CRITIQUE DE LA THÉORIE C' (LLECTIVISTE
demie des sciences, l'Académie de médecine, tous les spécialistes les plus autorisés ont apporté des témoignages qui sont liltéralement pour effrayer.
Eh bien! s'il en est ainsi, ceux-là, et j'en suis, qui sont ennemis de l'intervention de l'Etat dans les affaires privées, ne peuvent méconnaître qu'il rentre absolument dans sa l'onction d'intervenir pour la sauvegarde d'un intérêt public.
Voilà l'une des raisons qui sont données en faveur du monopole; il en est une autre.
On fait, en effet, remarquer que si l'on réalise cet impôt, il sera perçu, non pas au détriment du producteur, non pas au détriment du consommateur, mais au détrim -ni du falsificateur, et p'est, en réalité, dans la plus large mesure, la îraude qui en fera les frais. ' Vifs oppbtudissemenls.)
Il est difficile d'évaluer ce que perd le Trésor par la fraude qui est pratiquée sur les alcools ; les gens les plus compétents déclarent qu'on peut l'évaluer à 150 ou 200 millions.
Quel que soit le chiffre exact, on peut dire qu'à quelque point de vue qu'on se place une mesure qui se recommande par tant et de si graves raisons s'impose aujourd'hui à l'attention des hommes |ioliliques, il est nécessaire que dans un très prochain avenir la question soit posée et que les deux Chambres aient à la résoudre.
La déduction des dettes, la diminution des frais de justice, l'extension de la compétence des juges de paix, l'abaissement des prix de transport, l'étude de la réforme de l'impôt sur les alcools suffisent à constituer pour l'heure préseule un programme financier qui absorbera déjà de longs elforls.
Je parle de réformes que l'Etat jxhiI faire. Voulez-
l'.sO l'oll! LA lil-l'l Itl.InLT,
VOUS me permettre de dire que d'autres collectivités peuvent aussi beaucoup dans le môme ordre de faits? Les d6])arteinents et les communes ont d6jà beaucoup fait pour Famélioration de leurs services; partout des écoles ont été construites; le réseau des chemins communaux el départementaux a été merveilleusement développé, de nouveaux hospices se construisent et, dans leur sphère d'activité, les communes comme les départements ont agi avec une véritable intelligence et un instinct très sûr des besoins présents.
Ils peuvent et ils doivent encore accomplir los œuvres les plus utiles au point de vue de l'hygiène publique. A Paris, pour choisir un exemple connu de tous, par des mesures d'assainissement, une meilleure organisation du service des eaux, on a fait descendre le chiffre de la mortalité de 24 à 19 p. 1000^ c'est-à-dire qu'on a fait une économie de 5 existences sur 1.000. On peut obtenir des résultats plus favorables encore, car Paris se tei^ive dans des conditions plus défectueuses que tant d'autres communes. C'est ainsi que les Parisiens n'ont pas toujours, hélas! à leur disposition une eau irréprochable. Vous êtes plus favorisés. En amenant les eaux admirables, qui jaillissent dans ce département avec tant d'abondance, dans tous les centres populeux, en établissant des égouts, n'est-il pas vrai que vous ferez le meilleur emploi de vos finances? [Applaudissements).
Nous avons eu à accomplir une œuvre immense ; nous avons eu à constituer de toutes pièces, on peut le dire, en dépit de l'opposition naturelle, mais obstinée, des partis, une France nouvelle, nous avons dû réaliser ce prodige de créer au milieu des discordes politiques, des crises économiques les plus graves^ un gouvernement national assez puissant et assez
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durable pour conquérir en Europe le bon renom et la considération qui devaient restaurer notre influence. Nous y avons réussi. {Appaudissemmts et bravos répétés.)
Nous pouvons être fiers de noire passé. Nous pouvons regarder avec confiance la carrière qui nous reste à parcourir.
Je tiens à vous remercier, messieurs, de votre présence ici et à vous dire, en terminant, quel souvenir ému j'emporte de cette réunion. {Applaudissemeufs unanimes el bravos répétés.)