I. Pensées d'un homme et Etat, p
moujiks que, dans les choses que « leur âme a vues », ils ne doivent pas céder, même à un Romanoff. Ce qui réveille chez lui cette invincible méfiance, c'est ce qui nous a éloigné de la « nature », ce qui élève à leurs propres yeux au-dessus des hommes primitifs et enfantins les gens dits civilisés de l'Occident et les Russes qui se sont souillés à leur contact, en un mot la culture. C'est elle qui est pour lui la source de tout ce qui est mal. Cest à elle qu'il fait la guerre. Lui, le roi de la réaction, se rencontre ici avec son antipode, qu'il n'ose pas nommer mais qu'il désigne là où il parle des ce cœurs impatients et des esprits orgueilleux 1 », avec Léon Tolstoï.
Ainsi sa défense de la forme autocrate du gouvernement de son pays acquiert la forme d'un acerbe réquisitoire contre la démocratie des Occidentaux qui croient posséder la lumière.
Toutes les influences malfaisantes, qui réellement existent au sein des Etats occidentaux, tous les dangers auxquels ils sont exposés, toutes les défaillances où ils peuvent être entraînés, il