LE LIBRE-ECHANGE ET LE PROTECTIONNISME
Au banquet de la Chambre syndicale des Tissus de Saint-Etienne, M. Waldeck-Rousseau prononça un discours sur les besoins économiques de l'industrie française (10 mars 1895).
Messieurs,
Vous ne me devez aucun remerciement et c'est moi qui suis votre obligé. J'ai saisi avec un très grand empressement et un très vif bonheur l'occasion qui m'était offerte d'entrer en contact plus intime et plus cordial avec les représentants d'une Industrie éminemment française et qui sait faire, à la fois, des prodiges de goût et des prodiges de travail. A une époque où je ne soupçonnais certainement pas les destinées qui m'attendaient dans ce département, je l'avais déjà longuement admirée à l'Exposition de 1889. Gett(; année, je la retrouvais à Anvers, exposition d'art on même temps que d'induslrie^clatante et discrète, infiniment variée, charmante en un mot, comme si elle empruntait quelques-uns de leurs dons à celles pour qui elle prépare ses merveilles. [Vifs a/)p/aiidissemenls.)
Je ne demande qu'à la bien servir. J'ai besoin d'y être aidé, parce que j'ai beaucoup à apprendre. Je suis