‹ Pour la RépubliqueChapitre 16 sur 82 · LA PRESSE D'OPPOSITION · texte numérisé non relu

LA PRESSE D'OPPOSITION

Le discours suivant fut prononcé par M. Waldeck- Rousseau, en septembre 1883, au banquet d'inauguration de l'école communale de Bouvron (Loire-Inférieure'. Tout en critiquant les mœurs de la presse d'opposition, l'orateur déclarait que, loin de vouloir restreindre la liberté d'écrire, il fallait au contraire en généraliser l'usage.

Mes chers concitoyens,

Tous ceux de nos amis qui viennent de prendre la parole, et en particulier M. Fidèle Simon, le député de l'arrondissement, ont bien voulu porter la santé du ministre de l'intérieur. Je vous demande la permission pour leur répondre de m'autorise? surtout d'une double qualité : celle de membre fondateur du premier comité républicain qui se soit formé à Saint- Nazaire, et celle d'enfant de ce département. [Très Inen! très bien!)

On avait raison de le rappeler tout à l'heure, ce pays est encore pour moi plein de souvenirs bien chers. Je ne puis perdre de vue que c'est ici, il y a quinze ans, que j'ai fait mes débuts comme avocat et comme électeur mêlé aux luttes politiques.

J'étais alors ce que je suis aujourd'hui (Cest vrai! — Vifs applaudissements), et je me console parfois de l'àpreté de certaines critiques en songeant que.

Page 1