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LES GROUPES PARLEMENTAIRES ET LE GOUVERNEMENT

Plusieurs propositions de loi tendant à la réforme de la législation sur l'enseignement secondaire avaient été déposées au Sénat. Le Gouvernement avait, lui, présenté un projet qui, tout en conservant le principe et la liberté d'enseignement, établissait des garanties pour l'État. La Commission du Sénat adopta, malgré l'avis contraire de M. Chaumié, ministre de l'Instruction publique, un système qui tendait au monopole de l'enseignement. Elle persista dans ses vues bien que M. Combes se fût solidarisé avec son collaborateur, et l'on put croire qu'une crise ministérielle allait éclater. Mais alors le Président du Conseil invita les groupes républicains du Sénat à trouver un terrain d'entente, déclarant qu'il se rangerait à leur opinion. De son côté, le « Bloc » de la Chambre prit l'initiative d'une réunion interparlementaire où les groupes de la Chambre et du Sénat seraient représentés. L'Union républicaine du Sénat refusa de se rendre à cette invitation, après avoir entendu la déclaration suivante de M. Waldeck-Rousseau (4 novembre 1903) :

La réunion à laquelle l'Union républicaine est conviée a pour but d'élaborer un plan en vue de supprimer l'enseignement congréganiste et d'établir une entente préalable entre les groupes ministériels de la Chambre.

C'est au Gouvernement qu'il appartient d'élaborer son programme, ses projets. Le cabinet a fait connaître les siens.

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