Revue politique et parlementaire, xv, p
Alexandre lui-même en a fait justice, en affirmant que c'étaient les serments de fidélité prêtés dans la cathédrale de Borgà qui avaient consacré les liens entre le prince et le peuple. Dès ce moment, se basant sur cette déclaration, les Finlandais se sont sentis liés, et ils l'ont montré en s'abstenant de tout mouvement menaçant, lorsque l'empereur eut retiré ses troupes d'occupation, afin d'en employer une partie contre le sultan et d'envahir la Suède avec l'autre, ce qui contraignit cette puissance à faire la paix 1 . Cette attitude leur donna le droit, conformément aux principes les plus élémentaires de la probité, à ce que le traité se conclût, pour ainsi dire, en dehors d'eux, et que l'on y réglât les prétentions des deux belligérants sur le territoire finlandais, mais sans toucher en quoi que ce fût à la nature des relations qui avaient été créées par l'empereur entre lui et ses nouveaux sujets. Le plénipotentiaire russe se plaça en effet sur ce terrain. La Suède demandait une promesse de l'empereur de conserver aux Finlandais leurs anciens privilèges ; mais RumjantzofF