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CHAPITRE LL

SOLUTION THOMISTE DU PROBLÈME DE L'AMOUR, 11e

Amicabilia quae sunt ad alterun venerunt ex ainicabilibus quae sunt ad seipsuin. Gette sentence du Philosophe au IX° livre de l'Ethique ‘)}, qui pouvait servir de conimune devise à tous les partisans de la conception ,physique“, était susceptible de deux interprétations différentes. On pouvait prendre les mots dans leur sens immédiat et superficiel, et dire que lamour-propre est seulement un point de départ nécessaire, une cause motrice occasionnelle qui, chez tous les hommes, donne le premier branle à la puissance d'aimer, On pouvait, creusant davantage, et cherchant non seulement l'occasion première, mais encore la raison formelle de l'amour, affirmer qu'une appétition?) n'est

1) ra quauxa Où mods tToùs qilous . .., 8ouxer 8x t@v noûs Eavror élmhavüérar (Eth. Nic. IX. 4. Ed. de Berlin 1166 à 1—2). Je cite naturellement le texte de l'Ethique que connaissaient les Scolastiques, c'est à dire la traduction d’'Hermann l'Allemand.

?) Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que, selon la doctrine commune du Moyen Age, l'amour est inclus et supposé dans toute appétition. Aelred de Rye distingue trois choses en l'âme: la mémoire, la science, et amorem sive voluntatem“ (Speculum Caritatis. PL. 195. 507). Cp. Guillaume de S. Thierry: , Quantum enim ad animum, amore movemur, quocunque movemur“ (Exp. in Cantica. c. I. PL. 180. 492). $S. Thomas 7x Div. Nom. c. 4 1. 9. , Est autem amor prima et communis radix omnium appetitivarum operationum, quod patet inspicienti per singula“ (Fretté & XXIX p. 451). Cp. ib. p. 452, et la 2ac q. 28 a. 6: ,Omne agens agit propter finem aliquem ... Finis autem

S Problème de l'amour,

concevable que comme une recherche de soi-même, et non seulement faire dériver de l’amour-propre les inclinations altruistes, mais encore les y réduire, d’une façon qui restait à préciser. Si l'on adoptait le premier parti, il n'était pas trop malaisé de s'entendre avec les tenants de lamour ,extatique“. Si l’on choisissait le second, il fallait, semble-t-il, ne considérer les affections altruistes que comme des imitations, des participations de l'inclination égoïste; l'amour qu'une substance singulière se porte à elle-même était alors la mesure, le modèle et la raison de tous les autres amours qui peuvent se trouver en elle. Et c'est ici qu'il devenait difficile d'expliquer les faits que l'expérience imposait ou que supposait le dogme; il semblait qu'on ne püt distinguer qu'en paroles l’amour d'amitié et l’amour de désir ou de convoitise.

S. Thomas enseigne que la tendance à la fin dernière spécifie la volonté; où que la volonté se tourne, c’est l'appétit de la fin dernière qui la fait agir. Or, cette fin dernière, ce bien parfait, ce moteur universel et nécessaire de la volonté, c'est le bonheur. S. Thomas, en l'affirmant, ne fait que préciser la doctrine augustinienne de la béatitude, qui s'adapte tout naturellement au péripatétisme.

