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POLITIQUE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE

Il faut, d'un autre côté, qu'eu face de cette patience souvent pénible, toujours méritoire, le Gouvernement — j entends par là tous les pouvoirs publics — se tienne constamment au courant des mouvements de l'opinion, observe en quelque sorte sa croissance et ne tarde jamais à donner la consécration de la loi aux réformes qui ont reçu la consécration du peuple, qui ont reçu ce que j'appelais tout à l'heure la consécration des mœurs. C'est alors comme un perpétuel échange d'idées entre le Gouvernement et les représentants de (a nation, et l'on peut dire avec vérité que c'est l'opinion du pays qui se projette dans le Go'uvernement. {Hmvos et applaudissements.)

C'esi là, messieurs, notre politique, la politique que nous avons suivie et que nous suivrons tant que nous aurons quelque autorité et quelque responsabilité dans la direction des affaires publiques : c'est, comme oa l'a dit, la politique rationnelle, la politique de la raison, mais c'est aussi, et je revendique pour elle ce titre, une politique nationale, parce qu'elle permet aux forces d'un grand peuple de se développer dans leur plénitude et d'arriver à leur complète expansion. (Appland'ssfments.)

Permettez-moi, messieurs, de porter à mon tour un toast, puisque je trouve ici réunis les représentants de deux/presses, la presse anglaise et la presse américaine, oui, messieurs, je voudrais porter un toast qui, dans la bouche d'un homme qu'on a fait plus autoritaire qu'il n'est [On rii), paraîtra assez osé, mais qui est absolument sincère : je bois à cette grande puissance de propagande et d'éducation, à son développement, à cette presse dont la liberté ne connaît d'autres limites que le respect d'elle même et le respect des autres. (Adhésion unanime et longues salves d'applaudissements.)

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