POLE RÉDUIRS LE COUT DS LA VIS
de temps en temps, suivant l'inscription de nouveaux membres fourn.:seurs ou professionels.
Il est entendu que moyennant un dépôt suffisant en garantie, dans la caisse de la Ligue, chaque membre pourra acheter ses provisions de bouche, en gros, surtout l'automne, quand viendra le temps de s’approvisionner de marchandises pour l'hiver et à meilleur compte. Non seulement, ce principe fera économiser de l'argent aux épargnistes prévoyants de la Ligue, mais de plus, cette innovation contribuera pour beaucoup en l’adoptant et en la pratiquant, à faire disparaitre la coutume chez plusieurs d'acheter leurs provisions avec un livre de compte au crédit. Ceci, sera un avantage pour le Marchand et aussi pour l'acheteur, qui ne se prive guère, quand un compte de crédit lui est ouvert. Ce n'est peut-être que lorsqu'il reçoit sa note à payer, qu'il regrette parfois de s’en être un peu trop servit.
Pour acheter en gros, les membres n'auront qu'à téléphoner leur commande pour recevoir leurs marchandises, soit en tinette ou autrement, suivant le paquetage de la marchandise achetée. Dans ce cas, la Ligue devra aviser à se faire payer un pourcentage de 5% en plus de la facture d'achat, attendu que dans ce cas, comme dans tout autre, le percentage réclamé et réalisé au bout de l’année, retournera aux membres sous forme de dévidendes, suivant la mise d’un chacun ou proportionnellement. J'ai fixé cette mise minimum d’un chacun à $5.00. Pour ceux qui ne voudront pas devenir membre actif de suite, ceux-là devront faire en sorte d'encourager les Marchands ou les compagnies d’Assurances de la Ligue ou encore de recruter des membres jusqu'à ce que leur en-
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Couragement ait atteint un montant s'élevant à $5.00 de prime. Exemple : Quelqu'un désire prendre ou renouveler une assurance contre le feu, si le montant de sa prime à payer est de $10.00, il aura droit de ce fait, à $2.00 qui seront placées à son crédit dans ja caisse de la Ligue Pour plus de démonstration, laissez-moi vous donner un autre exemple : Supposons que nous sommes 2000 membres, ce qui n’est rien d’extraordinaire et que nous désirions conjointement obtenir une réduction sur les premières nécessités de la vie, disons sur le pain, et sur le lait, par exemple, n’êtes-vous pas de mon avis, que s’abouchant avec un boulanger et un laitier, il serait des plus faciles d'obtenir des concessions notables, ayant à leur offrir 2000 clients ou à peu près ? Je ne dis pas que c'est probable, je dis péremptoirement que c'est certain et il en serait ainsi sur presque tous les autres produits tant alimentaires que manufacturés.
Intéressé de le faire, chaque membre se fera un devoir et d'acheter des Marchands et de prendre ses assurances des compagnies à être encourager par la Ligue et comme ces dernières compagnies récoltent généralement des millions en fait de primes chaque année, voyezvous du coup l'argent qui entrera à notre avantage et que nous ferons valoir en temps et lieu pour l'intérêt de notre nationalité ou pour la revendication de nos droits à la vie, à l'influence qu’on nous marchande parfois si injustement. Le contrôle même partiel de l’encouragement de nos compatriotes, serait un atout indiscutable dans l'orientation de notre avenir, j'ose même dire que cette Ligue, bien comprise et encouragée, pourrait en quelque sorte réaliser plus d'effet que nos Sociétés Patriotiques, parce qu’elle en serait comme le complément, non
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pas un complément de parade seulement, mais surtout un complément qui nous rapparterait à tous des résultats tangibles et immédiats.
Si J'obtiens votre concours et que nous en arrivions comme à complêter nos organisations de bienfaisances, je crois que nous ferons là un grand pas vers la conciliation du Capital et du Travail, qui sont également intéressés de travailler l’un comme l’autre et même l’un pour l'autre, pour l'intérêt de la société toute entière.
