‹ Pour les belles personnesChapitre 22 sur 28 · SUPERSTITION ID · texte numérisé non relu

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puisque vous m'aimez! Mais ne me demandez pas de quitter les cirques et les hippodromes, ou de faire tendre un filet sous la corde. Tout ce qu'il vous plaira que je fasse, je le ferai, sauf cela. Je me tuerai? Allons donc, est-ce qu'on se tue? Il y aura toujours un gros monsieur pour me recevoir sur son dos, si je tombe. Il était tout drôle, celui d'hier. Je l'ai embrassé, vous n'avez pas été jaloux au moins? Et puis, si je me tue, tant pis. Je sais bien que vous n'oublierez pas cette bonne et belle fille, un peu extravagante, qui vous riait près dé la bouche, tout près, pour empêcher de sortir les gronderies, et qui, en échange de beaucoup plus qu'elle ne vous demandait, vous a donné, avouez-le, m^^ord, beaucoup mieux que vous n'espériez !

Il répliqua, paisiblement :

— Je sais quelle est votre obstination, ma chère Corisandre. Mes plus ferventes prières n'obtiendraient pas que vous prissiez la moindre précaution contre un péril certain.

Laissons cela, comme vous dites. Si je suis venu de grand matin, c'est pour vous entretenir d'une affaire assez importante.

Après un silence, il reprit:

— Je possède, dans le Lancashire, un château familial, fort remarquable par son architecture et qu'entourent des forêts, des prairies, des champs cultivés. On assure que cette propriété ne vaut pas moins d'un million de francs.

— Une belle propriété et une jolie somme^ mylord !

— Ne m'interrompez pas, de grâce! Chacune de mes quatre maisons de Londres est d'une valeur presque égale à celle de mon château. A vrai dire, ce sont là tous mes immeubles.

— C'est de quoi n'en point vouloir d'autres !

— Mais, en argent comptant, en valeurs, je suis, je pense, un peu mieux partagé. Bien que je n'aie jamais eu le temps d'établir le

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