Necesse est quod omnia quae homo appetit, appetat propter ultimum finem ...ultimus finis hoc modo se habet in movendo appetitum, sicut se habet in aliis motionibus primum movens. Manifestum est autem quod causae secundae moventes non movent, nisi secundum quod moventur a primo movente; unde secunda appetibilia non movent appeest bonum desideratum ct amatum unicuique. Unde manifestum est quod omme agens, quodeunque sit, agit quameunque actionem ex aliquo amore.“ Cp. 2a 2ae q. 125 a. 2. L'amour, pris ainsi au sens large, comprend même ces ,bienveillances“ transitoires qui se distinguent de l'amour pris au sens restreint d'une passion habituelle et forte (stabilimentum voluntatis in bono volito, S. Thomas Pot, q. 9 a. 9; v. 24 2ne q. 27 à. 2, et, dans les premières rédactions du Contra Gentes, publiées par Uccelli (Paris Migne 1858], les col. 213 et 216). L'amour au sens restreint est, suivant cette doctrine, un cas particulier, où de favorables conditions de grossissement permettent de mieux étudier l'amour au sens large. — U'est l'amour au sens d’ûne passion enracinée dans l'âme qui fait l’objet du fameux traité d'André le Chapelain, comme le montre sa définition: ,Amor esb passio quaedam innata procedens ex visione et immoderata cogitatione formae alterius sexus . © (De Amore libri UT. Ed. Trojel. Hauniae 12 MHID AE Alpe).

Solution thomiste du problème de l'amour. Û)

Gtum nisi in ordine ad primum appetihile, quod est ultimus finis (1* 22e q. 1 à. 6). Ultimus finis est beatitudo, quam ommes appetunt, ut Augustinus dicit (14 28e q. 1 a. S. Sed Contra). Bonum perfectum . .. est ultimus finis (ib. a. 6) Ratio autem beatitudinis communis est ut sit bonum perfectum, sieut dictum est. Cum autem bonum sit obiectum voluntatis, perfectum bonum est alicuius quod totaliter eius voluntati satisfacit. Unde appetere beattudinem nihil aliud est quam appetere ut voluntas satietur, quod quilibet vult. (14 240 q. 5 a. S Cp. outre les premières questions de la 1% 24e, les articles 1 et 2 de la q. 10, et Î p. q. 82 à. 1 et 2. — Ver: q. 22 a. 5 et 6. — Mal. q. 6 a. 4).

C'est seulement, semble-t-il, tirer la conclusion légitime des textes qu'on vient de citer, que d'affirmer, comme l'auteur le fait ailleurs, que l’amour de soi est la mesure de tous les autres

amours, et les surpasse tous:

Finis ultimus euiuslibet facientis, in quantum est faciens, est ipsemet; utimur enim factis a nobis propter nos: et si aliquid aliquando propter alium homo faciat, hoc refertur in bonum suum, vel utile vel delectabile vel honestum (3 CG. 17. 7). Unumquodque, ceteris paribus, plus se amat quam aliquid aliud; cuius sigaum est, quod quanto aliquid est alicui propinquius, magis naturaliter amatur (1 CG. 102. 2). Illud quod est potissimum in unoquoque genere est mensura omnium corum quae sunt illius generis, ut patet per Philosophum im X Metaph. Potissimura autem in genere amoris hominum est amor quo quis amat se ipsum; et ideo ex hoc amore necesse est mensuram accipere omnis quo quis alium amat. Unde et in IX Ethic. Philosophus dicit quod , Amicabilia quae sunt ad alterum . . .“ ‘etc. (Quodl. 5 a. 6; cp. In 9 Eth. 1. 4). Amicitia proprie non habetur ad seipsum, sed aliquid maius amicitia, quia amicitia unionem quandam importat. Dicit enim Dionysius Div. Nom. c. 4, quod amor est virtus unitiva. Unicuique autem ad seipsum est unitas, quae est potior unione ad alium. Unde, sieut unitas est principium unionis, ita amor quo quis diligit seipsum est forma et radix amicitiae. In hoc enim amicitiam habemus ad alios, quod ad eos nos habeamus sicut ad nos ipsos: dicitur enim Ethic. 1. IX quod amicabime ea 2), à. 4)"),,De méme sad. 228 qd P14# 06;

C'est conformément à ces notions que S. Thomas définit l'amour:

1) S. Thomas affirme encore que nul ne peut se haïr soi-même (1r 21e q. 29 a. 4), pas plus qu'il ne peut haïr le bien, la béatitude (ib. cf. 1 2ae q. à a. 8, q. 10 a. 2 etc.) Les préceptes surnaturels sont d'accord avec les inclinations naturelles: l'homme doit s'aimer plus que les autres (Quodl. 8 a. 8: Peccaret in ordine caritatis magis alium quam se diligens. Cf. Sermones dominicales, Serm. 25), plus même que son épouse (24 24e q. 26 a. 11 ad 2).

