II., I
Eu'xyo-Gat.
LEXILOGUS.
Puis, de l’idée générale du devoir on est passé à l’idée particulière dé la dette.
Ici s’introduit une bifurcation dans la forme. Des deux variantes et la dernière
s’établit à demeure. Elle est adoptée par la langue des affaires : elle donne les dérivés comme ocps^pia, ocpsOaj, ocpsOv£T7|ç. Les inscriptions en sont pleines. Asxa7iXàa-t.ov ocpetAsTto — 'Hv tlç oveiltov y’
s^apvfiTat TïjV npoïxoc ocpeilew en svvsa oëoXoïç, etc.
Pour ceux qui emploient le mot de cette façon, la parenté avec oféllco cesse d'être sentie.
Un changement si complet serait cependant difficile à comprendre si l’on ne remarquait pas que le second sens est parti de formes à l’imparfait eè à l’optatif.... (Je gagnais.... J’aurais gagné)....
Le participe aoriste ocps^ov est un participe absolu comme s£ov, 8sôv, 8o£av. Il signifie littéralement « quand il aurait été profitable, au lieu qu’il aurait été avantageux ».
Les dictionnaires mettent comme équivalent : « Plût aux dieux que.... » Mais ce n’est pas là traduire : c’est empêcher de comprendre.
’Oip.
On ne sait pas assez combien la suppression d’une lettre, l’amuissement d’un son, peut eau-
LEXILOGUS.
ser de troubles dans l’organisme d’une langue. En grec, la perte de l’articulation v a eu pour effet de rendre extérieurement semblables des mots qui n’avaient rien de commun entre eux. C’est le cas pour F°A «" la voix » et oA « le regard ». L’un vient du verbe fAtum « parler », l’autre de la racine ox (cf. oculus ), devenue en grec o- « voir ». Ce ne seraient nullement des homonymes si la disparition du v ou digamma n’avait amené la confusion. Le mal s’est étendu aux composés et dérivés. On peut se demander si KaiOaoiïr, est ainsi nommée pour la beauté de son chant ou pour les traits de son visage; si sùp uotoo Zïû; désigne Jupiter à la voix immense (le tonnerre) ou au regard perçant. Le verbe uoT'.ôo'o-op.a'. a une sorte de ressemblance, mais trompeuse, avec oo-o-a « voix ». On ne saurait dire avec certitude si (tuot/i (v. ce mot) doit s’entendre de la parole qui se tait ou de la vue qui est obscurcie.
C’est dans chaque cas le sens général de la phrase qui doit décider, quand ce n’est pas la prosodie, comme dans levers de l’Odyssée (XVI, 421) où la nécessité de rétablir le F s’impose :
Oi.x'Tpovà'criV 8’ y, x ou Ta F 6~a np'.âuo'.o Quyaxpoç.
ricxicfxxaacD.
Ce verbe, qui veut dire « faire briller », et qui a un redoublement de même sorte que tcoitcvuco, jjiaïuàw, appartient à la même racine que fcdvto. Il est remarquable en ce qu’il atteste une racine 'fax.
En effet, Tratf àcra-to est pour 7iat.fàx/oj. Nous retrouvons ici le x qu’on a aussi dans 8ed$fa,a,op.at. « effrayer » (pour SeiSixjoy. ai), de la racine Si. ou §Fv« craindre ».
De TTat/fàa-o-io on a rapproché le latin fax « torche, flambeau ».
nap0£VOmTUr|Ç. 3HTT£pOTT£UTf]Ç.
Deux composés dont nous avons parlé plus haut1, et dont il peut être intéressant de montrer la structure.
La racine otz « voir », qui a donné le futur oAop.ai et le parfait ottiotuoi, forme un substantif otcwcsuç,. où la racine est redoublée pour marquer la fréquence de l’action2. De là le composé Tcap0£v<m7C7)ç « qui