‹ Pour la FinlandeChapitre 50 sur 78 · J. R. Danielson, Finnland's Vereinigung, p · texte numérisé non relu

J. R. Danielson, Finnland's Vereinigung, p

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ments pris? Trois choses essentiellement. Premièrement, tout en maintenant sa volonté exprimée un an auparavant d'unir pour toujours la Finlande à son empire l , le Tsar abandonnait cependant la pensée de la traiter purement et simplement comme une province, témoin la phrase où, parlant de l'époque de la domination suédoise, pendant laquelle les Finlandais avaient joui de certains droits politiques, il en parle néanmoins comme de ce l'époque de la domina- « tion passée » qui doit être oubliée devant les temps meilleurs qui s'ouvrent ; témoin aussi la manière significative dont, à plusieurs reprises, il parle «c des provinces de la Finlande » ; expression qui diffère du tout au tout du langage de l'année passée où il avait appliqué ce nom à la Finlande tout entière. Secondement, il voulait concéder la dignité d'unité nationale au territoire acquis par lui, dont il avait désigné les subdivisions par le nom de province ; en un mot, il lui concédait le caractère d'un Etat. Il est difficile d'en douter, quand on entend le Tsar dire

i. Texte français original du décret de convocation de la diète pour le 10/22 mars 1809. Voyez La Constitution du grand-duchr de Finlande, p. 109.

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tivement désignés à Borgà. Cest vrai. Mais cela ne prouve rien du tout. Cet honneur a tout aussi peu été fait aux pièces juridiques restées en vigueur d'après nos contradicteurs euxmêmes, c'est-à-dire, ni à la loi suédoise de 1734, ni au a statut ecclésiastique », plus ancien d'un demi-siècle. Il n'y a point de force probante non plus dans le fait que les actes de 1772 et de 1 789 n'ont pas dans les temps qui suivirent la diète été confirmés comme cela fut le cas pour le code de 1734, dont l'empereur fit faire une nouvelle édition complétée. On sait à quoi cela a tenu. Une tentative faite par Jâgerhorn pour obtenir une nouvelle édition de la constitution, à laquelle on aurait apporté les modifications commandées par les événements qui avaient eu lieu, échoua sur l'affirmation de Speranski que Sa Majesté n'estimait pas encore le moment venu pour cela 1 ; mais cette constitution n'en était pas moins en vigueur, bien qu'on en renvoyât la consolidation à plus tard. C'est ce que les paysans de la diète ont montré comprendre en se faisant lire encore une fois les deux actes

1. J. R. Danielsox, Finnland's Vereinigung, p. 148, et suivantes.

en question trois jours après la cérémonie de la cathédrale, lorsqu'ils se trouvèrent de nouveau réunis dans la salle de leurs séances. On ne leur fit en aucune manière connaître que l'empereur n'avait point entendu les choses comme ils l'avaient cru en demandant cette lecture ! .

ce On dit que l'empereur n'était point au courant des affaires finlandaises et que c'est tout au plus s'il connaissait le nom des actes de 1772 et de 1789. On donne même à entendre que ses conseillers finlandais ont fait exprès de le renseigner incomplètement. Est-ce là un argument? A supposer que l'on pût appuyer ces insinuations sur des preuves, aurait-on pour cela le droit de traiter les promesses catégoriques de Borgà comme nulles et non avenues? Où en serait-on, quel désordre viendrait bouleverser la société et l'administration de la justice, si l'idée prenait pied que, pour infirmer une loi déclarée en vigueur par le souverain, il suffit de déclarer que celui-ci n'a pas compris la portée de la sanction qu'il donnait 2 . George I er , comme on sait, ne possédait pas l'anglais,

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