10 Problème de l'amour.

Ex hoc... aliquid dicitur amari quod appetitus amantis se habet ad illud sicut ad suum bonum. Ipsa igitur habitudo vel coaptatio appetitus ad aliquid velut ad suum bonum amor vocatur ... Unumquodque

amamus inquantum est bonum nostrum (În Div. Nom. c. 4 I. 9. Fretté t, XXIX, pp. 451. 452).

C'est la coaptatio appetitus, la connaturalitas, le sicut ad se qui est, pour S. Thomas, la véritable définition de l'amour. S'il parait parfois (3 CG. 90. 5: ïib. 153, 1: 4 CG 217; =—"10q. 20 a. Î ad 3) mettre dans le velle bonum (Cp. Aristote, Rhétorique I. IE. c. 4.) le dernier mot de l'amour, c'est affirmer la même chose en d'autres mots, puisque ,le bien“ ne peut autrement se décrire que comme l’objet des désirs naturels: 4 quod omnia desiderant. (La discussion du rapport de l'amour au velle bonum 2* 2% q. 27 a. 2 éclaire nettement ce point, bien qu'il ne s'y agisse pas de l'amour au sens large.) ;

Comment avec cela, l’homme peut-il aimer Dieu plus que soi-même? Répondre simplement que l'homme reconnait en Dieu un bien plus excellent que soi-même, puisque son être propre n’est qu'une imitation de l'être de Dieu et un don de la bonté divine, c'est marquer une différence d'appréciation intellectuelle, qui peut laisser intacte la primauté de l'amour de sci: si en effet, ce bien plus excellent, on l'aime pour soi-même, l'amitié reste encore réduite à la convoitise !). Pour éviter cette réduction, il faudrait trouver un principe qui portät l'homme à tendre au bien de Dieu aussi spontanément, aussi naturellement, aussi directement, qu'il tend à son bien propre. Or, de principe d'amour direct et véritable, on l’a déjà dit, il n'y en à pas d'autre que l'unité.

C'est précisément du concept d'unité que S. Thomas se sert pour résoudre la difficulté. Voici, en effet, comment il répond à la question décisive: esprit créé aime-t-il naturellement Dieu plus que soi-même ?

Diligere Deum super omnia plus quam se ipsum est naturale non solum angelo et homini, sed etiam cuilibet creaturae, secundum quod potest amare aut sensibiliter aut naturaliter. Inclinationes enim naturales maxime cognosci possunt in his quae naturaliter aguntur absque deliberatione; sic enim agit unumquodque in natura, sicut aptum natum est

) Quodl. 1 a. 8. La solution mentionnée est celle de Guillaume d'Auxerre (v. appendice I)

Solution thomiste du problème de l'amour. 11

agi. Videmus autem quod unaquaeque pars naturali quadam inclinalione operatur ad bonum totius, etiam eum periculo aut detrimento proprio: ut patet cum aliquis manum exponit gladio ad defensionem capitis, ex quo dependet salus tolius corporis. Unde naturale est ut quaelibet pars suo modo plus amet totum quam se ipsam. Unde, et secundum hanc naturalem inclinationem, et secundum politicam virtutem, bonus civis mortis periculo se exponit pro bono communi. Manifestum est autem quod Deus est bonum commune totius universi et omnium partium eius: unde quaelibet creatura suo modo naturaliter plus amat Deum quam se ipsam; insensibilia quidem naturaliter, bruta vero animalia sensilive, creatura vero rationalis per intellectualem amorem, quae dilectio dicitur (Quodl. 1 a. 8).

