‹ Pour mieux connaitre HomèreChapitre 64 sur 72 · Voy. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Comme formation analogue on peut citer entre autres dcTiTàÀXw

« caresser », d vivrai « jouir ».

LEXILOGUS.

regarde souvent, qui lorgne les jeunes filles ». C’est le reproche que Diomède adresse à Paris.

Une autre qualification, tout à fait analogue, adressée au même malheureux Pâris, cette fois par Hector, est YiTcepoTreuoi?.’

AüTrcapv, elSo^ apwre, y’Jvaqjiaveç, TjTcspoTueüTà.

Les trois premières épithètes sont assez claires. Mais la dernière n’a pas toujours été ramenée à ses vrais éléments. Elle suppose un verbe r^spottsüo) « faire les yeux doux », de vyrcepoç « doux » (un synonyme de ri7uoç).et oi « œil ».

D’après de tels signes, il semble bien que le milieu social auquel nous devons l’Iliade n’est pas étranger aux douceurs de la vie civilisée.

n&ç, Ttôcaoc, Tiav.

Aucun mot n’a été l’objet de conjectures plus variées. Mais il y a un point qui n’aurait jamais dû être contesté : savoir que le mot est d’origine pronominale, ou qu’il contient en lui quelque terme d’origine pronominale.

En effet, on ne saurait le séparer des adverbes Tïou, tz6ï, 7c fj, ni des pronoms tcocfo; et uoïoc;.

Ce premier jalon posé, je crois qu’on peut faire un pas de plus.

Si Ton fait attention à ce groupe vt qui caractérise la déclinaison, on est amené à soupçonner la présence d’un participe. Nous sommes encore confirmés dans ce soupçon, si nous examinons la manière dont 7 càç se construit avec l’article.

Pour montrer comment il se construit avec l’article, je transcris ces trois vers du Prornéthée d’Eschyle (v. 841 et suiv.) :

Tr|ç <77} ç 'izopsiaç piV7}|j.a zolç Ttà<nv (âpoTcnç...

f AttXw lôycp , touç TcàvTaç I^Godp to Qeouç. . .

'OtZCJÇ... TWV TîàvTCOV TïOVCOV àlC7} Aàv7} V .

Joignons-y encore cet exemple de Sophocle :

Ol TüàvTSÇ £Ù £uV£t£V slç isl 0£oL

Nous avons donc ici un participe annoncé par l’article.

Participe de quel verbe?

Aucun verbe ne peut convenir mieux que le verbe e’qu. Il est vrai que wv n’entrerait pas dans la combinaison. Mais il existe un ancien participe dorien, dont le nominatif evç, £<7<ja, ev, convient fort bien, car en se réunissant à l’adverbe indéfini TT?}, dorien ua, il donne tcoc-£vç, 7ià-£a*a-a, 7ia-£v.

Pour dire : Tous les hommes , il n’y a pas d’ex-

pression plus adéquate : Ol Tua evtsç (âpoTot « les en quelque lieu que ce soit existant hommes ».

On objectera peut-être que l’enclitique tu à ne peut se trouver au commencement d’une phrase, au lieu que la place du pronom Tcàç est libre. Mais il faut remarquer que les enclitiques cessent de l’être aussitôt qu’elles s’allongent d’une syllabe. Ainsi au cesse d’être enclitique dès qu’il figure dans aùxe, aùxàp, aùxbca; xot cesse de l être dans xoiyap.

Les composés auaç, crépira; TupoTuaç sont d’un temps où ira; formait déjà un tout indissoluble.

Je ne pense pas qu’on fasse une objection de ce queîuà est dorien, et non ionien. Les mots, une fois créés, font leur chemin sans qu’on leur demande, ni état civil, ni extrait de naissance. On a pu voir plus haut le surnom donné aux dieux : Soxyjpeç sàcov. La forme est dorienne, ou plutôt éolienne : l’ionien aurait exigé i-rçcjv comme il fait au singulier ef.oç. Mais la formule étant consacrée, la poésie l’a adoptée sans changement.

risîpocp.

Le substantif neutre ratpàp (génitif Tcetpaxoç) a deux sens bien distincts; il signifie d’une part

LEXILOGUS.

« corde, câble » et, d’autre part, « limite, fin », d’où différentes acceptions métaphoriques.

Il est employé au sens propre dans l’Odyssée, en parlant des liens dont Ulysse, d’après le conseil de Circé, se fait attacher au mât en passant près des Sirènes :

aTap auTo£ àxo’jipsv oa x’

Ô7|G-aVTCjL)V a-’ £V V7,'l 007, ^Stpàç T£ 7UO0aç Te, ôp0ov sv la-TOTréSr] * ex 8’ ocutou raÊpaT7 àv7jç0<o

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