COMMENT LE MINISTRE DES POS- TES RESUME SES LECTURES
J'ai cité copieusement les débats de février et mars 1876. Voici comment le ministre des Postes les résume. La réponse (de M. Mackenzie à M. Masson) fut celle-ci: "Il n'est pas nécessaire de pourvoir à l'éducation dans le Kéwatin." (4530).
Qu'on relise à tête reposée, demain, le "texte" des déclarations de Mae x ■ enzie, celles de Biake surtout, oc l'on. ne pourra s'empêcher Je conclura que le ministre des Postes résume moins fidèlement ses lectures sur le Kéwatin qeu celles relatives à la question manitobaine. Serait-ce parce que l'une est embarrassante pour M. Laurier et l'autre pour M. Pelletier et ses amis?
Il y a un autre point que l'on pourrait signaler à M. Pelletier. C'est que l'acte du Kéwatin n'a pas plus fait mention des droits de la compagnie de la Baie d'Hudson que des droits de la minorité. Mr Pelletier est-il prêt à
prendre en face du parlement et des "noble adventurers" de la compagnie de la Baie d'Hudson, la responsabilité de dire qu'ils ont perdu leurs droits en 1876 parce que Mackenzie ne les a pas mentionnés dans le statut?
Oh! non. Ces droits sont-ils plus inviolables parce qu'ils reposent sur l'or et les fourrures? A tout évènenmet, on a eu grand soin d'introduire dans le billun article, l'article 7, qui dit:
''Rien dans la présente loi ne saurait porter préjudice ni atteinte aux droits ou aux biens de la compagnie de la Ba;e d'Hudson, tels que définis dans les conditions sous lesquelles cette compagnie a rétrocédé la Terre de Rupert à la Couronne."