Cette solution, plus d’une fois répétée par S. Thomas!) fait bien voir que, pour répondre aux difficultés qu'on faisait à la conception ,physique“ au nom de l'amour pur, et désintéressé, il maintient dans toute sa rigueur l’axiome fondamental de la doctrine, mais il élargit la notion que cet axiome supposait. Il demeure acquis qu'une chose est aimée en tant qu'elle est une avec le sujet aimant; mais c'est le concept d'unité qui doit être critiqué, pour qu'on ne le restreigne pas à l'unité égoïste et close des ,individus“ ?). Pour saisir pleinement la portée de la réponse,

1) Outre le passage cité, extrait d'un article des Quodlibeta qui à pour titre: Utrum primus homo in statu innocentiue non dilexerit Deum super omnia, l’on peut voir 14 2ac q. 109 à. 3 (il s’agit toujours de l'homme, x statu naturae integrae); 1 q. 60 a. 5 (il s'agit de l'ange). — Remarquer que, dans ce dernier passage, l’inclination du bon citoyen à mourir pour la patrie n’est pas, comme dans le Qwodlibetum, attribuée à la vertu et à la nature, mais à la seule vertu, et l'auteur ajoute: , EE si homo esset naturalis pars huius civitatis, haec inclinatio esset ei naturalis“. En rédigeant, dans les Sentences, la q. 4 de la dist. 3 du livre 2, $. Thomas, qui rejette pourtant la réponse de Guillaume d'Auxerre ignore encore la théorie du tout et de la partie; il en est toujours à l’idée de sémilitude, il oppose le sien et le bien, Il en est autrement au 1. 3 d. 29 q. 1 a. 3, où la théorie est déjà très nette, bien que l'opinion soutenue soit dite seulement ,plus probable“ que celle de Guillaume d'Auxerre. Voir encore 22 2ae q. 26 a, 3.

?) Individuum, chez $. Thomas, ne se dit proprement que des êtres matériels (1 d. 26 q. 1 a. 1 ad 3 etc.) et l'unité formelle des différents individus d'une même espèce n’est pas moins réelle que l'unité du supposé singulier, On connaît l'intéressante application théologique qui a été faite de cette théorie par S. Thomas aux dogmes du péché originel et de la Rédemption. Voir, pour le péché originel, 1a 2ae q. 81 a. 1; pour la Rédemption, 3 d, 18 q. 1 a. 6, sol. 1: Homo singularis est minus dignus quam natura Communis: quia divinius est

1 Problème de l'amour

il faul avoir présente à l'esprit la notion thomiste -de l’unité. L'unité n'est pas un attribut indivisible; c’est un des prédicats transcendentaux“ qui accompagnent tous les êtres, et varient avec l'être ,analogiquement“. Dieu est plus un que tout !); l'ange est plus un que l’homme; un homme est plus un qu'une pierre; les passages cités nous invitent à ajouter: l'univers total est plus un qu'aucune de ses parties. Considérer l'unité débile de la partie en dehors de l'unité du tout, c'est donc, d'après S. Thomas, s'arrêter à une vue fragmentaire et incomplète, (on dirait aujourd'hui: un funeste ,morcelage“); en effet, une chose est bien connue quand elle est connue telle qu’elle est, et, comme il le dit dans la Somme en reprenant la présente solution, dans les touts naturels dont il s’agit, wnumquodque .. secundum naturam hoc ipsum quod est, alterius est?]. On ne doit donc point conSidérer l'appétit naturel d’une ,partie“ à part de l'appétit total, et beaucoup moins opposer à l'appétit total: ce serait ne rien comprendre à l'essence de l’objet.