S'il en est juger opportun par la Ligue, nous pourrons demander à ce qu’une Loi soit passée, pour obliger les manufacturiers et producteurs, à étiquetter le coût de revient de leurs marchandises, afin de laisser voir aux eonsommateurs, ce que les accapareurs et les spéculateurs, nous soutirent, nous volent, devrai-je dire, car pour moi, c’est un vol et même un crime de spéculer disportionnellement sur la faim et la misère de ses semblables, c'est un crime dis-je, comparable à celui qui commet un rapt dans la maison de son voisin et qui e:. uite demande une rançon pour rendre l’objet de ses convoitises. C'est pour moi, comme le tribut que nous demandait autrefois le pirate de l'Océan. Seulement, sur les Mers, on lui faisait vite son affaire, on tâchait de le noyer, tandis que sur terre, on en est encore aux ménagements, on dirait qu’on a comme intérêt d’en perpétuer l’engeance.
Ainsi donc, s’il nous faut continuer à le souffrir ce pirate terrestre, qui est l’accapareur sans vergogne et que les Gouvernements tolèrent, protègent mêmes parfois, faisons du moins qu'il vive de moins en moins gras, en lui retirant graduellement notre encouragement, en un
mot, faisons lui la vie dure, en organisant une Ligue, dont les principes lui sont tout opposés.
N’attendons pas que les gouvernements viennent à notre secours, l'expérience nous dit que nous ne sommes jamais bien servis que lorsqu'on se sert soi-même et d’ailleurs, nous en avons eu la preuve durant la Guerre et elle existe de plus en plus cette Preuve au sujet du coût de la vie, les gouvernements ne font guère grand'chose, sont même mal placés pour agir avec rigueur et par conséquent, cette question de réclamer contre les accapareurs et les spéculateurs, est du ressort de linitiative privé. Il est vrai qu’on peut me réfuter qu'on a nommé des commissions et qu’ensuite celles-ci se sont choisis des subalternes pour préparer des rapports et surtout des ordonnances, aux fins de nous serrer la ceinture, enfin, pour que l’on se prive le plus possible, mais en fait de faire quelque chose de réellement sérieux Pour restreindre et mâter les accapareurs en produits alimentaires, seul moyen de résoudre la question, je me demande et vous demande à vous-mêmes, Messieurs, ce que notre gouvernement Fédéral a fait et même ce qu’il a réellement l'intention de faire sur cette question.
S'il m'est intérieurement et silencieusement répondu, qu'il vient justement d’allouer quelques millions de piastres, pour permettre à l'ouvrier de se construire des logements, je dis, oui, il a procéder comme il procédera probablement toujours, c'est-à-dire, en contrecarrant même le moyen de résoudre cette question, car ce n'est pas, suivant moi, en favorisant de l'argent, fusse même à profusion, pour permettre à l’ouvrier de rester ici, que le Souvernement réduira le coût
de la vie, c'est plutôt en favorisant de l'argent pour que fouvrier retourne à la terre, aille soit cultiver ou ouvrir de nouvelles fermes, qu’il résoudrait cette question. C’est en multipliant l'offre des produits, que nous réussissons généralement à en atténuer une
‘ascension dans les prix et c'est ce qu'il eut dû se rai-
sonner. De la manière que le gouvernement s’y prends, il ne peut en résulter qu’un fiasco.au point de vue économique et du retour à la terre et partant qu'une prédisposition pour attacher davantage l’ouvrier à rester dans les villes.
Je dis attacher davantage, parce qu’en effet, l’ouvrier qui n’a pas déjà une maison ici et qui s'en construira une par le moyen que lui donne le Gouvernement, croyez-vous qu'ensuite cet ouvrier devenu propriétaire s’en ira à la campagne y faire de la culture ? C'est moins que probable et alors la question de réduire le coût de la vie et partant d'empêcher qu’il y ait de nouveaux troubles entre le Capital et le Travail, n'aura pas avancée d'un iota. Suivant moi, le Gouvernement aura tout au plus offert un palliatif temporaire et non pas pris le meilleur moyen, le moyen le plus rationel d'améliorer la situation. $
Si vous croyez, avec moi, qu’il appartient à l'initiative privée, aussi bien qu'aux corps publics de faire quelque chose, dans le sens que je viens de l'indiquer, je demande donc le concours de cette Chambre et à titre particulier, le concours personnel de son Président, ainsi que celui de tous les membres et spécialement de ceux qui sont ici présents.
