‹ Pour mieux connaitre HomèreChapitre 42 sur 72 · Voir par exemple II., XIII, 458; Od., V · texte numérisé non relu

Voir par exemple II., XIII, 458; Od., V

2. Les manuscrits donnent ôtaaOsv, mais l’ordre alphabétique réclame oeîaaOsv.

LEXILOGUS.

Ce verbe dérivé SoàÇojjiai, Sst,àÇop.ai a donc remplacé un verbe plus ancien auquel appartiennent les formes comme osocto, SsaTOt, osapiou. Quant au sens, il est toujours le même, c’est « paraître, sembler ».

Ce verbe a-t-il disparu de la langue grecque?

Il serait étrange qu’un verbe si nécessaire eût succombé. Je crois qu’au contraire il est très employé.

Une chose a dû frapper le lecteur : c’est la persistance avec laquelle, dans les commentaires des scholiastes, nous voyons reparaître le verbe ôoxéto. Cette synonymie est déjà un avertissement pour l’observateur.

Le x n’a rien qui doive nous étonner. On a un assez grand nombre de verbes pour lesquels il existe deux formes, avec ou sans x. Nous citerons seulement :

et

O^SXO)

£püü)

spuxü)

Pp'JXCt)

Scoxto (cypriote)

TïTa-

(xaTa7IT7]T7lv)

STcraxov

Une des plus belles observations de George Curtius a été de montrer que ce x est le même que nous avons dans les parfaits comme TTSTmoxa,

LEXILOGUS.

AsXuxa, ainsi que dans les aoristes eotoxa, eO^xa, £TjX a.

Aoxs(o appartient à cette même formation. On sait que ooxiw n’est pas un verbe contracte ordinaire : il fait au futur So^co, à l’aoriste £ôo£a, au parfait passif ôéSoxtou. Il a donné naissance à des dérivés comme Soyfjia, Solia, qui s’écartent de l’analogie des mots tirés des verbes contractes. Je suppose que l’intermédiaire entre Soxico et Ssarat est un ancien parfait Séùoxs « il semble », qui n’a pas survécu, mais qui a laissé un héritier très vivant dans le verbe ooxito1.

Le langage ne laisse rien perdre de ce qui lui est utile; mais il remplace les anciennes formations, devenues trop irrégulières et trop malaisées, par des formations plus modernes et plus commodes. C’est la même observation que nous avons eu l’occasion de faire au sujet de ôlwxw.

Il resterait à trouver l’étymologie de cette famille de mots. Mais, en l’absence du témoignage des langues congénères, il est difficile de rien dire de certain. Arrivé à cette antique période de l’histoire du verbe SeaTat, je crois qu’il faut mettre cette ligne de points par lesquels les géo-

1. A ceux qui sont familiers avec les observations de la grammaire comparée, il n’échappera pas que c’est tout à fait l’histoire des verbes facio et jacio en latin. Comparez aussi en grec 6ei5i'a,o,QjJtat « craindre » (pour ostobtjop.at), dérivé du parfait ostoor/oc.

LEXILOGUS.

graphes marquaient autrefois les terres inconnues*.

”E<xp « le printemps ».

”Eap est pour une ancienne forme Feap, Flaap. Au génitif ripoç, et au datif ^pi, les deux voyelles se sont contractées en une seule. C’est ce datif r,p t que nous trouvons en tête du composé ripiyéveia, épithète de l’Aurore. Ici l'ap, par une association d’idées facile à comprendre, désigne non pas le printemps, mais le matin. La comparaison entre le matin du jour et le matin de l’année est vieille comme le monde. L’adjectif -riépioç signifie « matinal » tandis que èapivô; se traduit par « printanier ».

Le F initial s’est conservé dans le latin ver « printemps » et dans le sanscrit vâsara « matinal ».

La parenté avec gw; « l’aurore » n’est pas douteuse : mais elle aurait besoin de développements qui seraient hors de leur place ici.

A côté de la forme l'a p il a dû exister une forme stap, qui est représentée par l’adjectif siaptvoç. L’t

1. J’ai indiqué, dans le Dictionnaire étymologique de la langue latine la parenté probable avee decet} decus.

LEXILOGUS.

est une intercalation purement phonétique, comme dans slàü) pour sàco, elavoç pour savoç.

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