DU PARTI RÉPUBLICAIN GOUVERNEMENTAL
A Rive-de-Gier, le 2»; octobre (1806), M. Waldeck-Rousseau, apn^'S avoir de nouveau rappelé l'œuvre sociale accomplie par son parti, lit l'éloge de la politique coloniale suivie par Jules Ferry et son groupe.
Messieurs,
Au cours des réunions politiques que mes amis et collègues ont bien voulu organiser dans ce déparlement et auxquelles j'ai été si heureux d'assister, je me suis efforcé de montrer quel avait été le rôle du parti gouvernemental dans rélaboratioa des réformes économiques qui, depuis la fondation do la République, ont été ou accomplies ou tentées.
J'ai parlé avec la confiance que je puise dans la certitude que l'opinion de plus en plus éclairée saura être juste, qu'elle jugera les hommes et les systèmes politiques non plus sur les promesses ou les paroles dont ils auront été plus ou moins prodigues, mais bien aux œuvres qu'ils auront accomplies.
Cet examen, le parti républicain gouvernemonlal, duquel nous nous réclamons, n'a pas à le redouter.
Il suffira, en ell'et, pour juger des services rendus
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par la itoliliqiie foiulé(! par Gambetla, défendue ensiiito avec une invincible opiniàlrelé par Jnles Ferry, de comparer ses résultais au spectacle qui s'est produit depuis qu'on l'a trop désertée, à la stérilité, à l'impuissance qui ont été les l'ruils de celte même opposition qui, après avoir combattu, dénigré, el, je peux dire, calomnié ces deux horYimes d'Etat, a démontré que, sans pouvoir instituer un gouvernement durable, elle avait du moins la puissance de paralyser toute action gouvernementale.
C'est seulement en restant fidèle à la méthode qu'ils avaient l'un et l'autre pratiquée que le gouvernement républicain a pu accomplir les seules réformes qui resteront acquises à l'histoire de ces vingt dernières années : achever une révolution commencée dans les circonstances les plus tragiques, donner à la république des institutions, un organisme complet, assurer la liberté de penser, la liberté décrire, la liberté de conscience ; ouvrir partout des écoles, donner l'enseignement à tous les degrés et faire en sorte qu'il ne fijt pas une intelligence qui, de degré en degré, d'échelon en échelon, si elle était supérieure, ne pût parvenir jusqu'aux plus hauts sommets, élargir, en un mot, le patrimoine intellectuel de la France.
C'est là une œuvre considérable et cependant ce n'est pas la seule que nous ayons entreprise.
Nous n'avons attendu aucune sollicitation pour comprendre que le gouvernement républicain avait d'autres intérêts à servir que les intérêts purement politiques, qu'il devait toute son attention et sa sollicitude au travail, et, en employant ce mot à la fois si simple et si complexe, je n'entends pas séparer ce qui est inséparable : le capital et le travail, — qu'il fallait s'efforcer de lui donner de nouvelles méthodes, de