V. le suivant
LEXILOGUS.
”Acj)vcoc;, è^a(.<f)vr|ç.
Les tentatives pour rattacher aœvwç, £ça’’*vr,ç au verbe œaivw et à l’adjectif àœav/î; viennent échouer contre la forme s£amv7j<;, qui est évidemment de la même famille.
C’est dans une autre voie que je cherche l’explication de ces adverbes.
On vient de voir qu’au substantif neutre sanscrit apnas « richesse » correspond le grec aœsvoç « provision, fortune » et que la forme primitive était acpvoç.
A côté du neutre acpsvoç (génitif àœsvouç) il a subsisté un masculin dont nous avons l’accusatif acp'evov chez Hésiode1 :
Çt|Xoï oé te vetTOva ysvrcov Eiç acpsvov uTOuôovTa. ■
L’adverbe à<pvwç, àœvw est, à ce que je crois, un ablatif de ce masculin.
Il y avait aussi un féminin acpvrh et c’est à ce féminin que je rapporte le génitif contenu dans £ça(i)cpv7)<;.
Avant que le voisinage du v eût aspiré la labiale,