Je dirai comme Sir H. Laporte, qui m'envoyait une lettre à ce sujet, il y a déjà quelque temps, il me disait :
il faut que vous vous adjoingniez des hommes qui non seulement vous prêteront leurs noms, mais qui pourront aussi vous donner un concours effectif et c'est ce concours effectif que je demande, Messieurs, à chacun de vous. Pour cela, vous n'avez qu'à ajouter vos noms, avec le montant que vous désirez souscrire, à la suite de cette liste, qui est celle des fondateus spécialement. J'ai obtenu conditionnellement la faveur de la Commission Scolaire Catholique, de faire des conférences dans toutes les Ecoles de la Ville et c’est à quoi je vais m’employé maintenant, dans le plus court délai possible.
Cette Ligue fonctionnera d’après la Loi des Syndicats Coopératifs de consommation, de production et de crédit 6-Ed, VIL, c. 33, s. 50. C’est dire que rien ne pourra être fait, qui n’aura à la fois, la surveillance et des membres et du Gouvernement de cette Province.
Les personnes qui seraient désireuses de faire partie de cette Société ou organisation économique et fiancière, tout à la fois, sont cordialement priées de voir ou de se mettre en communication avec le promoteur, J.-O. Léger, Gérant du “Crédit Immobilier Franco-Canadien”, 54, rue Notre-Dame Est, Montréal. Main 6636.
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ON DEMANDE On demande à louer un entrepôt et même des magasins dans toutes les parties de la ville, avec faciliter de payer le loyer d’après le chiffre d’affaires que nous ferons faire au locateur ou bailleur de fonds. S’adresser aux Bureaux de la Ligue, 54 Notre-Dame Est, Chambre 14, Mcatréal.
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pour le bien de tous.
Messieurs les Curés de chaque paroisse, sont cordialement priés de nous prêter leur concours et s’il leur plait de demander même l’aide effectif de leurs paroissiens intéressés.
Des citoyens libres, honnêtes et actifs, sero::t aussi directement les bienvenus, s’il s’en trouve dans chaque paroisse, indistinctement, qui sont désireux de s’occuper de recruter des membres pour notre Société.
Les Marchands, commerçants ou tous ceux qui vivent de l’encouragement du peuple, qui comprendront l'occasion que nous leur offrons d'augmenter leur clientèle et partant de leur faire faire de meilleures affaires, sont aussi priés de nous voir et de nous faire des offres dé vente ou d'achat et aux autr-s de nous poser leurs offres de services manuelles ou professionnelles. Nous faisens de la place à tous les hommes de bonne volonté, nous insistons même pour qu'aucun ne se dérobe à la tâche qui leur incombe, ecmme à nous, de changer l’état de chose actuelle, qui devient même alarmant chez quelques uns des moins favorisés de la fortune. Done, à l'oeuvre ! Ne remettez pas à demain, agissez de suite, c’est à cette seule cendition que vous ferez et que nous ferons tous notre part individuelle et progressive.
Rappelez-vous, que vous pouvez faire partie de notre oeuvre sans débourser un sou il suffit que veus nous donniez votre encouragement et vos heures de loisirs, si vous ne pouvez faire mieux. À ces conditions, il nous
tout le monde ne devrait même avoir qu'une seule voix, pour se rallier à notre drapeau, emblème de la paix et d’un plus grand avenir économique, *k * * Nous Prêter votre Concours, c'est Travailler pour Vous !
“LIGUE D’ENCOURAGEMENT ECONOMIQUE" 54, rue Notre-Dame Est, Tél. Main 6636. Montréal.