XIII
n'existe même plus en fait et que depuis trente ans il végèle d'une manière précaire par Tappui de rAutriche ou de la France.
Le pouvoir temporel ne saurait donc, à aucun litre, être un article de foi* Nous mettons au défi Tultramontain le plus osé de nier cette proposition.
L'indépendance du Pape n'est pas non plus un article de foi, mais une nécessité pratique et humaine. Un pape qui serait dépendant ne pourrait pas remplir les devoirs de sa royauté spirituelle.
Il est donc superflu de délibérer si le Pape gardera ou non son pouvoir temporel; ce qui importe, c'est d'aviser aux moyens d'assurer son indépendance.
Si le pouvoir temporel formait la seule sauvegarde de cette indépendance, ce serait pour le monde catholique une obligation essentielle de maintenir le pouvoir temporel. Mais il serait
étrange, on en conviendra, que, la Papauté déférant au vœu des Italiens, se reposant sur leur foi restée inébranlable en dépit des événements les plus faits pour la ruiner, d'autre part la catholicité entière combinant un système de garanties et s'en portant caution, il serait étrange, disonsnous, qu'on ne parvînt pas à fonder cette indépendance sur une base solide.
Revenons au P. Passaglia :
Sa brochure aura pour effet de fixer les irrésolutions et de dissiper les erreurs régnantes sur ces points si graves. Le mode de discussion adopté par le savant docteur éclairera les intelligences sans les froisser ni les émouvoir. Dans ce travail d'érudition pieuse et de tranquilles recherches, aucun appel n^est fait aux passions; la foi et la raison parlent seules; les promesses du titre sont fidèlement tenues : Un prêtre catholique aux Évêques catholiques. Puissent ces derniers ne pas re-