Fin d'été. Longces kt Brèves
François Coppée el les Aveugles. 31
Je me sens toujours plein de désirs! Je t'adore! Mais les cheveux sont gris que caresse ta main, Et ce sera bientôt l'automne... Oh! pas encore!
Assurément, Coppée connaissait bien les aveugles et leurs impressions. Ne sent-on pas qu'il les avait vus de près et bien observés, lorsque, dans son Discours de 1904, il parle des mains de l'aveugle?
Et quand, en 1906, il disait : « Vous le connaissez de vue et vous Taimez, cet aveugle, conduit par un enfant, que vous rencontrez, chaque dimanche, sur le seuil de votre paroisse », ne sent-on pas qu'il l'a souvent observé, et que, plus d'une ibis, il a dû le suivre jusqu'à son buffet d'orgue? Ne dirait-on pas, en vérité, que c'est en compagnie d'un aveugle et en partageant ses impressions qu'il a grimpé l'escalier conduisant à la tribune décrite dans Le pain bénit'} Et, à tout prendre, je ne jurerais pas que r« ami Hermann » ne fût tout simplement l'un des organistes aveugles rencontrés chez Guadet au temps de sa jeunesse.
Je poussai la porte rembourrée', et j'entrai dans l'église, à l'heure de la grand'messe.