‹ Pour mieux connaitre HomèreChapitre 9 sur 72 · II. IX · texte numérisé non relu

II. IX

Cet àÔÉpuaxoç est comme le hors la loi de l’époque homérique.

LE TEMPS ET LE LIEU

tre ces discussions à plus tard, quand, après avoir chassé l’ennemi, on videra la coupe de la liberté h On conçoit fort bien qu’un poète grec vivant à la cour lydienne, comme nous savons pertinemment qu’il y en eut plusieurs1 2, ait gardé de sa patrie, non seulement la langue, mais, autant que les circonstances le permettaient, les sentiments. Toute une colonie d’artistes grecs, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, était réunie à la cour de Gygès et de Crésus, population intelligente et vivace, qui n’a jamais manqué là où elle trouvait accueil. Il faut ajouter que, si cette colonie reçoit l’hospitalité chez le roi lydien, la patrie de ses créations poétiques est toujours la Grèce. Les dieux de l’Iliade résident en Piérie, en Béotie, en Phocide, à Dodone. Quand la déesse Hèra veut citer les trois villes qui lui sont le plus chères, les trois noms qui s’offrent à elle sont Sparte, Mycènes et Argos. Le vague de la terminologie,où l’on voit les mêmes appelés tour à tour Achéens, Argiens, Pélasges, Danaens, montre bien qu’il s’agit d’une géographie d’imagination, à l’usage des poètes. On trouve même l’expression Ilavoc^atot, IIqcvsXXyjvsç, qui

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