‹ Pour la RépubliqueChapitre 42 sur 82 · LI-: LII!KE-ÉC11 AN(<E ET LE !'];( )TE(:Ti' iXXlS.ME · texte numérisé non relu

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au ministère du commerce, où d"ailleiirs nous avons été reçus avec une très grande cordialité. Le ministre nous a dit que notre réclamation lui paraissait absolument fondée. Nous touchions au but! Malheureusement, quinze jours après il n'était plus là. Tout était à refaire, à recommencer. Nous recommencerons, sï M. Brossy le veut bien! 'Vifs applaudissements.)

On pourrait trouver beaucoup d'autres exemples de cette vérité, que les grandes questions sont faites de petits détails. De petits détails, il n'y en a guère pour une industrie de l'importance de la vôtre. Il ne faut pas connaître les questions seulement d'une manière superficielle. On peut dire des questions commerciales, que, celui qui ne les connaît pas tout entières, ne les connaît pas du tout. Il me semble que l'idéal en cette matière serait que l'Etat français devint un bon commerçant, un bon négociant. (Trrs bien! très bien!)

Ce n'est pas là formuler un vœu qui soit dénué d'ambition. Je suis persuadé qu'un gouvernement qui pourrait mettre dans l'administration des affaires générales la même prévoyance, le nîème esprit de calcul, la même méthode, la même probité intelligente, qui sont les qualités maîtresses du commerce français, serait le premier et le meilleur des gouvernements. ( Vifs applaudissements.)

Je n'ai jamais, pour ma part, étudié sans en recevoir une impression de véritable admiration, le mécanisme d'une grande maison de commerce, ou encore tout le prodigieux travail qui s'accomplit dans une usine : l'ordre merveilleux qui préside aux moindres détails, l'exactitude avec laquelle chaque partie du travail arrive à la minute précise dans la main qui l'attend, l'harmonie, en un mot, de toutes les fonctions. C'est vous dire, Messieurs, dans quel esprit je

ni POUIt LA RKPUBLIQUE

VOUS demande la permission de porter un toast à la <:iiambie syndicale des tissus.

Je demande même la permission de l'élargir et je répondrai à ses vœux en buvant à la ville de Saint- Etienne, à celte ville de travail où l'on sent jusque sous ses pieds l'effort persévérant du génie de l'homme, à ses innombrables artisans qui, [lour surmonter une crise terrible, ont fait preuve dune endurance admirable et d'un courage plus grand que le courage des champs de bataille. ( Vive ndh/'sinn.)

Je réunis donc dans un même vœu les intérêts particuliers que représente la chambre syndicale et les intérêts géuéraux de ce département. (Ap/jlaudissemenls ré,jêlés et acclamations. )

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