‹ Pour mieux connaitre HomèreChapitre 20 sur 72 · Voir page · texte numérisé non relu

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LEXILOGUS.

Cependant on doit croire que la racine FsS, d’où vient àFsiSw, a3w, avait bien à l’origine le sens de « chanter », car nous retrouvons la même signification au sanscrit vad. Mais en sanscrit également l’idée de chant s’est peu à peu oblitérée, de sorte que déjà dans les Védas on trouve vad au sens de « parler ».

AleL

Cet adverbe, devenu àsl en grec classique, est remarquable par l’extrême variété de ses formes. Ahrens en énumère jusqu’à treize ou quatorze. On devine la facilité que ces variantes offraient à la versification. Dans Homère nous trouvons a id, alév, àsi; et en tête des composés, al (al-Ç-rço;), àé (àî-vâwv), r,'t, r,£ (eTr-Y'.s-vavoç). Diversité qui a été cause qu’on a méconnu le sens de quelques-uns de ces mots (v. le suivant).

L’adverbe alel, plus anciennement alFsl, est le locatif d’un substantif signifiant « durée, temps, âge, » qui se retrouve en latin sous la forme ævum.

AlÇqôç.

Ce composé ne veut pas dire « qui vit toujours » ; il signifie « vif, vigoureux ». L’adverbe kd est

LEXILOGUS.

pris ici comme adverbe de renforcement. C’est l’épithète ordinaire des jeunes gens : les scholiastes l’expliquent par vsavLaç, àx^àÇwv. Mais on trouve aussi la même épithète appliquée aux animaux, par exemple à des chiens de chasse.

L’adverbe àet semble avoir pris une valeur analogue au préfixe Il y avait à Milet une charge qui s’appelait àetvauTai, ce qui ne veut pas dire « les éternels matelots », mais « les préposés à la marine ». L’équivoque s’est prolongée jusqu’à nos jours pour le titre àewrsëaoroç donné aux empereurs de Constantinople, et que les Latins ont traduit par « semper augustus ».

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