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JURYS DU BACCALAUREAT

La question du baccalauréat, qui fait ruisseler tant d'encre, me semble un peu factice. Les jurys qui existent ont au moins un avantage : c'est que ni leur compétence, ni leur impartialité ne sont attaquées par personne.

On parle de quelques erreurs dues à la rapidité excessive de l'examen dans certaines villes, mais en somme les mauvaises chances que court un candidat, même dans ces cas exceptionnels, sont loin de représenter la part de hasard qui est, semble-t-il, inhérente à presque toutes les choses et à toutes les entreprises humaines ; et comme les accidents sont là des plus réparables, en fin de compte, on n'entend pas citer pour tout de bon un

LA RÉFORME DE l'ëNSEIGNëMENT. 469

élève digne du diplôme qui ne Tait bientôt obtenu. Il n'en est pas moins vrai que ces accidents, encore que rares, il serait bon de faire tout le possible pour les prévenir, et dans ces termes, la question est ramenée aux mesures à prendre pour éviter le surmenage des examinateurs. Il est indéniable qu'il y a telles Académies où leur tâche est tout à fait énorme et d'autre part, ce qui, selon moi, est une considération topique, il est au moins étrange qu'une importante partie de l'année scolaire qui appartiendrait par destination à l'enseignement, soit détournée toute à des besognes différentes ; car il n'est pas juste d'oublier que les étudiants s'immatriculent dans les Facultés des Lettres pour y travailler avec leurs maîtres, non pour regarder leurs maîtres peiner sans eux. Si donc on trouvait le moyen de conserver aux jurys le caractère de justice qu'ils ont aujourd'hui, tout en abrégeant la durée des examens et en augmentant les garanties du droit qu'a le candidat d'être examiné tout le temps nécessaire, il me semble qu'on aurait fait disparaître tous les inconvénients réels dont on se plaint; et, si je ne me trompe, on obtiendrait ces résultats en ayant recours aux bons offices ou à

iiO POUR LA PEDAGOGIE.

rintervention de juridictions actuellement existantes, acceptées de tous et qui n'éveillent aucun soupçon. Par ainsi on ne s'égarera pas en demandant :

Que des commissions d'examen du baccalauréat soient nommées par le Recteur sur une liste dressée par le Conseil académique et que chacune de leurs sections soit présidée de droit par des professeurs des Facultés désignés par le Conseil de l'Université,

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