LES VERTUS CIVIQUES ET LES FEMMES FRANÇAISES
Le 18 novembre 1892, l'Associalion des Dames françaises, société de secours aux mililaires blessés ou malades, dont la présidente est M""" Foucher de Careil, avait invité M. Waldeck-Rousseau à son assemblée générale annuelle. Il y prononça l'allocution suivante :
Mesdames,
Avoir été depuis vingt années obligé de discourir presque continuellement et se trouver tout à coup devant vous très embarrassé et même un peu ému, c'est une aventure qui est digne de toute votre pitié, et cette aventure est la mienne.
Tout n'a-t-il pas été dit ici même, avec quelle autorité et quel art ! sur votre Association, la noblesse du but qu'elle poursuit, son mérite et les généreux dévouements qui en ont fait, en moins de dix années, non plus seulement une admirable œuvre privée, mais une institution nationale et comme une ressource nouvelle offerte par vous à la patrie ?
Une chose cependant m'a frappé et me permet d'ajouter mon tribut d'éloges à tous ceux qui vous ont été si justement décernés. Il me semble qu'en dehors même de l'objet direct que vous vous êtes proposé, vous rendez de très grands services, et je suis extrê-