Petites gens. Mon Frang-Parler, Q« série
François Coppée et les Aveugles. W)
grandi, tandis que je vieillissais. Sans doute, ils ne me font pas encore oublier leurs prédécesseurs, les oimes géants qui dataient de Louis XIV, et qu on a, !)êtement et inutilement coupés pendant le siège. Pourtant, les voici déjà grands garçons, et, depuis quelques étés, ils donnent un assez bel ombrage.
Au fond, il est un peu mélancolique de voir des arbres se développer et s'épanouir sur son chemin accoutumé. On s'imagine qu'ils vous reconnaissent, eux aussi. Peut-être parlent-ils de vous, dans le murmure de leurs rameaux !
Quand je vins habiter i le coin perdu du faubourg Saint-Germain, où je vis depuis une dizaine d'années, je me pris d'aHection pour la très calme et presque champêtre rue Rousselet, ([ui s'ouvre juste devant la porte de ma maison. Au xvii'^ siècle, elle s'appelait l'Impasse des Vaches et elle n'était sans doute alors qu'un chemin à fondrières; mais quelques seigneurs avaient déjà construit, de ce côté, leur « maison des champs », et c'est là qu'est morte M'"*^ de la Sal»lière, l'excellente amie de la Fontaine, dans son logis, <( près des Incurables )>. Un hôtel du siècle dernier, situé au coin de la rue Oudinot, est devenu l'hôpital