Ainsi, il est naturel que la main s'expose pour le corps, il est naturel qu'un élément se précipite en un lieu qui n'est pas le sien pour éviter à l'univers la honte d'un vide). Mais la solution ne vaut pas uniquement dans Je cas de parties juxtaposables. S. Thomas l'applique aussi aux cas de composition sans distinction spatiale. Par exemple, dans tous les êtres composés de matière et de forme, qui peuvent être plusieurs dans la même espèce, la ,nature“ n'est pas absolument identique à l'individu; chaque ndividu y préfèrera le principe intime qui le fait spécifiquement tel (mais qu'il ne possède pas dans toute sa plénitude),

bonum gentis quam bonum unius hominis. Et quia omnes homines sunt unus homo ïn natura communi, ut dicit Porphyrius, inde est quod meritum Christi, quod ad naturam se extendebat, etiam ad singulos se extendere poterat. 3 q. 48 a. 1: Opera Christi hoc modo se habent tam ad se quam ad sua membra, sicut se habent opera alterius hominis in gratia constituti ad ipsum. Cp. encore 3 d. 20 q. 1 a. 2 ad 4 — 2 2e q. 57 a. 4: patris ad filium non est compa-

ratio sicut ad simpliciter alterum, — et it 2ne q. 96 a. 4: sur les rapports de l'homme et de la société, 8 EX ERA NC AC SJ pr OU TS

°) C'est un exemple cité par Scot, quand il rapporte (pour la combattre) la théorie thomiste de l'amour désintéressé (Opus Oxoniense 3 d. 27 q. 1 n. 13).

Solution thomiste du problème de l'amour. 15

à son individualité bornée. Si ,Plalon avait dit vrai, et que les idées séparées existassent, chaque lion singulier préférerait à soi-même le Lion en soi. L'homme, qui concoit l'idée abstraite d'humanité, préfère ,l'humanitéf à soi-même. Ce que S. Thomas dit des parties, il le pense plus encore des participations 1).

EU c’est pourquoi sa solution rend compte du cas de l'amour de Dieu. . Dieu n'est pas, pour S. Thomas, l'ensemble des êtres de l'univers; il est l’Æsse infini, séparé, duquel tous les êtres participent en limitant. Lorsque c'est à Dieu qu'on songe, it faut dire de toute créature: hoc ipsum quod est, alterius est. On répondra done à la question classique: quia omnis creatura naturaliter secundum id quod est, Dei est, sequitur quod naturali ditectione etiam angelus et homo plus et principalius diligat Deum quan seipsuin ?)

Grâce à cette explication, il devient clair que l'amour d'amitié et l'amour de convoitise ne sont plus deux phénomènes entièrement différents et réunis, on ne sait par quel hasard, sous l'étiquette d'un même nom, mais qu'ils sont, au contraire, en parfaite continuité. Par l'amour de convoitise, je constitue un objet instrument par rapport à moi-même, — partie de moi-même, pour ainsi dire, — je ne le considère qu'en fonction de moi-même (ainsi l'eau que je bois, le pain que je m'assimile, la fleur que je respire, et que je jette lorsqu'elle ne me plait plus); par amour d'amitié, c'est le moi, le moi individuel et borné que je ne regarde plus qu'en fonction de l'objet aimé; mon amour naturel me constitue partie d’un vaste ensemble, qui m’englobe, ou

1) 1 q. 60 a. 5 ad 1: In illis quorum unum est tota ratio existendi et bonitatis aliis, magis diligitar naturaliter tale alterum quam ipsum, sicut dietum est quod unaquaeque pars diligit naturaliter totum plus quam se, et quodlibet singulare naturaliter diligit plus bonum suae specici, quam bonum suum singulare. Le principe énoncé au début de la phrase ne convient qu'à Dieu (fota ratio); pour en conclure, comme fait S. Thomas, la préférence de l'individu pour l'espèce, il faut logiquement sous-entendre ce que nous disons dans le texte, ‘Cp. ib, ad 3: Natura reflectitur, non solum quantum ad id quod est ei singulare, sed multo magis quantum ad commune. C’est pour cela, dit ailleurs S. Thomas; que les plaisirs de la génération sont plus vifs que ceux du manger et du boire.

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