèrent d'abord dans les mains de
Cypris | le foie rempli de sang | Ainsi poussèrent nombre
de têtes sans cou, | errèrent des bras nus sans épaule, | et des yeux qui n'étaient pas fixés à des visages | ... 310| mais quand le divin (élément) s'unit davantage au divin, | ces membres s'ajustèrent comme ils se rencontrèrent, | et là -dessus nombre d'autres provinrent sans discontinuer | ... Il y eut donc nombre d'êtres à double visage et à double poitrine, | des formes bovines à tête humaine, et inversement |315| des formes humaines à tête bovine, qui possédaient à la fois les attributs de l'homme | et ceux
de la femme, avec ses membres délicats | des femelles sans
leurs organes distinctifs | Maintenant, comment des hommes
et des femmes aux pleurs faciles | la race fut produite au jour par le feu qui se dégageait, 1 320 [ écoute-le; ce n'est pas un discours hors de propos ou frivole. J D'abord des formes indistinctes
336 pôub l'histoire de la science hellène.
s'élevèrenl du sol, | à la fois constituées d'eau et de (erre. | Le feu, cherchant à se réunir à son semblable, les luisait sortir, | sans qu'elles montrassent déjà le gracieux arrangement des membres, |325| sans qu'elles eussent la voix ni les attributs du sexe viril. |
Mais l'origine des membres est distincte; partie vient de l'homme | et partie de la femme |
Ils se réunirent, et le désir les prit par les yeux |
La semence forme le mâle quand elle rencontre la chaleur, et la
femelle |330| quand elle rencontre le froid | les ports
fendus d'Aphrodite | ... c'est dans la partie la plus chaude du ventre qu'est la place pour les mâles; | c'est pour cela que les hommes sont bruns, plus robustes | et plus couverts de poils (que les femmes) |
355 1 Toute jointure est formée de deux pièces qui s'articulent | ... au dixième jour du huitième mois apparaît le pus blanc (le lait).... |
Sache que, de toutes les choses qui sont, partent des effluves | ... Ainsi le doux cherche le doux, l'amer s'élance vers l'amer, | l'acide vers l'acide, et le chaud se répand vers le chaud | ... 340 1 L'eau est mieux appropriée au mélange avec le
vin, mais avec l'huile | elle répugne | L'écarlate s'unit au
byssus jaunissant. |
Voici comment les animaux inspirent et respirent ; chez tous, le sang peut quitter | des conduits étendus à travers les chairs jusqu'à la surface du corps, |345| et qui viennent déboucher, pat de fines et nombreuses ouvertures, | à l'extrémité des narines, en sorte que le sang | ne puisse couler, mais que l'éther trouve un passage facile. | Aussi, quand le sang léger se retire, | l'éther bouillonnant se précipite avec force, |350| et ressort ensuite, dis que le sang revient. Quand une enfant | joue avec une clepsydre d'airain brillant, | elle pose sa main gracieuse sur l'ouverture du tuyau, | et l'enfonce dans la masse fluide d'une eau brillante. | Mais celle-ci ne pénètre pas dans le vase, elle est arrêtée |355| par l'air qu'elle rencontre à chacun des petits trous, | jusqu'à ce que le grand tuyau soit ouvert; alors | l'air s'échappe et l'eau peu! entrer. | De même, quand l'airain est rempli par l'eau | et que L'ouverture du tuyau est fermée par la main, |3ttft| l'air, pressant «!«' dehors en dedans, arrête l'eau | à la porte «lu passage étroit qu'il occupe ou résistant, [jusqu'à ce que la main soit retirée;