‹ Pour la pédagogieChapitre 15 sur 25 · LES LYCÉES GOMME ÉCOLES ANNEXES · texte numérisé non relu

LES LYCÉES GOMME ÉCOLES ANNEXES

est actuellement entre les mains d'un petit nombre de maîtres qui ne peuvent ni ne veulent sans doute devenir proviseurs ni censeurs dans les villes où ils sont. Mais ils feraient certes de bonne grâce une place à côté d'eux à un nouveau venu qui serait dans les conditions que je viens de dire. Qui sait même si ces maîtres ne mettront pas un jour leur honneur à avoir servi comme de levain dans la fermentation d'où sortira la constitution achevée de l'enseignement pédagogique en France, contents s'ils lui voient prendre une forme solide et profitable au bien public et sûrs de continuer pour leur part à être utiles tout de même ?

L'innovation que je propose, ils la verront avec joie, pourvu que la science à laquelle ils sont dévoués ait quelque chose à y gagner, et elle a beaucoup à y gagner comme assiette, comme intronisation définitive, comme action réelle, étendue, efficace, profonde. Si on les continue dans leur rôle actuel, aucun d'eux, je le suppose, ne sera embarrassé pour faire indéfiniment un cours de science de l'Éducation : la matière est assez vaste et il y a assez de ressources. Mais, dans une ville de province au moins, où le personnel enseignant est stable et restreint, le cours, pour se soute-

nir par le public, doit prendre souvent une allure exotéritjue. Il serait bon que, par un autre côté, la science de l'éducation eût des résultats tangibles, immédiats, ceux dont le manque est aujourd'hui si fâclieusement sensible dans notre enseignement secondaire.

Cela n'empêcherait pas d'ailleurs des professeurs de Faculté philosophes de traiter dans leur cours des questions de pédagogie et d'y intéresser le public. Et il restera assez à faire, à s'occuper de tout ce personnel de l'enseignement primaire et de l'enseignement secondaire des filles qu'il importe à un si haut point de aintenir en relations avec l'enseignement ipérieur, afin d'entretenir en lui la vie, ie ouvement de l'esprit, la fraîcheur de la foi de la bonne volonté.

Ainsi la difficulté n'est pas dans la situation tuelle des chargés de cours de Science de éducation ; et il n'y en a pas tant ! Elle coqste plutôt à recruter des proviseurs et des liseurs à la hauteur de la tâche que j'ai trae. Pour cela, il faudrait instituer à Paris le sorte de concours, de certificat d'aptitude dagogique à l'enseignement secondaire qui signerait ses titulaires pour les postes les ailleurs et les plus importants de l'adminis-

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