‹ Pour la FinlandeChapitre 17 sur 78 · Pensées d'un homme d'Etat · texte numérisé non relu

Pensées d'un homme d'Etat

ment, et qui détruit les préjugés irrationnels, qui sont le grand obstacle de la culture 1 . Mais les penseurs à courte vue de la nouvelle école confondent imprudemment avec l'ignorance et la bêtise, la force naturelle d'inertie dont l'humanité est douée, et qui, comme le lest d'un navire, la maintient à travers les fluctuations de Thistoire. C'est par cette force que subsistent les opinions, faussement stigmatisées du nom de préjugés, mais qui, en réalité, se sont formées au cours des siècles sous l'empire de l'expérience 2 . Ils ne voient pas que la manie de tout raisonner, une fois s'emparant de la multitude, la prédisposera promptement à l'infection de ce que Ton peut appeler la maladie de notre époque, le mécontentement*, comme on a vu que la démocratie en est le mensonge. Ainsi l'école nourrit le mécontentement de l'existence, et la philanthropie, telle qu'on la pratique, affaire de raison dont disparaît le sentiment 4 , bien loin d'atténuer le mal, l'aggrave, entrete-

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