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L'UNION RÉPUBLICAINE

forte, pour accepter la République avec ses conséquences.

Si le fait brutal du boulangisme a disparu, son esprit subsiste, et je ne me trompais pas hier en signalant qu'à côté des adhésions sincères, derrière certaines conversions apparentes, subsistent des partis pris obstinés, puisque, dans certains commentaires qu'on mettait tout à l'heure sous mes yeux, j'ai lu qu'en dénonçant un piège plébiscitaire habilement caché dans la revision, j'avais par là même exclu toute une catégorie de républicains !

Messieurs, il faut qu'il n'y ait ni doute, ni équivoque : nous sommes partisans d'une République ouverte à toutes les bonnes volontés, mais fermée à toutes les surprises; et pour y pénétrer, nous voulons qu'on en accepte définitivement le principe. {Très bien! Très bien! Vifs applaudissemeits).

Pour savoir si certaines adhésions sont sincères, vous avez une pierre de touche infaillible: Vous demanderez à ceux qui se disent républicains s'ils acceptent notre Constitution tout entière avec cet amendement que le ministère Ferry a fait adopter parle Congrès de 1884, à savoir que la forme du gouvernement n'est pas sujette à revision [Applaudissements unanimes).

Je crois répondre à votre sentiment en portant un toast à celte grande pensée de Gambetta : « A l'Union républicaine ». C'est celle qui nous animait quand je SUIS entré à la Chambre, et quand j'ai connu cet homme délite, ce républicain à l'âme généreuse, ce grand et modeste républicain qui s'appelait Duclaud*. [Applaudissements unanimes.)

Cette union n'était pas un mot, c'était un fait. Nous

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