‹ Pour mieux connaitre HomèreChapitre 67 sur 72 · II., VII · texte numérisé non relu

II., VII

to 8è moi oùx evo^cav, toc ôTj c© tv xai Tuàciv oXeQpou TïSipaT’ scpr^TO.

(Od., XXII, 33.)

Comme il arrive pour les termes métaphoriques trop employés, celui-ci s’est complètement dépouillé de son sens initial. Nous avons dit plus haut (p. 100) nos scrupules au sujet de TceipàTa sittsiv.

Il reste enfin à nous demander quel est le rapport de filiation entre l’idée de corde et celle de limite. Ce rapport est fort simple et il se retrouve en d’autres familles de langues, par exemple en latin, où nous avons le doublet funis , finis, et dans les langues sémitiques, où les deux sens sont cumulés par le mot hebel. La raison de cette unité est dans le cordeau de l’arpenteur. On sait

LEXILOGUS.

de quelle importance étaient les fonctions de Yagrimensor.

Ileîpap est, comme on l’a vu, au fond, identique avec Tüipaç. On a dans la langue homérique aizeipécr(.ov « illimité, immense » à côté de a7repsc<nov.

nôXspoç.

Différentes conjectures ont été émises sur l’origine de ce mot. Mais, en dépit de certaines difficultés, la parenté avec izolu; semble difficile à méconnaître.

tloXego; est probablement un adjectif pris substantivement. Le substantif à sous-entendre pourrait bien être àywv. Ce serait par opposition à la lutte de deux individus ou de deux familles, la lutte de deux Etats. Le suffixe est le même que dans àvsp.oç, àvGsgoç, SiS'jgoç, opyagoç.

npoacoTTocTa.

Le substantif neutre npoehmov fait régulièrement au pluriel KpoecoTzoc. Mais nous trouvons une fois Trpoc-coTiaTa, qu’on a voulu corriger comme une

LEXILOGUS.

faute, quoique ailleurs on ait aussi le datif Tipoo-oj- TuaTL 1 . Nous avons ici un effet de l’analogie : le pluriel TcpocrcoTraxa a été fait sur le modèle de plusieurs mots désignant d’autres parties du corps : <ï>or:a « les oreilles », ouSocua « les mamelles ». Le nominatif, s’il a existé, devait être npoa-omocp (comme T^ap).. On a même xapr, « la tête » décliné sur ce type, et donnant xocpvjaTOç, d’où par contraction xpàxoç. L’analogie n’exerce pas seulement son action, comme on l’a prétendu, au déclin des langues : on en constate les effets dans la langue d’Homère. Nous voyons également selon quelle loi elle étend son influence : c’est la signification qui lui sert de direction et de guide.

Zcnpôç.

Le nom du sage ne se trouve point dans Homère, mais une fois on rencontre celui de la sagesse (<7o cpi7j), ouplutôtdela science : il est parlé d’un constructeur de navires,

OÇ p a T£ Tcào’TjÇ

Eù eiûri <ro<p irjç.

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