L'un des chefs du parti républicain dans la Charente
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étions républicains et nous étions unis. Toute politique suppose nécessairement un idéal, un principe directeur et un pi'ogranune limité, déterminé par les indications et les besoins de l'heure présente.
Notre idéal, c'était l'alîermissement de la République, non plus comme gouvernement de fait, mais comme gouvernement de droit.
Notre principe directeur, c'était qu'aucun de nous n'avait le droit de donner le pas à ses préférences personnelles, tant que cette œuvre d'affermissement etde consolidation n'était pas accomplie. {Vifs applaudissements.) Quant à notre programme, nous l'avions formé en retenant tout ce qui nous unissait, en écartant tout ce qui nous divisait!
II n'y a, Messieurs, que trop d'analogie entre la situation actuelle de votre département et ce qu'était alors la situation générale du pays. Ce qui était notre règle politique doit être votre ligne de conduite aujourd'hui. C'est par i''union sincère des républicains que vous devez poursuivre et consommer votre œuvre. Unissezvous dans la résolution inébranlable de faire triompher l'idée républicaine. Ecartez, ajournez tout ce qui vous divise. La victoire est à ce prix. {Applaudissements.)
Je n'éprouve aucune hésitation à répondre à la question qu'on voulait bien me poser tout à l'heure : Avons-nous bien servi la République? Avons-nous fait notre devoir? Avons-nous été fidèles, nous, les républicains de la Charente, à la doctrine de Gambetta?... Vous n'avez point, et c'est le sort inévitable des ouvriers de la première heure, échappé aux critiques, et sur beaucoup d'entre vous a pesé le préjugé qui s'attache à ceux qui ont eu trop tôt raison, et qui, avant les autres, ont servi la cause de la vérité. J'atteste que
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VOS efforts n'ont pas été stériles; votre action a été féconde, et, pour le prouver, il suffit de constater que déjà vous avez conquis la représentation au Sénat de votre département. Cette conquête n'est qu'une préface. C'est assez dire que vous avez pour vous les cadres de l'armée républicaine, les conseillers municipaux, les conseillers d'arrondissement, les conseillers généraux, toute cette élite du suffrage universel choisie par lui, animée du même esprit politique, unie dans une même pensée, fermée aux divisions, puissante par l'ancienneté de ses services. {Bravos.)
Ce sont ces élus du suffrage universel, ces cadres solides qui doivent vous conduire, lors des prochaines élections législatives, à de nouvelles victoires. C'est en vous groupant autour' d'eux, en les prenant pour guides, en organisant sous leurs auspices et sous leur médiation l'union de tous les républicains sincères, que vous assurerez le succès. Je ne puis pas être suspect d'hostilité envers les comités républicains; ils sont l'un des ressorts les plus essentiels de notre action et de notre propagande, et ma plus grande ambition est d'en former un de plus' où tous les autres viennent s'unir dans une action coordonnée, plus active et plus puissante. Ils doivent rester ouverts à tous ceux qu'anime une même volonté, un même dévouement. Ils échapperont au reproche de ne tenir leur mandat que d'eux-mêmes en s'appuyant sur tous ces élus du suffrage universel auxquels on ne peut adresser le même reproche et qui déjà ont reçu la consécration de la souveraineté nationale, sur tous ces., élus municipaux et départementaux que Gambelta appelait le grand Conseil des communes de France. Ils ont fait leurs preuves, attesté leur fidélité à l'esprit républicain : c'est en associant à leur autorité l'action, l'acti-
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vite de vos comités, que vous remportorcz la grande et dernière victoire.
En buvant à l'union des républicains, c'est au succès de la RéiMiblique en ce déparlement que je bois! {Adhésion unanime et applaudissements répétés.)