V. altfUuvrjT'/^ et tjIOsoç
AipuXioç.
L’idée de caresse et de grâce se complique chez Homère d’une nuance défavorable. Calypso, qui a toute l’apparence d’une divinité malfaisante, se sert, pour retenir Ulysse, de discours trompeurs, qui sont qualifiés de aqm)aoç. Hermès, en raison de ses supercheries, est appelé aqjuAo|ji7|T7|ç.
Ce mot a trouvé accès en latin sous la forme æmulus, æmulari , æmulatio, et dans le nom propre Ærnilius. Selon Plutarque, l’ancêtre de la gens Æmilia aurait reçu ce surnom pour la politesse et
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l’urbanité de son langage. En grec d’un âge postérieur outrjXo; est expliqué par c-uvstôç, àorewç.
L’esprit rude vient probablement d’une confusion avec oîjjia « le sang ». En éolien, on a
Il est à supposer que le mot s’est introduit à Rome par les écoles : de là le sens spécial qu’il a pris en latin. En tout temps, les caresses, les flatteries ont été le grand moyen d’émulation.
AlaupvrjTqç.
Les fonctionnaires chargés de veiller au bon ordre dans les Jeux publics sont appelés alo-up.vr|Tai.. Le mot se trouve dans l’Odyssée (VIII, 258). Il est question des Jeux chez les Phéaciens :
A'/juayriTar, 8s xpiiol svvéa TtàvTeç àvearav ATjjJUO',, o l xa-c’ àywvaç sü'!rpv}<7<7ea’xov exaara, Aew)vav os yypôv , xaXôv S’ supuvav àywva.
Il s’agit, comme on voit, de soins assez humbles, comme de veiller au bon état de la piste et d’assurer aux coureurs un espace suffisant. Mais cela n’empêche pas que nous retrouvions le même nom employé ailleurs avec une signification plus relevée. Euripide, dans sa tragédie de Médée (v. 19), prend le verbe cùcs-upivâv dans le sens de
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« gouverner ». Il l’applique à Créon, roi de Thèbes :
yrçjjiaç KpeovTOç tzolÏo\ oç aio-upiva r^9ovoç.
Aristote, dans sa Politique (III, 10, 1) emploie le mot od<7U[jiv7|Tda, et en donne cette définition : ai<7up.v*GT£ia sorlv odpeTri Tupavviç (une tyrannie élective). C’est ce que confirme Denys d’Halicarnasse :
01 aio-u^v'^Tat. alpsT oi tivsç 7|a,av TJpavvo.t,.
Dans certains cultes, Dionysos, entre autres surnoms, porte celui de
C’est donc le lieu et la circonstance qui déterminent le sens exact du mot.
Il s’agit maintenant d’en reconnaître la vraie composition.
Les commentateurs, tant anciens que modernes, ont cru reconnaître le substantif alcra « la part », ou l’adjectif aw-ioç. « juste, équitable ». La seconde partie du composé, ils l’ont rapportée soit à vspuo (ce qui obligeait à une métathèse), soit au verbe upiveco, dont le sens, il est vrai, ne convient pas très bien, puisqu’il signifie « chanter » : mais on en a fait un synonyme de ucpodvw « tisser, tramer ». Ce serait donc « celui qui distribue (ou qui trame) équitablement les parts ».
Je crois qu’il faut renoncer à ces explications et diviser le composé autrement.
L’adverbe àel (v. ce mot), qui marque une idée
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de pérennité, change souvent de signification en tête d’un composé, et devient adverbe de renforcement. Ainsi oùÇ-/)to;, vxÇrfiq (v. ce mot) ne signifie pas « qui vit éternellement », mais « qui est très vivant, très vif ». C’est l’épithète qu’Homère donne aux jeunes gens ou même aux animaux.
Il existe, d’autre part, du verbe pàopt « se souvenir » des emplois où il signifie « s’occuper d’une chose ». Au sens « gouverner » se rattache la qualification de p-zipye; donnée à certains fonctionnaires, particulièrement aux lepopàpveç doriens.
Des magistrats chargés de veiller ensemble à un même office s’appelleront donc a-up^r/ips; ou a-jpivŸ-x'., et si l’on en veut relever quelque peu le titre on les appellera asio-ap-^Tai. ou x'.T'jp.vT-a’.. C’est comme s’il y avait en français, les hauts préposés.
Une inscription de Téos (C. I. G., 3044) présente le participe aloupâmeç.
’Akécov « en silence ».
’Axéwv « en silence ». Des opinions assez divergentes ayant été émises sur ce mot. et les mots qui en dérivent, il est nécessaire de bien établir d’abord les faits.
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Le grec homérique possède un adjectif ou participe àxscov « silencieux, tranquille, attentif », dont nous possédons une déclinaison assez complète.
Voici d’abord le nominatif masculin; il est question d’Achille :
By) S’ àxl ojv Tcapà 9ïva 7ïoXucpXol<rêoio 8aÀâo'!7Y1ç.
Nous avons le féminin àxéouo-a : Zeus, s’adres sant à Héra, lui dit (I, 565) :
’A W àxsou<7a xâ0r)(7O, sgw 3’ st'.tïuGîo yûOto.
On a en outre l’accusatif y.xéovtx :
« Il n’est pas possible, dit Télémaque à Antinoüs, de dîner en paix avec vous ».
’AvtIvo’, oÜttwç sotiv uirepçtàXowt gsG’ upùv
Aauvjcôai t’ àxÉovxa xal sùtcpatveaDat. £xr,/,ov.
(Od., II, 311.)
De plus, on a un duel àxéovTe :
Ulysse dit au berger Eumée qu’il viendra un jour où il pourra lui conter ses aventures; il sera doux alors de prendre son repas en paix, pendant que les autres travailleront :
AalvusDat àxéovv’, aXkoi 8’ èm spvov Sitoiev.
(Od., XIV, 195.)
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En présence de cette flexion régulière, on est surpris de trouver plusieurs fois au lieu du féminin àxsoua-a et du pluriel àxeovTeç un indéclinable àxswvT
'Htoi ’AOr^vatTj àxstov r4v, oùôs ti sluev.