La Constitution du grand- duché de Finlande, p
plaît. A peine savent-ils eux-mêmes quel grand bien réside en cela pour eux. Auguste Comte a dit vrai, — et peut-être nous pardonnera-t-on notre conservatisme en l'honneur de la réputation de radicalisme de notre philosophe, — quand il a écrit : (( La plupart des hommes sont plus capables de suivre une ligne de conduite dont les données déterminantes sont indépendantes de leur volonté que d'en choisir une en toute liberté 1 . » Ne pourrait-ce pas être vrai des peuples en même temps que des individus?
Est-ce un bien pour une nation que tout soit à son choix, que tout soit en question, qu'il n'y ait pas un seul dilemme où le terme à choisir soit imposé par une nécessité inéluctable ? Nous croyons extrêmement heureux pour le grandduché que la fortune de son gouvernement et les circonstances aient placé son existence dans un moule immuable, aient créé pour lui un champ d'action circonscrit, dans l'intérieur duquel il a la libre détermination de sa conduite. Que le siècle où nous vivons nous le pardonne, mais cela nous semble vrai. Pouvoir tout ce