‹ Pour mieux connaitre HomèreChapitre 7 sur 72 · Voy. ci-dessus, p. 48. Voy. aussi II., XX, 199 s · texte numérisé non relu

Voy. ci-dessus, p. 48. Voy. aussi II., XX, 199 s

LE TEMPS ET LE LIEU

de Pandaros qui va blesser Ménélas sans déclaration de guerre est un manquement à la règle, un sacrilège. Aussi est-elle la cause de tous les malheurs.

Tout cela (il n’est pas nécessaire de le dire) se passe dans un monde de fantaisie. Le roi, quel qu’il soit, est toujours BToç, Btoysv^ç, Siorpeç^ç. Les épithètes de « divin », de « semblable aux dieux », font tellement corps avec le nom propre que le poète les répète même alors que la situation demanderait une tout autre qualification. Ménélas, sur le point de se mesurer avec celui qui l’a outragé dans ce qu’il a de plus cher, l’appelle néanmoins « le divin Alexandre ». Mieux que cela : en parlant d’eux-mêmes, ces grands personnages emploient les mêmes épithètes de respect. Ils parlent toujours de leur grande âme, de leur illustre personne1. C’est l’habitude qui soude ainsi l’adjectif au nom propre. Pour trouver l’équivalent de ces formules, il faudrait consulter le protocole des cours les plus vieillies dans l’étiquette.

Il est vrai que nous trouvons aussi dans Homère la princesse Nausicaa allant laver elle-même à la fontaine, Ulysse se construisant lui-même son lit. Mais pour voir en ces détails une image de la vie réelle, la

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